DURÉE DES PÉRIODES
ment des autres et qui semblent les derniers venus d'une longue série de semblables constructions dont l'ensemble forme la presqu'île elle-même. Le développement de chacun de ces bancs de coraux récents a exigé au moins 8,000 ans, soit pour les quatre ensemble 52,000 ans. Or, la Floride jusqu'au lac Ogeechobee, à 2° de latitude plus loin vers le nord, est formée d'anciens récifs distants les uns des autres en moyenne de 1 mille, comme les récifs de la côte dont nous venons de parler : il a donc fallu pour les former 200,000 ans. Et pendant tout ce laps de temps les animaux des coraux et d'autres espèces dont les débris ont été retenus dans les bancs sont restés les mômes dans le golfe du Mexique.
Lorsqu'on voit de telles périodes de temps pendant lesquelles l'état de la faune terrestre reste absolument stalionnaire et ne subit aucun changement, on se demande ce qu^il en a pu être de l'âge tertiaire pendant lequel les flores et les faunes se succèdent presque partout et changent complètement. Si l'on est en droit d'assigner à l'époque actuelle une durée de ^0,000 années, il faut donner à la période tertiaire grand nombre de centaines de milliers d'années. Si l'on considère maintenant que l'âge tertiaire n'est que la dernière page du livre de l'histoire de la terre, l'on reconnaîtra que l'ensemble des caractères des habitants de notre planète à évidemment changé de trèsrnombi'euses foisyi'ce qui' a exigé un temps énorme ; si l'on songe d'ailleurs qu'avant l'apparition des êtres vivants sur la terre il a dû s'écouler de longues périodes, l'on admettra que l'âge de la terre est incommensurable; 'liti m • !<
On a aussi cherché à se fair» une idéetdc la durée des périodes géologiques par l'évaluation de l'intervalle de temps qui a été nécessaire pour accumuler les puissantes quantités de carbone: que recèle la formation carbonifère. La. végétation de nos forêts fournit enlOO ans! «ne quantité de carbone Suffisante pour fornier une couche de. 16 millimètresià la surface du sol qu'ielle recouvre. La puissance des lits de charbon réunis à Sarrebruck" s'élève à 115 mètres, de sorte que sous il«8 mêmes conditions il aurait fallu 'plusieurs centaines de milliers d'années pour les formeniSi nous comparons, en outre, la flore de la formation, carbonifère supérieure (houiller) avec celle de la formation inférieure., l'on voit que la llone de cette dernière compte i04 e&pèoes, dont tous les geriresj mais seulement 1/10 des espèces, passent à 1» formation carbonifère supérieures Cette extinction presque complète d'une flore nous indique qu'il faut assigner une longue durée aux divisions isolées^ Si l'on considère, en outre, !(» dissemblance totale de la flore carbonifère avec la flore jurassique qui lui succède, ou dé celle-ci avec la flore tertiaire^ ou si l'on compare l'en* semble des formes animales qui' vivaient à l'époque silurienne a\«c celles de l'âge jurassique, diluvieti ou actuel, et si dans l'histoire du dévelop-