‹ Traité de géologie (volume 2)Chapitre 383 sur 483 · S -:sil · texte numérisé non relu

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PËBIODE MIOCÈNE. 1029

+ 12® centigrades, c'est-à-dire celle de la Californie, tandis que, à 80° lat., régnait au Spitzberg une moyenne de -+-8® à +9® (1). En outre, M. de Saporta a fait remarquer que la flore d*Atanekerdluk offre un parallélisme remarquable avec celle de Téocène inférieur parisien. Aussi est-il d'avis que les diverses flores arctiques, primitivement considérées comme synchroniques et rangées dans le miocène par M. Heer, peuvent se rapporter à un âge plus ancien et s'échelonner de Téocène moyen à Téocène supérieur (2). Une autre observation importante, que nous devons également à M. de Saporta, est que ces flores tertiaires arctiques ne contiennent aucun palmier et que les laurinées y sont extrêmement rares. Or ces différents types abondent dans le miocène d'Europe. Dès lors, la similitude entre ce dernier et le tertiaire arctique se réduit aux seuls éléments végétaux des zones tempérées, c'est-à-dire justement à ceux qui paraissent avoir apparu au pôle pour émigrer de là en Europe ou en Amérique, tandis que les palmiers, qui se sont montrés pour la première fois en Europe à Tépoque crétacée, n'ont jamais pénétré dans Tinlérieur du cercle polaire.

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