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STRUCTURE DES ROCHES MASSIVES

7. Les filons-couches. Ce sont des roches éruptives injectées en masses parallèles, aplaties entre les couches des roches voisines, formées aux dépens de gros filons ou d'amas éruptifs, ou qui doivent leur origine à ce que la matière incandescente a été arrêtée dans des fentes qui n'atteignaient pas tout à fait la surface et est venue au jour en suivant un plan de stratification.

Cette forme de filon est donc toujours plus récente que les roches superposées dont il n'est pas rare qu'il contienne des fragments et dans lesquelles il envoie souvent des apophyses.

8. Les éjections meubles. Les explosions qui accompagnent les éruptions volcaniques |sont dues aux gaz et vapeurs s'élevant dans la masse lluide et l'entraînant en masses qui, peu volumineuses, forment les lapilli et les bombes, mais dont les dimensions atteignent quelquefois plusieurs mètres. En retombant à la surface, elles s'amassent souvent pour former un volcan stratifié, mais, si elles tombent dans l'eau, elles s'étalent en couches horizontales alternant avec les vrais sédiments, s'altèrent en partie à la longue et deviennent ainsi des tufs. Ceux-ci ne sont pas exclusivement le produit de l'activité des volcans les plus récents ; ils jouen déjà un rôle important aux époques paléozoïques, comme membres intercalés dans.la série normale (tuf diabasique dans le silurien, le dévonien et le culm; tuf felsito-porphyrique dans le dyas, etc.).

Nous traiterons spécialement, dans la partie historique de cet ouvrage, de tous les modes de gisement de roches éruptives, lorsque nous étudierons les phénomènes volcaniques qui se sont accomplis au cours des différentes périodes géologiques.

§ 10. Structure des roches massives. — La disposition particulière que prennent ces roches est due à la contraction que déterminent le refroidissement et à la solidification de la masse fluide. Les roches se fendent dans leur masse d'une manière plus ou moins régulière, et se partagent en polyèdres irréguliers, ou en colonnes, ou en plaques.

Dans la division irrégulièrement /)o/î/ednçMe les fentes traversent la roche dans des directions indéterminées, d'où la formation de solides irréguliers limités par des surfaces planes. Cette structure est très-fréquente, et on l'observe dans presque tous les granités, porphyres et diabases.

Lorsque la roche se divise en solides nettement prismatiques plus ou moins allongés, serrés l'un contre l'autre à la façon des loges d'une ruche, on dit qu'elle se partage en colonnes. Ces colonnes ont d'ordinaire 5 ou 6 côtés et leurs faces latérales sont le plus souvent planes et polies. L'angle sous lequel elles se rencontrent est complètement indéterminé. Le diamètre de ces colonnes rocheuses oscille entre quelques centimètres et 6 ou 7 mètres; leur longueur peut dépasser 100 mètres. Communément

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