STALACTITES
Lago Miramar, près Manacor, Majorque.
Clichés E.-A. Martel.
STALAGMITES DE LA FORÊT VIERGE ( détail).
Aven Armand (Lozère).
Le sesquioxyde de fer qui forme le ciment de certains grès est à l'état d'oligiste ou de limonite.
La calcite est un des éléments cristallins les plus abondants dans la zone de cimentation, soit sous la forme de ciment dans les grès, dans les poudingues et dans les calcaires détritiques, soit sous la forme de veines spatliiques remplissant les innombrables fissures qui se produisent dans les roches par diastrophisme. Tous les marbres doivent leur origine à la présence de ces veines ou à une recristallisation générale, qui donne à la roche un aspect saccharoïde.
Les silicates à Tétat de néoformations sont très fréquents dans les roches éruptives qui font partie de la zone de cimentation ou qui en ont fait partie. Des zéolithes divers ont pris naissance dans les vacuoles des basaltes, des phonolithes, etc., mais souvent ce s(mt la calcite, la calcédoine, Topale qui remplissent tous les vides de ces roches.
En résumé, les phénomènes chimiques dont la zone de cimentation est le théâtre se rapprochent beaucoup de ceux qui se produisent dans les sédiments, immédiatement après leur dépôt, alors que la mer les recouvre encore. Cette grande analogie tient à des conditions d*impréjpiation à peu près identiques. En effet, le fond de la mer est préserve du contact de Tair atmosphérique, de sorte que la zone d'altération fait totalement défaut à la surface du sol immergé. La nappe d'imbibition est en contact immédiat avec la nappe d'eau marine, mais, comme les roches constituant le fond sont depuis longtemps saturées d'eau, elles ne peuvent plus recevoir d'eau de mer par infiltration. Dans les sédiments nouvellement formés, la cimentation et le concrétionnement doivent donc prédominer sur la dissolution, l'hydratation, l'oxydation, comme dans la zone de cimentation.
Les phénomènes dont celle-ci est le théâtre peuvent être assimilés à juste titre aux phénomènes de diagénèse. Par contre, ceux qui caractérisent la zone d'altération constituent un ensemble auquel on a donné le nom de métasomalose, par opposition aux phénomènes de métamorphisme, dont le siège se trouve en général encore audessous de la zone de cimentation.
1. — Delesse. Recherches sur l'eau dans l'intérieur de la terre. Bull, Soc. GéoL Fr., 2° sér., XIX, p. 64-89, 18G1.
2. — A. Daubrée. Les eaux souterraines à l'époque actuelle, leur régime, leur température, leur composition au point de vue du rôle qui leur revient dans l'économie de l'écorce terrestre. 2 vol. in-8c>, 4:»:) -(- 302 p., 190+ 43 (ig. Paris, 18S7.
3. — Th. C. Ciiambeulin. The requisite and qualifying conditions of artesian wells. 5'* Ann, Report U. S. GeoL Suru,, p. 125-173, fig. 7-31, pi. XXÏ, 1888.
Hauo, Traite de (Géologie. 24
4. — IsiDOR SoYKA. Die Schwankungen des Grundwassers mit besonderer Berûcksichtigung der mitteleuropâischen Verhaltnisse. Geogr. Abhandl. v. A. Penck, t. II, n*» 3, 84 p., ^8 fig., 1888.
5. — 0. Keller. Saturation hygrométrique de Fécorce du globe. Détermination de Teau de carrière, diminution de la résistance des roches imbibées d'eau. Annales des Mines, 9« sér., XII, p. 32-86, 1897.
6. — Fr. h. Kino. Principles and conditions of the movements of gronnd water. i9'* Ann. Report U. S. GeoL Surv., p. 59-294, pi. VI-XVI, fig. 2-5 5, 1899.
7. — G». S. Slichter. The motions of underground waters. Watersapply and irrigation papers of the U. S. GeoL Surv.j n» 67, 106 p., 50 fig., 1902.
8. — Henri Boursault. Recherches des eaux potables et industrielles. Eneycl. scient, des Aide-Mémoire. 1 vol. in-18, 200 p., 16 fig., Paris (sans date).
9. — LÉON Janet. Conférence de géologie appliquée sur le captage et la protection des sources d'eaux potables. Bull, Soc, Géol. Fr,, 3« sér., XXVIH, p. 532-548, H fig. 1900.
10. — LÉON PociiET. Études sur les sources. Hydraulique des nappes aquifères et des sources et applications pratiques. 1 vol. in-8®, 527 p., avec atlas de 81 pi. Paris, 1905.
11. — E.-A. Martel. L'eau, élude hydrologique. Extr. de Brouardel et MosNY. Traité d'Hygiène, 11, p. 87-200, fig. 4-25, 1896.
12. — Id. Les abîmes, les eaux souterraines, les cavernes, les sources, la spclrcologie. 1 vol. in-4'», 580 p., 10 pi., 309 fig. Paris, 1894.
13. — Id. Applications géologiques de la spéléologie. Origine et rôle des cavernes, leurs variations cliraatériques, leurs rapports avec les filons. Annales des Mines, 9' sér., X, p. 1-100, pi. I-lll, 1896.
14. — Id. La spéléologie ou science des cavernes. BibL Scientia, Biologie, no 8, in-S»^, 126 p., 10 fig.. Paris, 1903.
15. — E. VAN DEN Brceck. Mémoire sur les phénomènes d'altération des dépôts superficiels par l'infiltration des eaux météoriques, étudiés dans leurs rapports avec la Géologie stratigraphique. Mém. couronnés et Mém. des savants étrangers publiés par VAcad. R. des Sciences, des Lettres et des Beaux- Arts de Belgique^ XLIV, 180 p., 1 pi., 34 fig., 1881.
16. — MuNiEU-GiiALMAS. Sur les formations gypseuses du bassin de Paris, sur les dépôts siliceux qui ont remplacé le gypse. C. R. Ac. Se, CX, p. 663-666,
17. — Marcellin Boole. Notes sur le remplissage des cavernes. L'Anthropologie, m, p. 19-36, 7 fig., 1892.
18. — L. Cayeux. Structure et origine des grès du Tertiaire parisien. Éludes des gîtes minéraux de la France, 1 vol, in-4o, 160 p., 23 fig., 10 pi. Paris, 1906.