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ALLEMAGNE

à feldspath rouge-chair, avec tourmaline en agrégats fibreux et radiés. Cette roche, qui contient 71 ^/o de silice, envoie, selon H. de Richthofen, des filons jans la monzonite. D'après H. Tscheimak, elle joue, relativement aux porphyres augitiques, le même rôle que les porphyres quartzifères qui accompagnent l'épanchement des mélaphyres permiens.

Les porphyres augitiques^ dans lesquels l'augite a fréquemment passé à Tétat à'ouralitey sont quelquefois amygdaloîdes, avec de belles géodes remplies d*anal* cime, de laumonite, de stilbite, de datholithe, etc. De nombreux tufs y sont subordonnés, offrant tous les passages possibles depuis le porphyre compact jusqu'à une roche meuble se réduisant en poudre fine.

Le mélaphyre est en filons ou en masses filoniennes, traversant nettement la monzonite.

AUeinacne. firanlte, i^raBiOlte et dUabase. — Aux environs d*Andreasberg, dans le Hartz, le massif granitique du Rehberg a fait éruption à travers les schistes et grauwackes du silurien, dont il a englobé de nombreux fragments, en même temps qu'il envoyait dans leur masse des filons et des apophyses (fig. 560). Au contact du granité, la roche encaissante a été métamorphosée en cornéenne.

D'importants massifs de granité, avec syénite associée, se montrent en Saxe, dans la région des leptynites. En outre, la granulite à mica blanc, accompagnée depegmatite tourmalinifére, joue un rôle considérable dans TErzgebirge, où elle métamorphose le gneiss en gneiss rouge, en même temps qu'elle donne nais sance à des gisements de kaolin et d'oxyde d'étain.

Des nappes régulières de diabase alternent dans le Hartz avec les schistes siluriens qu'elles ont métamorphosés en coméennes dures et compactes.

Eu Bohême, c'est au sommet du silurien inférieur, en compagnie des premiers schistes à graptolithes, que s'observent les coulées de diabase, parfois très peu

Les districts dévouions de la région rhénane se montrent très riches en coulées de diabase, accompagnées de tufis dits schalstein et alternant d'une manière régulière avec les schistes et les calcaires du Nassau. Souvent le schalstein et des roches formées de fragments de diabase établissent un passage complet entre la roche éruptive et le calcaire à stringocèphales. Les mêmes faits s'observent dans le Hartz, le Voigtland et le Fichtelgebirge. La diorite et le gabbro partagent quelquefois ce mode de gisement.

On a fait la remarque (1) que ces intercalations de diabases, si fréquentes dans l'Allemagne occidentale, font entièrement défaut dans les affleurements dévoniens qui couvrent des surfaces considérables en Russie et en Amérique. Cela tient à ce que la sortie des roches éruptives a toujours eu lieu, non au centre des grands bassins sédimentaires, mais près de leurs bords et au voisinage des

(1) Credner, Traité de géologie, p. 408.

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massifs d* ancienne consolidation, c*est-à-dire dans la zone où nous avons montré que devaient se concentrer les efforts de dislocation (1).

PorpliTres ; Saxe, Odenwaldi. — Les éruptions porphyriques se sont succédé en Saxe dans le môme ordre qu*en France, en donnant naissance à des types tout à fait analogues à ceux du PJateau central. A Floha, on observe un porphyre quartzifére micro-granulitique qui, après avoir traversé Tétage inférieur du système permo-carbonifére, s*est étendu par-dessus en foimant une coulée de près de 60" de puissance, laquelle, à son tour, a été recouverte par les grès et schistes de Tétage houiller supérieur. A la même catégorie appartient le beau porphyre dit syénitique d'Altenberg. En outre, la Saxe possède, à Wildsruf et à Potschappel, des porphyrites bleues et brunes, à pâte microlilhique, inconnues en France.

Les tufs porphyriques de TOdenwald sont composés de très petits fragments gris verdâtre de quartz et de mica noir en mélange intime ; en outre, il s*y trouve des parties verdàtres, probablement chloriteuses. La roche est traversée par des veinules pétrosiliceuses d*un rouge brun, avec quartz amorphe (2).

Les tufs verts rubanés se montrent très analogues aux argilophyres typiques. On y reconnaît du quartz ainsi que du feldspath et la pAte contient 11 Vo de silice* gélatineuse.

HéiapliTres «Uemandis. — Le grès rouge permien de TAllemagne est riche en épanchements de porphyre quartzifére à structure fluidale, accompagné d argildithes et de pechsteins, et tout à fait semblable à celui des Vosges et de la Forêt Noire. Mais c*est surtout par les éruptions mélaphyriques que se distingue le permien allemand. Le district situé au sud du Hunsrûck est particulièrement remarquable sous ce rapport. Outre les nombreux filons de mélaphyre compact ou amygdaloîde qui traversent le grès rouge de celte région, on y observe des nappes très régulières de mélaphyre, de 60 à 70" de puissance.

Au Mansfeld, entre Rôdchen et Leimbach, la partie supérieure du grès rouge offre des intercalations régulières de couches formées de fragments de mélaphyre (fig. 562), cimentés par la pâte du grès rouge. M. Credner (3) considère ces fragments comme des bombes mélaphyriques projetées par les volcans de Tépoque et tombées dans les* lagunes où se formait le grès permien. Des giles analogues existent près de Friedrichroda, dans le Thûringer^'ald, ainsi que dans le nord de la Bohème.

Les mélaphyres du Riesengebirge sont intercalés en nappes dans les couches du grès rouge inférieur. Dans la vallée de l'iser, on en compte jusqu*à trois nappes, alternant avec les assises permiennes (4). Des coulées encore plus récentes recouvrent le grès rouge (fig. 559), à peine recouvertes elles-mêmes par

(1) V. atUè, p. 466.

(2) Cohen in Roscnbusch, Mikro*kopische Phytiographic, etc., p. 101. (5) Traité de géologie, p. 452.

(4) Tschermak, Die Porphyrgesteine Oesterreichê, 1860.

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