‹ Traité de géologie (volume 2)Chapitre 435 sur 483 · PLATEAU CENTRAL · texte numérisé non relu

PLATEAU CENTRAL

houillers de la région. A la Charobodut, près Saint-Just (Loire), ainsi qu*à Lucenay-rÉvôque, on voit ces microgranulites traverser en filons les porphyres noirs, tandis qu'on les retrouve, à Tétat, de galets roulés, dans les poudingues de la base de Tétage houiller supérieur, à Cortecloux, près Autun, à Montlifé, Sincey, Decize, etc. En môme temps que ces roches ou peu après, se sont épanchés des porphyres à quartz globulaire^ présentant déjà dans leur pâte des indices de matière amorphe. Enfin les uns et les autres ont été recoupés par des porphyres pétrofiiliceux, comme celui de Montreuillon, qui sont venus former de vastes coulées, à structure fluidale bien marquée. Ces derniers se présentent en quelque sorte comme Taurore des éruptions permiennes (1). Sur le même horizon se rangent des eurites blanchâtres quartzifères, généralement supérieures au terrain houiller, au contact duquel elles offrent des conglomérats de friction.

Une série tout à fait semblable existe dans le Beaujolais, où M. Michel-Lévy reconnaît la succession suivante : 1^ Porphyre à pâte de microgranulite ou de micropegmatite^ occupant des dépressions dans les couches anthracifères ; 2*> P. à quartz globulaire^ connu seulement en filons minces ; 5<» P, pétrosiliceux^ constituant les dernières coulées de la région, accidentées par des failles où Ton observe des lambeaux de Tétage houiller supérieur ; ces lambeaux débutent quelquefois par des poudingues où sont contenus des galets du porphyre pétrosiliceux.

Roches trappéesnes. — Le dépôt des premières couches permiennes du Morvan a été signalé par la sortie, en d'innombrables fractures, de roches trap- ' péennes (minettes de quelques auteurs) ou porphyrites micacées de M. Michel- Lévy (2). Ces roches forment le plus souvent des filons minces, de 1 à 2 mètres de puissance, se poursuivant parfois sur plusieurs kilomètres, avec une direction comprime entre 120"* et i50<*. Hais le long de la bordure septentrionale du bassin d' Autun, on les voit s'épancher en dômes et en coulées. Aucune de ces émissions trappéennes ne traverse le trias et on en observe des fragments dans des filons de fiuorine et de calcédoine se reliant aux quartz triasiques, tandis qu'elles recouvrent les assises houillères du Grand-Moloy, qui forment la base du pemiien d' Autun.

Tel est également l'âge qu'il convient d'attribuer à la roche noire du bassin de la Queune (Allier).

Beaucoup de variétés de ces roches trappéennes offrent une affinité marquée avec les véritables mélaphyres. Du reste, ces roches basiques, qui représentent les whinstoneSf toadstones, trapps et green rocks des bassins houillers anglais, ainsi que certaines basaltites d'Allemagne, se sont épanchées à plusieurs reprises depuis le commencement de l'époque houillère supérieure. Ainsi M. Grûner (o) en signale dès l'étage de Rive-de-Gier. Quelques-unes ont le caractère d'épan-

(i) Michel-Lévy, Bull, Soc, géoL de France, 3* série, VII, p. 763.

(2) Loc. cit., pp. 763, 873.

(3) Boêsin houiller de la Loire, 1882.

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