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Faluns coquilliers de Pontlevoy

L'ensemble des couches a une vingtaine de mètres. On peut admettre que les assises 2, 5 et 4 représentent la mollasse de l'Anjou et l'helvétien supérieur du midi de la France, tandis que 5 pourrait être un représentant du tortonien.

FalaoA de TAiiJoa , de la Bretagne et du Cotentin. — Les faluns de l'Anjou, un peu plus récents que ceux de la Touraine, se distinguent par l'abondance des polypiers, des bryozoaires et des algues calcaires du genre Lithothalmium, Les échinides, Amphiope, ScuUllay Echinolampas et certains mollusques à test résistant y abondent ainsi que les dents de squales et les ossements d*Halitherium,

Le falun de Chazé-Henry, près de Pouancé, est constitué par 4 ou 5" de calcaire sableux avec bancs solides, où l'on recueille des os d'Halitherium, accompagnés de dents de Carcharodon megalodon, C. angttstidem, Oxyrhina xiphodon, etc. A Noéllet, les ossements sont rares ; mais les bryozoaires, les débris de balanes et les Lithothalmium sont nombreux (2).

(1 ) Douvillé, Bull, de la Soc, géol, de France, 3« série, VII, p. 56. (2) Vaseeur, Terrain* tertiaires de la France occidentale, p. 356.

MIOCÈNE AQUITÂNIEN. 1059

Les faluns de rarrondissement de Baugé (Maine-et-Loire), notamment ceux de Noyant, correspondent exactement aux faluns de la Touraine (1). Ils contiennent Pecten. solarium, P. acahrellm, Ottrea crasfissima, Voluta miocenica, Arbacia tnoniliSy etc.

Des faluns synchroniques de ceux de l'Anjou se rencontrent en divers points des Côtes-du-Nord et de Tllle-et-Vilaine, où ils forment, à des altitudes pouvant atteindre 95"», des lambeaux discontinus, dont l'épaisseur est inférieure à S"». L un des plus remarquables est celui de Saint-Juvat, sur la Rance, avec SphœrodttSy Carcharodoriy Oxyrhina, Lamna, Myliobates, Ostrea crassmima, Pecten solariurrij Hinnites Defrancei, Echinolampas dinanensis, Spatangus britannus, Scutella Faujasi, etc. On peut encore citer, dans Tllle-et-Vilaine (2), les gisements de Saint Pern, Saint-Grégoire, La Chausserie, Argentré et, dans la Loire- Inférieure, ceux d'Erbray, des Gléons, des Mortiers, etc.

11 existe aussi dans le Gotentin, près de Picauville et de Garentan, quelques lambeaux de faluns, que leur faune permet d'identifier avec ceux de TAnjou (3). A Sainl-Georges-de-Bohon, un conglomérat ferrugineux offre en abondance Terebraiula perforata, en compagnie des genres Ostrea, Pecten, HalUherium.

Aquitaine. Caleaires * astéries. — Le tongrien est représenté dans l'Aquitaine par le calcaire à astéries ou calcaire de Bourg, puissant étage de calcaire grossier jaunâtre, exploité à Lormont, à Saint-Macaire et contenant, avec de nombreuses articulations d'astéries, Natica crassatina, Cerithium plicatum, C. trochlearcj Trochus Bucklandi, Archiacina armorica, etc.

On a assimilé à ce calcaire les faluns bleus, marnes et grès calcaires, de Gaas et de Garanx, dans les Landes, avec Natica crassatina, N. angustata et nombreuses nummulites. Mais ces dernières, parmi lesquelles figurent plusieurs espèces de Biarritz, semblent devoir faire attribuer les couches de Gaas à l'éocène.

Dans le Bordelais, à Labrède (4), le calcaire à astéries supporte 10 ou là*" d'argiles et de marnes, bleue^ou blanches, à Neritinapicta, Turritella Desmaresti, Cei'ithium calctUosum, C. plicatum, C. margaritaceum, C. fallax, Lucina scopnlorum. Près de La Réole et de Bazas, ces argiles augmentent d'épaisseur et contiennent une huître voisine d'Ostrea cyathula.

Calealres de l'AgeiiAls et de l'Armaf^nae. iSltes de SansAii et de Slmorre. — Au-dessus du calcaire à astéries et séparé de lui par une mollasse qui, à Moissac, renferme des restes d'Anthracotherium (5), se présente, à la hauteur du calcaire de Beauce inférieur, le calcaire lacustre blanc de VAgenais, ou calcaire de Villandraut, masse compacte sans lits marqués, de 5 à iS*", caractérisée par Hélix Ramondi et Cyclostoma antiquum, Ge calcaire est recouvert par une mollasse à coquilles incrustées d'I/nio, supportant le calcaire gris de VAgenais ^ assise mar-

(1) ÂbbéBardin, Éludes paUontologiquen, Angers, 1881.

(2) Lebesconte, Bull, de la Soe, géoL de France, 3« série» VII, p. 451.

(3) Vasseur, Terrains tertiaires de la France occidentale, p. 396.

(4) Tournouôr, Bull, de la Soc. géol. de France, 2- série, XIX, p. 1035. ^5) Matheron, Bull, de la Soc. géol. de France, 2« série, XXIY, p. 223.

neuse de 20 à 25", couronnée par un calcaire gris-foncé ou noir, celluleux el fétide, à Limnœa Larteti, L, urceolafxi^ L. girondica, Planorbis solidus, HeHx aginensis, H. girondica, etc., qui correspond à la mollasse du Gâtinai^ (i) et au calcaire à hélices d*Orléans, tandis que les sables de l'Orléanais et ceux de la Sologne ont pour équivalent le groupe des formations lacustres de r Armagnac, Cet ensemble a 500"» de puissance et se divise en deux assises, séparées par un poudingue à galets calcaires. 11 est constitué par des marnes versicolores, jaunes, grises, verdâtres et rougeâtres et des mollasses ou grès calcarifères. On y observe à diverses hauteurs des bancs calcaires. Les Unio flabellifer, U. LacazeU Melania aquitanica. Hélix Larteti, H, LeymerieU se rencontrent dans les deux assises.

La principale masse calcaire de Tassise inférieure est connue sous le nom de calcaire de Sansan. Elle offre un très riche gisement de mammifères, semblables à ceux de TOrléanais, où Protopithecus antiquus, Mastodon angustidens^ Jf. tapiroides, Amphicyon major, Rhinocéros sansaniensis, Choerotherium fiotdetiy Dicrocerus elegans, etc., sont associés à Limnœa Laurillardi, Planorbis Goussardi, Hélix sansaniensis, Clausilia maxima.

A l'assise supérieure appartient le calcaire de Simorre, que M. Douvillé regarde comme l'équivalent du calcaire de Montabuzard et qui est également très riche en mammifères, Mastodon tapiroides^ M. Simorrensis^ Dlnotherium giganteum^ Rhinocéros brachyptcs, Anchitherium aurelianense^ etc.

Falims du Bordelais et des Landes. — Si, dans KAgenais, Faquitanien supérieur est à l'état de dépôts lacustres, on voit apparaître au môme niveau, dans le Bordelais, des faluns coquilliers marins et des mollasses marines, dont la succession (fig 537) a été établie par M. Tournoûer (2). Les plus anciens sont

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