GEYSERS
indigènes, la niasse tout entière de l'eau contenue dans le bassin principal, prol'ond de 10 mètres, serait quelquefois rejetée subitement au dehors, mais cette eau se reproduirait rapidement, D'ordinaire, il ne coule que peu d'eau sur les terrasses, et c'est seulement du côté sud qu'il se forme un ruisseau.
La région des sources chaudes découverte depuis peu dans les Montagnes Rocheuses, près des sources du Yellowstone et du Missouri, présente des phénomènes fort intéressants. Ce pays est formé de roches volcaniques récentes, principalement de basaltes, de laves et de tufs, dans lesquelles les cours d'eau se sont creusé de profondes vallées et des ravins qui atteignent les anciennes formations sous-jacentes. Au fond de certaines de ces vallées s'entassent l'une sur l'autre des sources d'eau chaude et d'eau bouillante, des sources de vapeurs qui s'échappent en sifflant, des geysers, des fondrières bouillantes, des bassins circulaires d'eau chaude, d'où partent des ruisseaux, des dépôts de soufre, des dépôts étendus et des incrustations dont la puissance s'évalue par mètres et qui sont formés de calcaire ou de silice concrétionnés, d'un beau rouge, vert ou jaune. Le nombre des sources d'eau chaude seules qu'on trouve là réunies s'élève à un millier environ.
Les phénomènes les plus frappants dans cette intéressante région sont présentés par la Montagne-Blanche, dans la vallée de Gardin, le Geyser- Géant et le geyser du Vieux-Fidèle {Oldfaithfull-Geysir) (Fire Ilole Creek). La première est formée par un dépôt de calcaire concrétionné puissant da 20 mètres, qui descend la pente de la vallée comme un glacier, et qui présente à sa surface des dépressions cratériformes, des canaux pour le passage de l'eau, des cônes qui le mamelonnent, et des stalactites de formes variées. Du cône stalactitique à pentes douces du Geyser-Géant s'élève , toutes les vingt-quatre heures environ et durant une quinzaine de minutes, une colonne d'eau épaisse de 2 mètres et haute de 70. VOldfaithfull est régulièrement actif d'heure en heure; il chasse l'eau bouillante, sans production de tonnerre et sans développement important de vapeur, à une hauteur de 70 mètres.
Comme conclusion de ce qui précède, il ressort que la répartition des volcans et des sources chaudes à la surface de la terre est tout à fait indépendante des rapports physiques et de la composition géognostique. Nous voyons des volcans sur tous les continents, dans chaque océan, à toute latitude, près du pôle et sous Téquatcur, sur les plateaux élevés et sur les crêtes des montagnes comme sous le niveau des mers ; enfin ils ne sont liés à aucune formation et se montrent aussi bien aux plus anciennes périodes de la terre qu'à l'âge actuel. De cette complète indépendance des volcans par rapport à la croûte superficielle du globe, on peut conclure