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Planer inférieur ou Génomanieu

Bien que, par une transformation complète des vues de d*Orbigny, H. Schlûter ait fait monter son turonien jusqu'aux marnes de TErnscher Grund, il est visible que cet étage, entendu comme nous Tavons fait jusqu'ici, doit flnir avec la zone à Heteroceras Reussianum et que les marnes n^' 3, parfois puissantes de 500°*, représentent le santonien supérieur (1). L'assise 5, développée à Haldem, à Lemforde, à Coêsfeld, correspond à la craie de Heudon et est souvent désignée sous le nom de craie de Haldem, Elle renferme Amm. neuhergicm^ Heteroceras polyplocum^ NautUus Dekayi, Baculites anceps^ Inocer. Cripsi^ Ostrea vesiadaris^ etc., ainsi que des empreintes végétales, semblables à celles qu'on trouve au Beausset avec le deuxième horizon d'hippurites. Parmi les plantes de Haldem figurent les genres Credneria^ connu dans la craie du Hartz, Abietites, DryophylluMy Myrica^ Eucalyptus.

Danemark, Scanie. — Les assises supérieures du système crétacé sont assez bien représentées dans le bassin de la Baltique pour que d'Orbigny ait choisi dans cette région le type de l'étage, qu'il a nommé danien. C'est à Faxe (ou Faxœ), en Danemark, à l'Ile de Sallholm dans le Sund et en divers points de la Scanie, que la succession des couches peut être étudiée. On y observe (2) :

Ganimnien. 3. Calcaires de Saltholm et de Faxe.

Maéstrichtien. 2. Craie de Balsberg, d'Ifo Straud, de Kjuge, deKôpinge, d'Ignaberga. Campanicn. 1. Craie de Rûgen et de la Scanie occidentale (Kullemolla, Rodmolla).

La craie de Rûgen contient les fossiles de Haldem. Celle de Balsberg, Ignaberga, etc, qui renferme Belemnites subventricosus, Baculites anceps, Ostrea acutirostrisy 0. vesicularis, Cranta Ignabergensis, Magas costatus, M. spathulatus, Terebratula longirostris, correspond à la craie de Maastricht ; c'est tantôt une craie blanche, tantôt une marne glauconieuse, tantôt enfin une sorte de calcaire grossier, parfois avec grains de quartz.

L'étage supérieur, également assez variable dans sa composition, peut être un calcaire compact rempli de gros silex, comme à Saltholm, un calcaire jaune entièrement formé de polypiers et de bryozoaires et épais de 10 à 15"*, comme à Faxe, enfin un calcaire avec silex, à grain friable et homogène, dit limsteen. Les fossiles de Faxe et de Saltholm sont Cyprxa buUaria^ Ostrea vesicidains^ Cidaris Forchammeri, Temnocidaris danica^ Ananchytes sulcata, A. semiglobus^

(1) A. Toucas, Bull. Soc. géol. de France, 3* série, X, p. 203.

(2) Hébert, Bull. Soc. géol. de France, 3- série, V, p. 645. -- De Morgan, Mém. Soc. géol. de France, Z* scrie, II. Voir les travaux de MM. Jolinstrup et Lundgren, notarament Bull, Soc. géol. de France f l* sîTie, X, p. 456.

avec Baculites Faujasi, NautUtis danicus, Belemnitella mucronata, etc., et de nombreux restes de crabes, Dromia rugosa.

Saxe, Bohème, SUésle. — Le cénomanien de la Saxe et de la Bohême débute par une roche de grès parfois glauconieux, se débitant en blocs parallélipipédiques et dite Quadersandstein, A Niederschôna et à Perutz, comme aussi à Schutzfels en Bavière, cette assise contient à sa base (fîg. 495) des couches à végétaux terres- „___

très dont la flore ^^ P^'

porte un cachet d'opulence et de fraîcheur qui dénote une végétation exubérante (i). C'est là Fig. i95. — Coupe' du crétacé de la Saxe (d'après GeioiU et Gûmbel. OUe oarmi les ^' terrain ancien ; accouches à végétaux et brèche coquilliére ; a. quadersandstein ^ ' " inférieur; b^ plftner inférieur et sable à serpules; c, quadersandstein et planer angiospermes, moyens; d, grés vert de Copitz; e, planer de Strehlen; f, couches i baculites: 1 . . • (7* quadersandstein supérieur.

le genre etemt

Credneria se montre associé aux Hymenea^ Aralia, Magnolia ^ ainsi qu'à un

lierre, Hedera primordialiSy à peine différent du lierre actuel de l'Irlande. En

Silésie, ce Qîiadersandstein renferme les restes d'un palmier, Flabellaria

chamœropifolia.

Sur le Quadersandstein repose le Planer inférieur, accompagné d'un sable à Serpula plexus^ avec Ostrea carinata, 0. diluvianay Cidaris vesiculosa. C'est l'horizon des marnes de Ratisbonne à Ostrea columba et des calcaires sableux à Amm. rotomagensis de la Silésie.

Le turonien est formé par le calcaire [dit Planer moyen et supérieur, auquel s'associe parfois, à la base, une assise arénacée ou Quadersandstein moyen. Tandis qu7noc. labiatus domine dans le Planer moyen, le Planer supérieur est caractérisé par Spondylus spinosus et Scaphites Geinitzi. Entre ces deux horizons se développe, en Bavière, un sable vert à Amm. peramplus.

Le sénonien se compose, en Saxe, des marnes supérieures du Quader {Quadermergel) ou couches à Baculites, couronnées par le Quadersandstein supérieur, qui donne naissance aux rochers pittoresques de la Suisse saxonne. La première assise, représentée en Bohème par la Plànermergel de Priesen, renferme Hier aster coranguinum, tandis que la seconde, qui contient Inoc, Cripsiy parait correspondre au campanien.

Gaiicie, Crimée. — L'horizon de la craie de lïaldem se retrouve en Galicie, aux environs de Lemberg et de Nagorzany, où l'on observe plus de 120" de manies et calcaires marneux avec Belemn. mucronata^ Magas pumilus, Ostrea vesicularis, Rhynchonella limbata, ainsi que des grès contenant 6 espèces de

(1) DeSaporta, le Monde det plantes^ p. 154.

DE LAPPABERT, TRAfTf DE GÉOLOGIE.

GROUPE SEœNDÂlRE.

NautiluSf 3 Ammonites, 4 Scaphites, 1 Hamites et 2 Baculites (1). Ce district offre donc Tassociation des formes de Meudon avec celles de la Westphalie.

En Crimée, près d'Inkermann, la craie blanche sans fossiles est surmontée par 25 ou 50<" de calcaires jaunâtres, tendres, contenant Belemnitella mucroKata, Ostrea vesicularis^ 0. semiplana, Janira quadricostata. Sur cette assise, qui représente la craie de Meudon, des calcaires durs, jaunâtres, en couches épaisses, dits calcaires à grottes, renferment Ostrea decussata, 0. vesicularis, Cerithium maximum et peuvent correspondre à la craie de Haéstricht (2).

Ainsi, à Tépoque caractérisée par les bélenmitelles, une même mer s'étendait dans le nord de l'Europe, depuis Norwich et le centre du bassin de Paris par le Hainaut, le Limbourg, la Westphalie, le Hanovre, le Danemark, la Scanie, la Poméranie, la Pologne, la Galicie, les bassins du Don et du Donetz jusqu'en Crimée. Elle se poursuivait même à Test du Volga et dans la région du Caucase. SmIsm, BaTl«re, Italie. — En Suisse et en Bavière, le système crétacé est représenté par un calcaire compact et schisteux, gris clair, connu sous le nom de calcaire de Seewen {Seewer Kalk) et puissant de 120" au Sentis (3). Dans sa partie supérieure, ce calcaire renferme Inoceramus Brongniarti, In. Cuvieri, Ananchytes ovata, Micraster breviporus et, vers la base, on y observe Turrilites costatus, Amm, varians et Holaster subglobosus. Les divers horizons du cénomanien, du turonien et du sénonien y peuvent trouver leur représentation. Les couches de Seewen affleurent dans des districts très tourmentés (fig. 496).

A la partie supérieure du terrain crétacé du Vicentin et en concordance avec les couches tertiaires, on observe en Italie une roche dite Scaglia, qui renferme, avec de nombreux lits de silex, Stenonia tuberculosa, Offaster pilula et une variété d'.4nanchytes semblable à celle de Tercis. D serait donc possible que la scaglia fût Téqui valent du danien (4).

Dans TApennin central, la scaglia, qui a

Fig. 496. — Coupe prise i la Kessler Alp

en Bariére (d'après Gûmbel).

a, néocomien; b^ urgonien {schrattenkalk);

c, gauit; d, calcaire de Seewen; e, schistes de jusqu'à 100" de puissance, renferme Car-

diaster italicus, Ananchytes ovata, Arckiacia nasica. Sa partie inférieure est d'un rouge de brique et M. Zittel (5) It considère conune l'équivalent de la scaglia rouge à Bel. mucronata des Alpes lombardes, ainsi que de l'assise à Stenonia du Tyrol méridional et des Alpes vénitiennes.

Alpes auttrldileiaBes, «oMaa. — Il existe à Gosau, dans les Alpes Autri-

(1) Ernest Favre, Bull. Soc. géol. de France, 2« série, XXVil, p. 291.

(2) Coquand, BulL Soc, géol. de France, 3* série, V, p. 86.

(3) Escher de la Linth, die Senlisgruppe (1874).

(4) Hébert et Munier-Chalmas, Compta rendus, LXXXV, 27 mai 1878.

(5) Geognost. palœontol. Beitraege, 1868.

chiennes, un étage de calcaires et de marnes avec hippurites dont la faune présente les plus grandes analogies avec celle du sénonien provençal. On y distingue (1) une partie inférieure, particulièrement caractérisée par les calcaires à hippurites et une partie supérieure, plus marneuse, avec Inoceramus Cripsiy Amm. Neuberfficus, A. TexanuSj A. subtricarinatusy A. Margas. La coupe de la partie inférieure est la suivante :

6. Calcaires à Hippurites dilatatust nombreux gastropodes et bivalves.

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