‹ Traité de géologie (volume 2)Chapitre 359 sur 483 · NORD DE L'ANGLETERRE · texte numérisé non relu

NORD DE L'ANGLETERRE

Caiphobn.

Craie dePortsdown, de Piddletown et de Studland Bay, h Bel.

mucronaia (SOèbO-).

Craie blanche tendre, à silex noirs, de Norwich, à Bel. mucronaia (150 à 200-).

Santoxies.

Craie de Brii?hton et des Pionacles (100 à 150-).

Ci^aie sans silex de Margate, h Marsupiteê ornalus (1b k 30-).

Craie de Bridlington (80-).

Craie de Leckford (*:0 h 40-).

Craie à silex zoués de Bi-oadstairs, à Micr.

coranguinum (70-).

Craie de Flam- .

boroug h 1

Craie de Stockbridge (10 à 40-).

Craie à silex de Douvres, à Micr. corteê^ ludinarium (15-).

Craie de Breil- \ point. j

Akgodmien.

Chalk rock de Beachy- Uead (2 à C-).

Craie noduleuse (chalk rock) de Douvres, à llolatter planui (6*).

Craie à silex gris (30-).

Craie et marnes à Ter.

yracilis de Winchester (20 à 50-).

Craie sans silex de Douvi'es, à Ter. gracilit

Craie de Messie (20-).

LlGÉRIES.

Craie conglomérée de Charlton et marnes de Iloughton à Inoc.

Iabiatu9 (10 à 20-).

Craie conglomérée de Shakespeare Cliff à ïnoc. labiatus et Amm.

nodosoidee (25-).

Craie dure à bancs ro- •sc8deSpeelon(14»).

ClREXTORIEIf.

UOTOMAGIEN.

Marne d'UoIywell et d'Alton à Bel. plenut

Marne jaune à Bel. pienus (3"/.

Marne d'Eastbourne à Holaiter subglobosiu (iOèSO-).

CJialk mari et Grey chalk (60 à 80-).

Craie à bancs roses de Spceton.

Chloritic mari ( 0",50 à 3-).

Chloritic mari de Folkeslone (3-).

Bancs à éponges du Lincolnshire.

Sables verts ( upper green sand) de Warrainster ( 2 à 8-).

Glauconie (upper green sand) de Folkeslone

En résumé, le système crétacé débute presque partout, en Angleterre, par des couches glauconieuses (upper green sand^ chloritic mari) et continue par des marnes crayeuses (chalk mar/)', avec lesquelles se termine ordinairement le cénomanien. Au-dessus vient la craie (chalk) j d*abord sans silex, puis avec silex (flinls) plus ou moins abondants, les lits durs, voisins de la base, prenant le nom de chalkrock. La composition minéralogique de la craie est d ailleurs la niéme que pour le bassin de Paris et les silex constituent, la plupart du temps, le seul signe auquel on puisse reconnaître la stratification; tant il est vrai que ce dépôt, opéré au large par Taccumulation de coquilles microscopiques, n'a subi aucune des fluctuations qui caractérisent les sédiments littoraux.

La craie sans silex, lorsqu'elle affleure sur les flancs d'une région de soulèvement comme le Weald, ne s'y présente pas à l'état d'escarpements verticaux. La facilité avec laquelle la roche s'allère fait naître, sur la tranche des couches, im talus découpé en forme de croupes arrondies très caractéristiques, que recouvre une herbe assez maigre. Ces croupes, dont la courbe est convexe vers le ciel à la partie supérieure tandis qu'elle s'infléchit et devient légèrement concave vers la base, sont connues sous le nom de downs. On en peut voir l'équivalent en France, sur le flanc méridional de la vallée de Bray.

Irlande. Trans^reiiMivKé du crétaeé. — Le crétacé irlandais offre une particularité intéressairie. Le turonîen s'y présente à l'état de sables et grès glauconieux (2 à 5"), succédant aux glauconies cénomaniennes et le santonien luimême, qui n'a que 1 à 2", est un calcaire glauconieux, recouvert par 30"» de calcaires à silex qui représentent les zones à Marsupites et à Bélemnitelles.

Cette craie d'Irlande repose directement sur des formations beaucoup plus anciennes. 11 en est de môme de la craie du Devonshire (fig. 494) et des traces

Fig. 494. — Transgressivité du crétacé dans le Devonshire (d*aprèt Ramsay). 1. terrains primaires; 5, trias; 5, système liasiquc ; 4. 5, 6, système ooliUiiquc, 5, système crétacé.

de la même formation ont été reconnues, dans des conditions semblables, sur nie de MuU comme dans le comté d'Aberdeen, en Ecosse. On peut donc dire que c'est en Angleterre que la transgressivilé du système crétacé, et son indépendance, relativement aux dépôts antérieui-s, sont le mieux marquées.

Hainaat. Craie de Clply. — La craie blanche offre, dans le Hainaut, les mômes caractères physiques et paléontologiques que dans le bassin de Paris. Mais au-dessus de la craie de Spiennes et de Nouvelles, à Belemn, mucronala, Magas pumUus et Micrasler Brongniarti, on voit se développer une assise, épaisse de 9 à 10°», d'une craie grise, sans silex, mouchetée d'une inflnité de petits grains bruns de phosphate de chaux, qui forment 75 «/o de la masse de la roche. C'est la craie brune de Ciply, avec Ostrea larva, Baculites Faujasi, Crania antiqua, Cardiaster granulosus, Catopygus fenestratus, etc. Sur cette craie repose le tuffeau de Ciply, calcaire blanchâtre ou jaunâtre, à texture grossière, avec rognons assez rares de silex gris et très nombreux bryozoaires. Quelquefois ce tuffeau est supporté direc tement par la craie qu'il ravine et sa base devient alors un poudingue à nodules phosphatés et fossiles roulés, dit poudingue de la Malogne (1).

A l'exception des bryozoaires, la faune est la même dans la craie brune et le tuffeau. Elle comprend une bélemnitelle voisine de B. mucronata, Pecten Faujasi, Janira quadricostata, Ostrea larva, 0. MerceyU 0. semiplana, les genres Thecidea, Crania, Trigonosemus et, en fait d'oursins, Hemipnemtet striatora-

(1) Cornet et Briart, Bull, de la Soc, géol, de France, 3* série, U, p. 56».

diaiuSj Cassidultis Marmini^ Cidaris Faujasi, Caratomus avellana, Catopygus fenestratusy etc. Des rudistes, Radiolites Laperouseif R, Ciplyanus^ ont été signalés dans le tuffeau.

liimboarg. CJrale de Hatetriclic. — Les couches de Giply se retrouvent encore mieux caractérisées dans le Limbourg, où elles forment la craie de Maë&trichty célèbre depuis la description qu*en a donnée Faigas de Saint-Fond. Cette assise, superposée à une craie blanche avec silex noirs et bélemnitelles, est constituée, à la Montagne de Saint-Pierre et à Fauquemont, par des couches alternatives d*une craie tuffeau très jaune et très facile à tailler et d'un calcaire plus dur, pétri de bryozoaires et de polypiers. L'épaisseur de ces calcaires dépasse 30"; au-dessous se trouvent les marnes de Kunraad, puissantes d'une trentaine de mètres et contenant encore la faune du tuffeau (1).

Celte faune est très riche et comprend, avec les Mosasaurus Camperi et M, gracilis, des tortues (Chelonia), des crustacés, des crocodiles et des poissons, les Baculites anceps, B. Faujasij Belemnitella cf mucronata^ Ostrea larva, 0. vesicularisj Crania ignabergensis^ C. striata, Thecidea papillata, Dentalium Mosœ, Hemioiter prunella, Hemipneustes $triatoradiatu$, Cidaris Faujasi, C. Hardouinij enfin des rudistes, Hippurites radioêusj Sphœrulites Hœningkausif S. Faujasi. 11 convient de mentionner aussi un grand nombre de bryozoaires, Eschara^ Idmonea^ etc., et de polypiers.

Hesbaye. Alx4a-ciMipeUe. — Au massif du Limbourg peuvent se rattacher les affleurements crétacés de la Hesbaye, du pays de Hervé et des environs d'Aix-la-Chapelle. La craie de Hesbaye, glauconifère à la base, est blanche, terreuse et ne contient de silex que vers le haut. Ses principaux fossiles, BeL mucronata, Ostrea vesicularis^ Magas pumilus^ la relient au campanien. Cependant on y a trouvé, à la partie supérieure, des espèces maêstrichtiennes, telles qu' Hemipneustes striatoradiatus (2). Cette craie repose d'ailleurs sur les sables verts et smectites du pays de Hervé (système hei*vien de Dumont), contenant, avec des corps d'origine problématique, dits gyrolithes, les BeL quadrata, Scaphites binodosuSf S. compressus.

Quant aux sables d'Aix-la-Chapelle, jaunâtres et glauconifères, puissants de prés de 100" et directement superposés aux terrains primaires, leur faune, comprenant Bel. quadratay Spondylus spinosus, Trigonia limbata, les rattache, soit au campanien, soit au santonien supérieur (3). Ces sables renferment de nombreux végétaux, parmi lesquels 5 espèces de Séquoia, 5 de Dryophyllum et 22 fougères du genre Pteridoleimma,

^Weutphmile. Hanovre. — La craie du Hanovre et de la Westphalie présente, d'après M. Schlùter, les subdivisions suivantes :

(1) Binkhorsl, Bm//. Soc, géol. de France, 2» série» XVII, p. 61. — Ubaghs, Description du terrain crétcLcé du limbourg,

(2) Horion in Hourion, Géologie de la BeUjique, I, p. 185.

(5) Dumont en avait fait son système aachénien, en les assimilant & tort aux sables infracrétacès du Hainaut.

5. Craie à Cœloptychium et à Bel. mucronata. 4. Craie à Bel. quadrata et à Inocer, Cn'psi.

3. Marnes de l'Emscher Grund [Enucher Mergel)^ ou zone à Inoceramus digilaluê^ avec Amm. Margx, A. texanus^ etc.

!Zone à Epiaster brevis.

— HeteroceroM Rewsianum et Spondylus $pin09U9, — Inoceramus Brongniarlù — In. labiatuê et Amm, nodotoides.

— Bel. plenus.

Page 1