TERRAINS MASSIFS
dans les divers points d'un même filon selon les rétrécissements ou élargissements de la fente qui lui a livré passage.
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Fig. 81. — Coupe dans une galerie d'une mine de fer à Breitenbrunn.
Micaschistes traversés par un filon de granits de 2 à 3 mètres de puissance qui a entraîné des fragments arrachés aux roches voisines.
Fig. 82. — Filon granitique hétérogène dans le gneiss de la vallée de l'Ilz dans l'Est de In Bavière.
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G', filon de granité le plus ancien.
G', — plus récent.
G', — le plus récent
avec apophyse latérale.
Certains districts sont très-riches en filons ; ceux-ci peuvent alors être parallèles, ou rayonner d'un point central comme dans les volcans, ou bien 'ils se coupent mutuellement et il n'est pas rare alors de les voir se refouler. Dans ce cas, c'est naturellement le plus récent qui traverse ou refoule le plus ancien.
2. Les massifs sont des amas éruptifs dont la coupe serait irrégulière et dont les dimensions sont puissantes. Leur forme est extrêmement variable : tantôt ils se rapprochent des filons et doivent par conséquent être considérés comme de courts filons puissants et renllés, tantôt le renflement de leur partie centrale est si important que leur coupe horizontale serait une ellipse, tantôt celle-ci est plus ou moins circulaire. Leur contour peut être aussi tout à fait irrégulier, et il n'est pas rare alors que leurs dimensions soient énormes : on les appelle dans ce cas des massifs en typhons. Comme c'était le cas pour les filons, les massifs envoient très-souvent des apophyses qui peuvent s'étendre à une distance considérable. Le granité est la roche qui nous présente les exemples les plus caractérisés de ces massifs, en s'épanchant en grandes masses dans les gneiss, les micaschistes et les schistes argileux.
5. Les dômes (Kuppens, volcans homogènes). On appelle ainsi les élévations isolées de forme conique ou campaniformes, d'origine éruptive, comme le montrent leur orifice d'éruption aujourd'hui bouché et formant filon. Leur connexion avec les filons et surtout leur structure (voy. p. 147) permettent de les distinguer des restes de forme analogue qui ont appartenu à des nappes, à des coulées autrefois très-étendues, en partie détruites par l'érosion. Le porphvre, le trachyte, la phonolithe et le basalte forment le plus souvent les vrais dômes.
TERRRAINS MASSIFS. 3^3
4. Les coulées. Ce sont des masses rocheuses primitivement iluides, qui se sont précipitées de leur point d'éruption sous forme de courants. Loi*squ'elles sont descendues sur des pentes rapides, elles ont d'ordinaire peu d'épaisseur, tandis que sur les pentes douces elles ont acquis beaucoup d'extension et de puissance (p. d48). Ici se rangent les courants de lave de l'époque actuelle et les coulées préhistoriques et tertiaires de basalte, de trachytc et de phonolithc.
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Fig. 85. — Nappe tic basalte en connexion avec des filons basaltiques à l'ilo de Skyo.
5. Les nappes ou manteaux sont des masses éruptives qui se sont étendues dans tous les sens et ont recouvert horizontalement d'autres roches. Les surfaces supérieure et inférieure de ces nappes sont, en général, parallèles l'une à l'autre, mais présentent assez souvent des inégalités, surtout la face inférieure, qui doit suivre toutes les inégalités du sous-sol. Très-ordinairement, les nappes sont en connexion avec les filons, c'est-àdire avec les masses durcies qui ont rempli par éruption les fentes des roches. Il n'est pas rare de voir ces nappes reposer en grand nombre les unes sur les autres, pour former un système de nappes (voy. p. 149) qui peut seulement se distinguer alors des séries de couches sédimentaires, en tant qu'il s'agit de sa disposition, par ses rapports avec les filons.
6. Les lits de roche çruptive (couches d'effusion) sont primitivement des épanchements en nappes dans le lit de la mer ou sur une ancienne surface de la terre, recouverts de couches sédimentaires parles dépôts de rOcéan, intercalés par conséquent dans la série des couches sédimentaires. Les couches sus-jacentes sont fréquemment formées des éléments arrachés par l'action de la mer à cette ancienne nappe de roches éruptives. Très-fréquemment elles sont liées et alternent avec des dépôts de tufs fossilifères et elles prennent part aux bouleversements des couches, absolument comme les dépôts de sédiment. Ce sont surtout la diabasc, le porphyre ,... «. , , , ,, , , , , , . , » ^, ' » » J riR. «4. — Lils (le niclaphyre (m) dans les grès (j^) et
et le mélaphyre, que l'on schistes argileux (ar^) du Rolhlicgend. Vallée de l'Iser
rencontre dans ces condi- «» »«»'«"'e-
lions ; nous aurons occasion de revenir à ces formations éruptives lorsque
nous étudierons la géologique historique.