ALPES. GRANDE-BRETAGNE
Calamités Cts/t, C. cannmformisy Sigillaria elegan»^ S. scutellata^ Lepidodendron Weltheimianum, Les porphyres rouges sont donc vraisemblablement carbonifères. Quant aux porphyres bruns et au pechstein de Grantola, qui les accompagne, ils paraissent étroitement unis aux grès (triasiquesoupermiens) qui les recouvrent.
Serpeattaes et euphoUdes des Alpes. — D*aprè8 les observations de M. Lory, à la Serre, entre la Hure et Valdens, il existe im dyke éCamphibolite^ passant à Veuphotide^ qui elle-même passe à la serpentine; or cette dernière roche pénètre en filons minces dans le trias.
Dans les schistes gris lustrés triasiques, la serpentine est presque toujours en nappes stratiformes, concordantes avec les couches encaissantes. L'euphotide est quelquefois en nappes, plus souvent en dykes, dont la serpentine forme les salbandes ou les èpanchements latéraux. Le mont Genèvre montre une grande masse d*euphotide, ayant pour salbandes, d*un côté de la serpentine, de Tautre la variolite de la Durance, en contact immédiat avec les schistes lustrés.
En résumé, M. Lory considère tous les gites de serpentine et d*euphotide du Dauphiné et de la Savoie comme contemporains de la partie supérieure du trias. Il en serait de même des spilites ou variolites du Drac^ intercalées dans le système des gypses et dolomies du keuper des Alpes occidentales. Toutes ces roches seraient, en quelque sorte, un mode alpin des èpanchements de nature mélaphyrique.
Dans rOisans, on observe une couche mince de spilite superposée au gneiss et régulièrement recouverte par le calcaire rhétien. De plus, sur le versant italien de la chaîne des Alpes occidentales, il n*est pas rare de rencontrer des calcaires imprégnés, par places, de serpentine, comme si cette roche s*ètait mélangée, à i*état de tuf, au calcaire impur en voie de formation.
Ajoutons que les serpentines de la Corse, que plusieurs auteurs avaient considérées comme miocènes, seraient, pour H. Dieulafait (1), subordonnées aux schistes et aux calcaires de Tétage keupérien, avec lesquels elles alterneraient en bancs minces.
MASllFS ÉRUPTIFS DIVERS
CiraBde-Bretai^e. — Llle d'Arran, sur la côte d*Éco8se, laisse voir un puissant massif granitique qui surgit au milieu des schistes du silurien inférieur, dans lesquels il envoie, non seulement des filons, mais tout un réseau serré de fines veinules de quelques millimètres de puissance. De même, le granité de Glen Tilt pénètre en filons à travers un calcaire qu*il change en ime roche compacte à cassure esquilleuse, tandis que le schiste argileux subordonné se transforme en amphiboloschiste (2).
(1) Comptée rendus, XQ» p. 1000.
(2; Mac Gulloch in Lyell, ElemenU, 1865, p. 703.
1142 ROCHES ÉRUPTIYES.
Les diabases et leurs tufs abondent au milieu du silurien anglais, en couches régulières dont lensemble atteint, dans le pays de Galles, une très grande puissance. Ajoutons que les géologues anglais ont décrit sous le nom de laves ou cendres feldspathiqnes des couches subordonnées aux assises primaires, qu*ils supposent avoir été formées à la manière des épancbements volcaniques et qui, peut-être, se relient à la famille des porphyroîdes de TÂrdenne.
Le granité granulitique à mica blanc forme, en Comouailles, plusieurs massifs alignés en une seule chaîne, dirigée de TE. N. E. à l'O. S. 0. et traversant les schistes dévoniens dits kUlaSj où le granité envoie de nombreux filons, au contact desquels le schiste est devenu amphibolique. A cette roche sont associés des filons d^elvan, c'est-à-dire d'une granulite porphyroïde et des gisements stannifëres, sur lesquels nous aurons l'occasion de revenir. C'est à la granulite qu'appartient le massif de Dartmoor, dans le Devonshire, dont de la Bêche a depuis longtemps décrit l'inAuence sur les schistes et grauvrackes, tantôt devenus micacés, tantôt changés en coméennes zonées. D'après Murchison, cette granulite de Dartmoor pénètre en filons dans le dévonien supérieur.
Les roches porphyriques sont nombreuses dans le terrain houiller de l'Angleterre, où elles ont été désignées sous les noms de whinstonesy toadstones^ green-^ rocks, trappSy etc. Ces dénominations s'appliquent tantôt à des orthophyres, tantôt à des trapps véritables et à des porphyrites micacées. La plupart de ces roches, d'après M. Jukes, sont contemporaines du terrain houiller supérieur et ne traversent pas les couches permiennes.
Tyrol méridional. — La série éruptive du T)Tol méridional ofTre un très grand intérêt, non seulement à cause de la variété d'allure et de composition des roches qui la constituent, mais parce que leur épanchenient parait avoir formé le dernier terme de l'aclivilé éruptive ancienne en Eurppe (\). Si l'on met à part le porphyre quartzifère, certainement permien, des environs de Grôden, c'est à l'époque du muschelkalk supérieur, après le dépôt du calcaire de Buchenstein^ . que se sont épanchées les roches du Tyrol méridional, dont la succession, par ordre d'ancienneté, est la suivante : i*» monzonite; 2* granulite à tourmaline; 3<» mélaphyre et j)orphyre pyroxénique; 4* porphyrite à orthose et à liebenérite,
La monzonite est une syénite, assez variable de composition et généralement pourvue de fer oxydulé. Elle envoie dans le muschelkalk, aux environs de Predazzo, des filons très nets, au contact desquels le calcaire s'est tranformé en marbre saccharoïde, avec lamelles de brucite et concentration de serpentine sur les salbandes. En outre, il s'y est développé de nombreux minéraux de contact, idocrase, fassaîte, gehlénite, etc.
La granulite à tourmaline^ dont l'affleurement est très restreint, est une roche
(jJ'Voir Bichthofen, Geognostische Beschreibung der Vmgegend von Predazzo, 1870; — Doelter, Jahrb, d. k. k. geol. Reichsanêialt, XXV, p. 212; — de Lapparcnt, Annales des Minci, 6* série, VI, p. 199.