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VOSGES, ARDENNES, BRABANT

permien (Val d*Ajol, etc.)» à structure quelquefois prismatique (Nideck). 'Les pyromérides Tosgiennes sont du même âge. Mais les roches neutres ou basiques ont aussi de nombreux représentants dans cette région. G* est ainsi que Tépoque anthracifère y a tu des épanchements de porphyritet {porphyres bruns ^ etc.)» dépourvues de quartz et dont Tâge est marqué de la façon la plus nette par leur intime liaison avec les grauwackes du Culm à Lepidodendron, Ces dernières ne sont bien souvent que des brèches ou des tufs de porphyrite*

Des mélaphyres francs» avec serpentines^ abondent dans les Vosges, où ils offrent des variétés vacuolaires et appartiennent à Tépoque permienne, sauf quelques-uns, comme le trapp ou mélaphyre compact de Raon-rÉtape, et ceux de DoUeren, Urbeis et Fresse, qui paraissent être de Tâge du Ctdm (1). G* est probablement avec les mélaphyres qu'il convient de ranger les beaux porphyres diabasiques, à grands cristaux de plagioclase, de Giromagny, de Belfahy, de Faucogney, etc.

Les Vosges (ainsi que la Forét-Noire, qui offre une constitution tout à fait identique) sont un pays classique pour l|s argUophyres et les tufs porphyriques, subordonnés aux porphyres pétrosiliceux du permien. En remarquant que le grès des Vosges est souvent composé de grains quartzeux à facettes cristallines très nettes et mérite Tépithète de grès cristaUiséf M. Daubrée (2) a émis Tidée que ce phénomène pouvait être en rapport avec la formation des tufs. L'action qui a privé Targilophyre de son silicate alcalin aurait donné naissance à un liquide capable de précipiter du quartz en s*épanchant dans la mer ou dans les lacs, comme il s* en forme quand on fait agir Teau suréchauffée sur du verre. Dans le grès des Vosges, cette précipitation a dû se faire dans des conditions telles, que Toxyde de fer demeurât anhydre. Ce qui donne du poids à cette hypothèse, c'est le fait que les sables cristallisés font défaut dans les couclies antérieures aux épanchements porphyriques.

En dehors de la formation des tufs, les porphyres paraissent n'avoir exercé dans leur voisinage aucune action métamorphique sensible. En revanche, ils ont subi un certain endomorphisme qui, dans les porphyres microgranulitiques de la vallée de Kirneck, se traduit par une apparence variolitique, avec production de sphérolithes visibles au microscope (5).

Près de Barr, au contact d'un granité amphibolique, le porphyre quartzifère est changé, sur quelques centimètres, en un porphyre pétrosiliceux à pâte fluidale isotrope, contenant quelques grains de quartz. Il n'y a pas de limite nette relativement au granité, mais une zone mixte où le feldspath n'est plus reconnaissable.

AMeameS) Brabast. ^- Porphyroldes, Aoiplill^lltcs, Porpiijrltcs «aartsl- — Les schistes cambriens des Ardennes laissent apercevoir, dans la vallée

(1) Rosenbiisch, MikrotkopUche Physiographie der massigen Gesleine, p. 381.

(2) Géologie expérimentale ^ p. 226.

(3) Hosenbusch, Mikrotkopische Physiographie, etc., p. 100.

ilSO ROCHES ÉRUPTIVES.

de la Meuse, notamment aux environs de Mainis et de Laifour, des roches de structure à la fois cristalline et gneissique^ intercalées dans les schistes parallèlement à la stratification, et dont les unes sont des parphyroïden et les autresdes amphibolites (1). HH. de Lavallée-Poussin et Renard distinguent les porpAj^roîdet compactes (hyalophyre de Dumont), les p. schiitoïdes et les p. euritiques (albiU pkylladifère). D*après M. Gosselet (2), ces roches, dont on connaît aujourd'hui plus de 50 gisements (formés pour la moitié d*amphibolites), s*alignent suivant une bande oblique à la direction générale des couches cambriennes de la Meuse. Les choses se passent comme si les plans de stratification s*étaient ouverts en de nombreux points, sur le parcours d'une ligne d*éruption qui aurait donné passage, soit à des roches d*épanchement proprement dites, soit, tout au moins, à des agents capables de métamorphoser profondément les schistes sur une faible étendue.

Les gisements paraissent lenticulaires et les amphibolites dominent sur la rive gauche de la Meuse, tandis que, sur la rive droite, on n*observe guère que des porphyroîdes.

H. de Lavallée-Poussin a signalé récemment, dans le silurien fossilifère du Brabant, des bandes de porphyroîdes semblables à celles des Ardennes. Si donc il règne encore une grande incertitude sur le mode de formation de ces roches, du moins il semble difficile de les considérer comme contemporaines du dépôt des schistes qui les encaissent.

C'est dans le Brabant que s'observent les porphyrites quartxifères (e'pidioriteSf diorites quartzifères) de Quenast, de Lessines et de Lembecq. D'après MM. de Lavallée-Poussin et Renard (5), ces roches, dont les unes ont une structure prismatique accentuée, tandis que d'autres se divisent en sphéroïdes, ont fait éruption à travers les schistes siluriens et cambriens, qui sont devenus feldspathiques à leur contact.

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