‹ Traité de géologie (volume 2)Chapitre 386 sur 483 · MIOCÈNE PARISIEN · texte numérisé non relu

MIOCÈNE PARISIEN

arbres à feuilles caduques, descendant des hauteurs sur lesquelles ils avaient jusqu'alors été confinés, deviennent partout assez abondants pour témoigner de Texistence d'une saison fraîche, sinon froide, et la flore étale une incomparable richesse, associant, sur l'emplacement actuel du lac de Genève, les palmiers des genres Flabellaria et Phomicites aux lauriers, aux figuiers, aux camphriers, aux cannelliers, Cinnamamum (flg. 533), aux chênes, aux acacias, aux érables, ensemble qu'on ne retrouverait aujourd'hui qu'en s'avançant au sud de plus de 15 degrés.

L'invasion de la mer de la mollasse, en retardant les progrès du froid, imprima aux derniers temps miocènes une remarquable égalité climatérique. Les peupliers et les érables se développèrent avec profusion, ainsi que les platanes; les types devenus depuis étrangers à l'Europe continuèrent à coexister avec ceux qui devaient constituer le fond de notre flore actuelle, offrant un mélange harmonieux de formes maintenant dispersées dans des régions très diverses (1).

Divisions du système miocène. — Le système miocène peut être divisé en cinq étages : à la base, l'étage tongrien, ainsi nommé de Tongres en Limbourg et correspondant au premier retour de la mer en Europe ; ensuite, l'étage aquitanieriy puis le mayencieriy marquant le mouvement d'émersion qui a précédé les formations mollassiques ; le quatrième est Yhelvélien^ dont le type existe dans la mollasse suisse ou dans les faluns de l'ouest de la France; enfin vient le torUmieny représenté par les marnes marines de Tortone et de Baden, tandis qn'en France les formations lacustres prédominent à ce niveau. Dans l'ancienne classification de d'Orbigny, les trois premiers étages étant réunis sous le nom de ton^nen,les deux suivants formaient le falunien. Quelques auteurs font de la base de l'hélvétien un étage spécial, dit langhien (2). Enfin le tortonien a quelquefois reçu le nom d'œningien à cause des célèbres dépôts d'eau douce d'Œningen, sur le lac de Constance.

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