FORMATION FONDAMENTALE
Troisième phase. — Formation de scories ou état de la formation d'une surface obscure refroidie.
Le soleil est au passage de la seconde phase à la troisième. La troisième phase est représentée par les étoiles fixes à éclat variabfè, à couleur correspondante à l'étal d'incandescence rouge dans lequel elles sont. Le passage de la troisième à la quatrième phase nous serait appréciable dans une étoile fixe, par un affaiblissement progressif de son éclat.
La quatrième phase, celle du fendillement violent de la surface déjà refroidie sous la pression de la masse intérieure incandescente qui fait éruption ; phénomène qui se manifeste par la subite illumination d'un nouvel astre.
La cinquième phase, celle de l'épaisissement continu de la croûte terrestre sur laquelle se condense la vapeur d'eau, et, finalement, refroidissement complet du corps céleste.
Notre terre a traversé les quatre premières phases du développement cosmique et est entrée dans la cinquième. Ceci est établi par les observations astronomiques et astrophysiques de la forme du globe, de sa pesanteur spécifique, de ses rapports de température.
a. ÉTUDE DES FORMATIONS.
Formation fondamentale (croule de solidiGcation) .
L'idée d'une mer dans laquelle se précipitèrent les premiers dépôts, implique nécessairement celle d'un fond solide sur lequel elle a pu s'étendre ; les sédiments peuvent provenir d'une solution chimique ou résulter d'une précipitation mécanique et ils doivent nécessairement leurs éléments à des roches préexistantes. De ces considérations il ressort que la série tout entière des sédiments est supportée par un terrain de nature différente et plus ancien, la formation ^fondamentale, qui ne peut être autre chose que la croûte primitive de solidification du globe terrestre.
Il est douteux que cette croûte primitive soit quelque part accessible à l'observation. Peut-être les gneiss inférieurs, uniformes, faiblement madrés, très-indistinctement stratifiés de la formation laurentienne, doiventils être considérés comme les produits de solidification à la surface de notre planète incandescente, mais, laissant de côté cette supposition, nous pouvons néanmoins tirer quelques conclusions de leur composition minérochimique. La masse du globe, y compris son enveloppe gazeuse, depuis l'origine jusqu'aujourd'hui n'a pas changé ; la matière qui les forme n'a pas diminué et elle n'a pas non plus augmenté, si nous laissons de côté ce qui lui a été apporté par les météorites, dont l'importance est peu considérable.