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SÉRIE ÉRUPTIVE ANCIENNE

vosaas, ABoiirirBtf, coTBirTiir, arkohiqub

i. MASSIF VOSGIEN, ARDENNES

CtrMilte des Vosges. Ses actIoBS métAStorphl^ues. — Le granité forme» pour ainsi dire, Taxe du terrain fondamental des Vosges (1), traversant le massif de Dambach au Val d*Ajol, dans une direction oblique à celle de la ligne de faite de la chaîne. On distingue deux types intimement liés Tun à Tautre, quant aux conditions de gisement, le granité commun ou à grain fin du Uohneck et de Remiremont, parfois stéatiteux comme au Brézouars, et le granité à grands cristaux ou porphyrcUde, qui constitue la vraie base du massif et aussi la crête de la chaîne entre le col. du Bonhomme et le col de Bussang. Ce granité contient généralement deux feldspaths.

Au granité des Vosges est dû le métamorphisme des schistes de la vallée dWndlau, dits Steiger Schiefer. Nous indiquerons avec quelques détails les circonstances de cette modification, bien étudiées par H. Rosenbusch (2), parce qu*elles caractérisent également Tauréole métamorphique du granité dans un grand nombre d'autres contrées, Saxe, Erzgebirge, Cumberland, Cornouailles, etc.

La roche éruptive des environs de Barr et d*Andlau est une granitUe porphyroïde à deux feldspaths. Son action a été purement périphérique et le granité n'y est intervenu par aucun de ses éléments propres. Cette action se résume dans la formation de trois auréoles successives, qui sont, à partir du granité : i^ la zone des coméennes {homfels); 2<» la zone des micaschtsteê noduleux (Knotenglimmerschiefer) ; 3° la zone des phylladet noduleux (Knotenthonschiefer), L'épaisseur des trois zones réunies varie de 80 à 1200 mètres. Elle est en moyenne de 500 à 600 métrés, dont la moitié à peu prés pour la zone des coméennes, quand elle existe.

Le premier signe du métamorphisme des phyllades consiste dans l'apparition, au sein de la roche, de corpuscules noduleux noirâtres, formés par une simple concentration de la matière colorante du schiste; car la texture et la

(1) Élie de Beaumont, Explication de la carte géologique^ I, p. 302.

(2) Die Steiger Schiefer. Voir aussi Mikroskopitche Physiographie der massigen Getteine p. 36.

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composition de ce dernier sont identiques avec celles des nodules. Exceptionnellement il se développe dans cette zone des cristaux de mâcle ou chiastolUhe.

Bientôt la masse des nodules augmente; la pâte du schiste devient plus brillante, plus cristalline et laisse apercevoir du mica et du quartz. Les silicates hydratés disparaissent; à leur place se montrent la biotite^ la 9taurotide, la cAûu^ tolithcy le dipyrcy quelquefois la tourmaline» Puis les nodules eux-mêmes sont comme résorbés et tout le schiste passe à Tétat de micaschiste; enfin, plus près encore du granité, la schistosité disparaît et la roche est devenue entièrement cristalline.

C'est alors que, fréquemment mais pas toujours, se montre la zone des cornéennes. La matière colorante charbonneuse a entièrement disparu; la roche, d'un gris bleu, est très compacte ; mais le microscope y dévoile le quartz^ le miea magnésien, la magnétite et ïandaloufite et cette dernière apparaît en grains ou en petits prismes sur les surfaces altérées. Le type de ces cornéenne» en Alsace existe dans le val de llûnster. On y trouve de 55 à 60 V« de silice.

Selon M. Rosenbusch, les trois auréoles ne dérivent pas par transformation les unes des autres, mais le métamorphisme les fait naître telles quelles suivant la distance au granité.

En tout cas, le fait caractéristique est Tabsence complète du feldspath dans la zone de contact. C'est la meilleure preuve qu*il n*y a pas eu mélange des éléments du schiste avec ceux du granité.

SyéBitea, ■laetlea, ChrautalIlM TOngleaBes. — Les syénites et les granUe$ amphiboUques des Vosges, avec dioriies subordonnées» paraissent d*âge plus récent que le granité franc. On leur attribue la transformation en amphiboUu du calcaire dévonien deRothau, où les polypiers sont remplacés sans déformation par des cristaux d'amphibole, de grenat et d'axinite, tandis qu'en certains points le calcaire s'est transformé en un mélange de pyroxène lamellaire» d'épidote et de grenat compact (1).

Un bon nombre des roches décrites comme minettes dans les Vosges sont des syénites micacées amphiboliques, dont l'éruption a eu lieu entre le dévonien et le carbonifère.

La granulite est fréquente dans les Vosges, où elle a été plus d'une fois qualifiée de leptynite. Tantôt elle est injectée dans le gneiss, comme à la cascade de Gréhard; tantôt on la trouve en filons parallèles dans la syénite, par exemple à Plombières. Elle traverse aussi lesdiorites de la région. On lui attribue la transformation de certains calcaires cristallins dépendant du terrain primitif. Les variétés compactes de granulite, auxquelles a été donné le nom d'aplites^ méritent d*étre classées avec les elvans.

Porphyres et Héiaphyres Tos^ens. — Les roches porphyriques acides des Vosges sont, d'abord des porphyres granitoïdes (Saint-Amé, Rochesson), puis des microyranvUtes, suivies de porphyres pétrosiliceux, en belles coulées dans le

(1) Daubrée, Géologie expérimentale, p. 141.

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