fiq;o« inter- et d'eau douce in- l nothltegende
rompu par terrompuespardcs Couches m . . .1 Productif
des oscilla- formations de ri- houillères. P'antes terrestres et formalions légères vagc et d'eaux sta- i yonhoutl-
gnanles. ^ ère. . (.j^j,,j^^.
Grès. l fère.
^.Emersion. Formations derivage ^^l^^-'^ gj^^,,,^,.
1. Mer profonde. Formations marines. Calcaire. Animaux marins. bonifère.
Avec cette manière de voir, on se rend complètement compte de ce que, aux points où le fond de la mer n'a pas été soulevé et où, par conséquent, des formations exclusivement marines remplacent les deux membres de la série typique, la série des couches post-carbonifères commence avec des calcaires marins et même quelquefois est entièrement due à des dépôts marins. De cette façon tombe la division en deux du dyas normal. Les couches dyasiques de l'O. de l'Amérique du Nord, celles du Spitzberg et des Alpes doivent avoir eu un développement analogue : elles suivent le calcaire carbonifère et lui sont intimement liées par des passages. En Russie, on trouve des couches dyasiques aussi bien de rivage que de mer profonde, mais leurs limites sont si peu sûres et leur faciès pélrographique est si différent de celui du dyas typique d'Allemagne, que l'on a donné le nom de permien à cet équivalent du dyas, dénomination qui a passé d'ailleurs à la série post-carbonifère de l'Amérique du Nord. Les mots dyas et permien sont donc des mots équivalents, qui désignent deux faciès différents des produits de l'âge post-carbonifère, et nous pouvons les placer à côté l'un de l'autre à aussi juste titre que nous avons ra])proché le culm et le calcaire carbonifère.
Par dyas ou formation permienne, nous comprenons, par conséquent, ces complexes de couches dont le dépôt a suivi immédiatement celui de la houille et qui a précédé la formation triasique, de telle manière que parfois son niveau inférieur est intimement lié avec la première et que son niveau supérieur a les plus étroits rapports avec la seconde. Dans les contrées où le dyas avait été d'abord observé, il se partage en deux dépôts d'ordinaire nettement tranchés, le Rothliegende avec plantes terrestres et le Zeclistein avec fossiles marins, mais dans d'autres pays, comme dans l'Amérique du Nord, la Russie, etc., la séparation n'estplus si accentuée ou même on ne peut plus la reconnaître.
La faune et la flore post-carbonifère, d'une pauvreté si remarquable en formes, se rattachent étroitement à la période précédente : elles ontconservé intact le caractère paléozoïque et elles nous offrent, pour ainsi dire, les
DYAS. 445
derniers débris d'un monde organique qui disparait. La flore post-carbonifère est formée, abstraction faite de quelques Algues, par les Cycadées, les Conifères, les Fougères et les Calamités ; les plantes terrestres y ont donc une grande prédominance. Parmi elles se trouvent ces genres développés déjà au dévonien moyen et qui acquièrent tant d'importance dans la flore carbonifère , Colaîniles (avec le C. gigas trèscaractéristique), Annularia, AslerophyllUes, Sphenopteris, Neuropteris, AlectropteriSy Odontopteris , et leurs espèces sont assez nombreuses ; le genre Cyatheites est très-répandu et le genre carbonifère Nœggerathia s'est aussi conservé. Au contraire, \es Lcpidodendron sont devenus rares et les Sîgillaria et Stùjmavia, si abondants à la période carbonifère, sont pres({ue complètement disparus. Les troncs des Fougères arborescentes de cet âge ont été bien conservés par la silice, et à cause de leur abondance extraordinaire en certains points, ils doivent être considérés comme trèscaractéristiques. Les Psaronius et les Tubicaulis appartiennent à cette famille. Les premiers montrent sur une coupe transverse (fig. 235 b) les faisceaux fibro-vasculaires disposés en fer à clieval étiré, transformés en
Fig. 233.
a, Tubicaalis. {», Psaronius.
quartz de différentes couleurs, et ils sont entourés de racines adventives dirigées de haut en bas, entre lesquelles s'élevaient les feuilles. Les Tubicaulis ont les faisceaux fibro-vasculaires disposés d'une manière différente (fig. 253 a). A côté de ces troncs de Fougères se trouvent aussi des fragments de troncs de Conifères silicifiésde 3 à 4 pieds de diamètre. Les pays de Flôha, Cbemnitz, Planitz, enSaxe, de RadowenzenBohéme, sont riches en fossiles de cette nature. Un genre de Conifères, le genre Walchia (fig. 234) avec ses feuilles aciculaires, serrées, atteint une grande importance par l'abondance de ses branches et sa vaste répartition . Tandis que les débris de cette flore terrestre sont généralement limités aux formations de rivage ou de marécage de la série post-carbonifère, surtout au rothliegende, le groupe marin du dyas contient des Fucoïdes(ex. Caulerpites) très-communs à côté aussi des Fougères, mais surtout des branches et des fruits trans-
Ui
DYAS.
formés en cuivre d'un Conifèrc voisin du Cupressus sempervirens, YUllmannia Bronni (fig. 235).
Fig. 254. — Walchia pinirormis Sleriib. Fig. 255. — Branche Ullmaimia
Bronni Gôpp.
La faune de la formation post-carbonifère est beaucoup plus pauvre que celle de l'époque précédente et, à part quelques Reptiles et Poissons, elle est limitée aux productions marines. Les restes de Protozoaires (ex. Nodosaria) et d'Echinodermes sont extrêmement rares. Les Coraux sont plus abondants et ils sont représentés j)ar quelques Zoantliaria tabulata (Calamopora et Alvéolites) par des formes paléozoïques, par conséquent ; les
Bryozoaires sont proportionnellement bien représentés par les Fcnestclla. La Fenestella retiformis (fig. 236) est caractéristique du zeclistein. Mais lesBrachiopodes sont les plus représentés des animaux inférieurs , et ils . fournissent les formes les plus répandues et ^\'hi les plus caractéristiques. Ici se rangent les ;?^ Productus horridus, Spirifer undulatus, Stropfinlosia Morrisiana, Camarophoria retiformis Schlotlieimi, semblable à une Rhyncbonellc, Terehratula eloncjata et entin Lingula Credneri. Les Bivalves atteignent déjà une plus grande importance dans la période post-carbonifère, relativement aux autres représentants du monde animal. Par leurs caractères généraux ils se rapprochent plus des Bivalves mésozoïques que de ceux de l'âge paléozoïque : ce sont surtout les genres Mytilus, Pecten, Arca, Gervillia, Nucula et Schizodus, genre précurseur des Trigonia. Il faut comj)tcr parmi les fossiles les plus communs du zechstein les Schizodus obscwus (fig. . 240), Avicula speluncaria, Arca striala, Mytilus Hausmanni, Pecten pusillus, Gervillia ceratophaga.
Les Gastéropodes ne sont représentés dans le zechstein que par un petit
Fig. 25G.
Fenestella Schl.
DYAS.
Fig. Îi37. — Productus liorriJus
Sow. Fijr. 238. — Spirifer undulalus
Souk Fig. 259. — Sirophalosia Morri-
ùam King.
Fig. 240. — Schizodiis obicurus
Sow.
nombre de genres (surtout par les Turbo ^ Pleur otomaria, Chiton^ Natica, Dentalium) et par environ 20 espèces, à individus rares, petits, peu remarquables. En môme temps, disparaissent près- 2r>s que complètement les Céphalopodes, encore si abondants à Tépoque carbonifère, de telle sorte que, jusqu'à présent, l'on n'en connaît que deux représentants dans le zecbslcin d'Allemagne cl rien qu'un petit nombre d'espèces appartenant aux genres Nautilus, Ovlhoceras^ Cyrloceras, dans le permien de l'Amérique et de la Russie. Les Trilobiles, déjà presque éteints à l'âge carbonifère, sont complètement disparus à l'époque dyasique; une Limule, quelques petits Cypris et quelques Ampliipodes les remplacent. La pauvreté en Cépbalopodes et Gastéropodes et l'absence des Trilobiles sont une des particularités les plus trancbèes de la l'aune post-carbonifère. Mais les Poissons de cet âge ont laissé de nombreux débris ; certains d'entre eux remplissent souvent en quantité énorme d'individus le Kupferschiefer d'Allemagne, par exemple. La plupart appartiennent aux Ganoïdes hétérocerques à petites écailles, surtout aux genres Prt/a?oniscMs et Platysomus, parmi lesquels les plus fréquents sont Palœoniscus Freieslebeni (lig. 241), Pal. Vratislaviensis, Plalijsomus gibbosus, en Allemagne, Palœoniscus complus et Platijsomus slriatus en Angleterre.
L' Amblypterus macropterus les accompagne. Parmi les Placoidcs, il faut citer le Xenacanthus Decheni, poisson cartilagineux long de plusieurs pieds avec des fulcres très-longs. Les Vertébrés à sang froid ont acquis un nouveau type depuis la période carbonifère, les Lézards écailleux. Les représentants post-carbonifères de ce dernier groupe, les Thécodontes, possèdent encore des vertèbres biconcaves comme les Poissons, mais, en même temps, ils ont les dents enfoncées dans des alvéoles comme les Crocodiles; ce sont les plus anciens Lézards, par conséquent les premiers Reptiles i si VEosaurus, dont nous avons déjà parlé p. 423 n'est
Fig. 241. — Palœoniscus Freieslebeni, ^jr.
DYAS.
point un Enaliosaurien et doit être placé à côté des Labynnthodoiites comme le veulent certains naturalistes. V Archegosaurus Decheni
(fig. 245) appartient aux Batrachosaures ; on l'a trouvé dans les schistes de Lebach qui recouvrent la lormation houillère de Sarrebrùzk ; le Proterosaurus Speneri doit être rangé parmi les Lézards écailleux.
Il est à peine douteux que ces Thécodontes n'aient ou
Fig. 242. — Platysomus sliiatus Ag.
une organisation plus élevée que les Batrachosaures et, par leur apparition, le développement des Reptiles fit un pas important. On connaît encore des traces de pas de Sauriens post-carbonilëres qui ont été décrites sous le nom de Saiirichnites (Friedrichroda en Thùringe, Ilohcnelbe en Bohème, Oschatz en Saxe).
Fig 243. — Crâne de l'Archegosaurus Decheni Gold. a, coupe d'une dent; b, dent.
Dyas (V Allemagne. — Nous avons déjà fait remarquer que les couches intercalées au houiller et à la partie inférieure du trias pouvaient se partager en .\llemagne en deux divisions nettement distinctes pétrographiquement et paléontologiquement, l'une inférieure, formée de grès et de conglomérats avec les restes d'une llore terrestre, le rotliliegende, l'autre, supérieure, formée de gypse, de dolomie et de calcaire avec des fossiles marins, le groupe du zechstein (voy. fig. 41, p. 204, et fig. 244).
Caractères pétrographiques. — Le rothliegende forme une série de couches puissante de 500 mètres en moyenne, mais qui en certains points.
DYAS.
comme en Bavière, peut atteindre plus de 2000 mètres. Il est formé de conglomérats, de grès et d'argiles schisteuses. Les conglomérats sont dus
Eisicbcn.
Pollcben.
Fig. 244. — Coupe du bassin dyasique et tnasique d'EisIcben-Mausreld.
a, Rolhliegcnde; b, Kupferschicfer et ZAchstein ; c. Gypse, anhydrite, lignitcs argileux, rauchwacko; d, grès bigarrés ; e, Calcaire coquiller.
à des galets et des fragments de roches dont la grosseur oscille entre la grosseur de la tète et celle d'une noix, plus ou moins complètement arrondis, provenant de toutes les roches anciennes possibles, granité, diabase, diorite, gneiss, micaschistes, schistes argileux, quartzites, schistes siliceux, etc., qu'accompagnent, surtout à la partie supérieure du rothliegende, des galets de porphyre et du mélaphyre provenant de roches éruptivcs dont l'âge est un peu plus ancien. Tous ces fragments sont reliés par un ciment quartzeux, argileux ou sableux, rarement calcaire, qui, dans la plupart des cas, a pris à l'oxyde de fer une couleur très-caractéristique. Ces conglomérats forment des couches parfois très-puissantes, mais très-nettes, présentant alternativement des éléments plus fins et plus grossiers. Les grès sont d'ordinaire formés de grains anguleux, de roches quartzeuses, quelquefois aussi de débris de feldspath ou de kaolin et d'un ciment d'ordinaire argileux, plus rarement calcaire ou kaolinique. La grosseur des grains oscille dans une même couche entre celle des jfalets d'un conglomérat et celle du sable fin. La couleur rouge et le rouge brun prédominent, mais le gris et le vert se rencontrent parfois. La zone supérieure des grès et conglomérats du rothliegende est décolorée par le lessivage, par exemple, dans le pays de Mansfeld ; en liesse et en Thuringe, elle a passé au gris ou au blanc, d'oîi le nom qu'on lui a donné de Weissliegende et de Grauliegende. Les schistes argileux dont la couleur varie entre le rouge de sang et le brunâtre, très-riches en oxyde de fer hydraté, sont caractéristiques du rothliegende, ils se trouvent en lits peu puissants intercalés aux conglomérats et grès. Les calcaires quelquefois dolomitiques, ne se montrent qu'en sous-ordre dans le rothliegende ; ils se présentent d'ordinaire comme des lentilles plates, rarement ils recouvrent de grandes étendues, et ils sont quelquefois fossilifères. C'est aussi le cas des schistes argileux bitumineux, qui forment des couches dans la partie in-
448 DYAS.
férieure du rolhliefïendc et renferment des restes de Poissons, comme par exem])le le Xenacantims Declieni (Weissig, Oschalz et Cliemnitz en Saxe, Ilohenelbc en Boliême) . Comme le dépôtdu dyas inféricurrepose directement sur la houille, il n'est pas étonnant que l'horizon inférieur du rothliegende contienne des- lits de houille qui, à la vérité, n'atteignent jamais la puissance et le nombre des couches carbonifères. La série la plus importante des couches dyasiques houillères est celle du bassin de la .Sarre et celle d'Ilfeld au bord S.-O. du Harz. Au cercle de Rakonitz, en Bohème, on exploite dans le dyas des couches de houille de 3 à 4 pieds de puissance, qui sont accompagnées de ces schistes riches en Poissons dont nous avons déjà parlé. Les formations de Oberlungwitz, Cheranitz et Wech-^clburg en Saxe, d'ilmenau et de Schmalkaldcn en Thuringe, de Meisdorf au bord E. du Harz, sont beaucoup plus importantes. Enfin les schistes argileux et ligniteux du rothliegende inférieur, semblables en cela à ceux de la formation houillère de Sarrebrùck, par exemple, renferment des nodules de sphérosidérite argileuse fossilifère en si grande quantité qu'on peut les . employer à l'extraction du fer. Les minerais de cuivre (malachite, azurite, pyrite) se rencontrent dans le rothliegende, sous forme d'imprégnations, principalement à Sangerhausen (Prusse), et en de nombreux points au N. de la Bohême, où, par exemple, à Bôhmischbrod, ils sont concentrés dans certaines zones de grès où ils imprègnent et incrustent les Calamités.
Comme exemple typique de la division du rothliegende, en Allemagne, nous pouvons donner ici, d'après Beyrich, celle du paijs de Mansfeld, et du bord S. du llarz. Cet étage se partage en trois divisions.
4) Le rothliegende inférieur. Il repose en discordance sur les schistes silurtens du Harz et commence à Grillenburg par un système de couches contenant de la houille, de grès schisteux, de conglomérats fins, d'argiles schisteuses et de minces Hls de schistes bitumineux. Ceux-ci renferment des débris de Splienopteris, Neuropteris, Pecopteris. Au-dessus, viennent de minces couches puissantes d'environ 20 mètres, formées de grès gris tachetés de brun rouge, avec des schistes argileux et des conglomérats à petits éléments. Dans le pays d'Ilfeld, le rothliegende inférieur est formé de conglomérats grossiers dont les galets proviennent du Harz et au-dessus desquels se trouvent des grès et argiles schisteuses avec un lit de houille d'environ t"50. Un nouveau conglomérat recouvre les couches houillères.
2) Le rothliegende moyen. Prédominance des argiles schisteuses rouges et d'argiles avec des grès à grains fins, durs, schisteux avec des bancs de conglomérats de silex cornés, puissants de 3 à 6 mètres, très-caractéristiques pour ce niveau, et deux bancs de calcaires argileux, noduleux. Les premiers sont formés de galets souvent complètement arrondis, variant pour la grosseur entre le volume d'une noix et celle de la tête ; ils sont en un quartz extrêmement dur et de couleur grise, leur ciment est argilo-sableux, d'un rouge brun. Au bord S. du Harz, le rothliegende moyen est essentiellement formé de grès et argiles schisteuses avec des argiles et
DYAS. 449
des calcaires intercalés. Il y eut, pendant leur dépôt, des éruptions de mélaphyre et de porphyrite.
5) Le rothliegende supérieur commence dans le pays de Mansfeld par un grès quarlzeux, grenu, dont le ciment est peu abondant, quelquefois kaolinique, le grès de Siebigerrôde, dans lequel on trouve fréquemment des troncs de Conifères silicifiés. Au-dessus on trouve 2 à 5 mètres de conglomérats de silex corné et de grès rouge brun aux grains arrondis. La présencede galets de mélaphyre et de porphyre est caractéristique pour ce complexe découches. Los amygdaloïdes de mélaphyre qui se trouvent près de Mansfeld appartiennent aussi à ce niveau.
Au bord S. du llarz, le rothliegende supérieur est surtout formé par les porphyres ol les tufs porphyriques , les conglomérats, les grès tachetés et enfin les sables de Walkenriod. Ceux-ci sont des sables meubles ou des grès cellulcnx équivalents au Weissiicgende du pays de Mansfeld et de liesse, qu'il faut considérer comme du rotliliegende supérieur décoloré par le lessivage. Il contient à sa partie supérieure des imprégnations de minerai de cuivre. Il ne faut pas confondre avec ce Weissiicgende, qui appartient au rothliegende, une zone de conglomérais blancs, riches en calcaire, contenant par endroits des resles marins et que Beyrich a appelé conglomérat du zechstein ; ce conglomérat sus-jaccnt au vrai weissliegende appartient au zechstein et se trouve immédiatement sous le kupferschiefer au bord S. du Uarz, par exemple.
Dans le bassin de la Sarre le rothliegende suit étroitement le carbonifère supérieur (couches d'Ottvveilcr) et, d'après E. Weiss, se partage comme il suit :
\) Rothliegende inférieur commençant avec les lits calcaires de Weissliegende, dans lesquels apparaissent pour la première fois Callipteris conferta et Calamités gigas. Dans les couches suivantes se montrent une flore aux caractères mixtes, à la fois carbonifère et dyasique formée surtout par Callipteris conferta, Walchia piniformis et des bois silicifiés, et en outre les Amblypterus, Acanthodes, Anthracosia et autres fossiles animaux. Un Ht de houille de O.'iO à 0.26 d'épaisseur.
2) Rothliegende moyen; couches de Leftac/j, commençant avec un lit de houille de 0.12 à 0.25 avec un toit de calcaire siliceux qui contient .Vcanlhodes et Xenacanthus. Au-dessus sont les argiles schisteuses à nodules ferrugineux de Lebach avec Archegosaurus, Acanthodes, Xenacanlhus, Amblypterus et des Insectes ; aussi les Walchia.
Ces deux systèmes de couches sont compris par Weiss comme rothliegende houiller, par V. Dechen, comme terrain houiller pauvre. Pendant qu'ils se déposaient, il y eut de nombreuses éruptions de felsil porphyre, mélaphyre, palatinite et de porphyrite, qui formèrent des filons et des nappes entre les roches sédimentaires.
5) Rothliegende supérieur formé après l'éruption des porphyres, par conséquent composé en grande partie des produits altères des éruptions précédentes, de conglomérats qui paraissent n'être pas fossilifères.
Caractères paléontologiques du rothliegende. — Envisagé d'une manière générale, le rothliegende est pauvre en restes organiques. A part quelques Poissons et Sauriens, ce sont des troncs de Calamités, des frondes de Fougères et des Walchia pour les argiles, les calcaires et les schistes bitumineux, tandis que les troncs siliciQcs de Fougères et les bois de Conifères se rencontrent plutôt dans les conglomérats. Il faut citer comme
450 DYAS.
fossiles très-caractéristiques du rotliliegende le Walchia piniformis et \e Calamités gigas. On les rencontre principalement dans les grès gris du niveau inférieur du rotliliegende, grès à Walchia, et ils fixent nettement la séparation du houiller d'avec le dyas. Dans les couches correspondantes du bassin houiller de Sarrebrùck, les schistes de Lebach, les argiles à nodules ferrugineux renfermant les restes des Archegosaurus Decheni et Amblypterus macropterus, sont caractéristiques. Les fossiles des conglomérats sous-jacents aux grès à Walchia sont presque uniquement les troncs silicifiés de Psaronius, Tubicaulis et des Conifères. Dans les calcaires rouges intercalés à Braunau (Bohème) dans le rothliegende, il y a, outre beaucoup de fossiles végétaux, Palseoniscus Vralislasviensis, et dans les schistes bitumineux du rothliegende inférieur de Oschatz en Saxe, de Hohenelbe en Bohème, de Lowenberg en Silésie, on trouve en abondance Acanthodes gracilis et Xenacanlhus Decheni. Geinitz a décrit dans les schistes bitumineux de Weissig, près Dresde, une faune et une flore assez riches dont les principaux représentants appartiennent aux genres Acanthodes, PaliEoniscus, Blattina, Esthcria, Calamités, Asterophyllites, Sphenopteris, Callipteris, Cyatheites, Walchia et Cordaites.
Éruptions volcaniques pendant le dépôt du rothliegende. — II y a un rapport si étroit entre les roches sédimentaires du rothliegende et de trèsnombreuses formations volcaniques, que leur contemporanéité n'est pas discutable. En outre, les éruptions ont si bien laissé partout des traces dans le rothliegende que, par suite de la pauvreté en formes organiques, on peut les considérer comme un bon caractère de ces terrains. Les roches épanchées à l'état igné, pendant la formation du rothliegende accompagnée de produits sableux et de cendres, sont les fclsitporphyres, porphyres granitiques, palatinites, porphyrites et mélaphyres; elles se sont étendues en nappes plus ou moins puissantes, qui souvent sont traversées „ , ., , ^ „ . . de nouveau par des roches érup-
Brnadesthal. Falkcnslem. » r
.jTT .;^ I tives plus récentes. Le felsitpor-
phyre est représenté par une série
nombreuse rde variétés fondées sur
la couleur de la masse fondamentale
„. ^,. et des ségrégations cristallines, sur
rig. 24,). — (,ou|)c des formalidiis dyasKjiics i i
éniptives de ilfcid. ' abondance ou la rareté de ces der-
fl, schistes siluriens hercyniens; h, rolhlicpcndc iu- "ièrCS, la StrUCturC dc la lliaSSC foUférieur houiller; c, rothliegende moyen (.nrgiles et damcntalc Ct IcS parties COUStituaHgrès); d, mélaphyrc; e, argiles; f, porphyrile. , • ¥i . • •
tes accessoires. 11 se montre ici comme les autres roches éruptivcs en filons ou en lits. Le Thùringerwald surtout, au commencement de l'époque pos-carbonifère, était le théâtre des grandes éruptions de felsitporphyre ({ui travei"sent le rothliegende
DYAS. 451
en de très-nombreux points. C'est à cette époque qu'eut lieu réru})tion du felsitporphyrc dans lequel s'est creusée la vallée de la Saaic près Halle et de celui qui est intercalé au rothliegendc à Lauterberg et au Rabensberg près Sachsa. En Saxe, le rotliliegcnde du grand bassin d'Osclmtz et celui de Zwickau et de Chemnitz sont partagés en deux étages par quel* ques nappes de felsilporpbyre. Les éruptions de ce que l'on a appelé mélaphyve sont encore plus nombreuses et plus importantes que celles du felsitporphyre ; il est vraisemblable que l'on a compris sous ce nom de nombreuses rocbes de caractère différent. Dans le Thùringerwald, abstraction faile de quelques dômes et filons petits et isolés, elles forment trois grands groupes sur les versants N. et S. et sur le bord E. de la montagne. Le mélaphyre d'Ilfeld, dans le Harz, forme une masse puissante, intercalée au rolbliegende. Le grand territoire que le dyasique inférieur occupe au S. du llundsrùck est extrêmement ricbe en filons et amas de mclaphyres et plus encore en nappes régulièrement intercalées, dont la puissance oscille entre quelques mètres et 60 ou 70 mètres. Dans l'Odenwald il y a des porphyres, et en Silésic il y a des fcisitporphyrcs et des mélaphyres intercalés aux couches du rothliegcnde. Au N.-E. de la Bohême, au cercle de Jicin, on voit cinq nappes puissantes superposées, séparées par le rolbliegende. Dans les petits affleurements du dyas inférieur aux environs de Cracovic, on rencontre le felsitporphyre et le mélaphyre typique.
Enfin, certaines porphyrites ont aussi fait éruption pendant le dépôt du rothliegcnde. A Ilfeld, la porphyrite a traversé la partie inférieure de ce dernier terrain et les mélaphyres qui s'y trouvaient intercalés et elle s'est étendue en un manteau puissant au-dessus de lui ; plus tard, elle a été recouverte par le rothliegcnde supérieur.
Il n'est pas rare d'observer des formations de brèches aux dépens du felsitporphyre et du mélaphyre à l'époque de l'éruption de ces roches ; c'est principalement dans le Thùringer- K'î'!?" vsrald, par exemple, aux environs r- o*r vi aux .<• j
de Fnedrichroda, qu'ils sont sa partie supérieure. Zderctz au N. de la Bohême.
répandus. En même temps, on
trouve des éjections de sables, de cendres et de boues, qui ont fourni les éléments des tufs porphyriques, donl le rôle est si important parmi les couches du rothliegcnde. Ces roches argileuses, de couleur vai'iée, sont pour
452 DYAS.
la plupart en lits très-minces et très-nets; il n'est pas rare d'y rencontrer des restes organiques, principalement de feuilles ou des troncs silicifiés. Le principal dépôt de tuf porpliyrique appartient au rothliegende du bassin des monts Métalliques, surtout aux environs de Chemnitz. L'éruption des mélaphyres et porpliyritcs dyasiques a aussi déterminé des formations de tuf (à llfeld).
La manière dont certains fragments de mélaphyre se montrent entre les grès du rothliegende supérieur de Mansfeld est très-instructive. Leur forme générale, leur surface celluleuse, leur structure scoriacée, démontrent à l'évidence qu'ils ne sont point des galets, mais qu'ils ont été rejetés par le volcan. On les trouve ou isolés ou serrés l'un contre l'autre dans un grès à grains fins de couleur brun-rouge (fig. 247), qui joue le rôle de ciment. On ne peut pas douter qu'ils ne soient des bombes de mélaphyre tombées dans une baie peu profonde, où se déposaient les éléments du rothliegende. Cette disposition rappelle ce qui se passe au pied du volcan de Roderberg, au-dessus de Bonn, où l'on trouve de la même manière les bombes et lapillis des laves récentes entre les galets et les sables stratifiés du lUiin. De semblables scories dyasiques de mélaphyre sont Fig 247 — Cou e ^onnues à Friedrichroda en Thuringe et au N. de la Boprise entre Rôdchen hême, à proximité de coulées de mélaphyre. et Leimbach, près Lgg caux de la période post-carbonifère ont déployé leur activité sur les mélaphyres et porphyres qui ve- "'brul' avec"bombeTS «aient dc faire éruption. Leurs fragments, les bombes mélaphyre peu nom- et Ics lapillis foumircnt l'élément principal de certains breuses; fc, grès en (.Qj,or]Qju(3pjjjg jg rothliegendc, commc daus le district
minces couches sans O o »
bombes; c, grès avec d'Oschatz, daus le bassiu de Dohlen, en Saxe, au bord nombreuses bo.nbes; g j jj . Georgcnthal, cu Thuringc.
a, amas de bombes ' O . ' o
ayant environ 10 m. H n'cst pas rare quc Ics roches éruptives du rothlicde puissance. gendc scrvcut de gisements à des minerais. La présence
de minerais de manganèse est surtout remarquable ; on l'observe dans le Thùringerwald et le ilarz. Les points principaux de la Thuringe où on le rencontre sont les environs d'Elgersburg où la pyrolusite et la psilomélane remplissent des fentes du felsitporphyre qui peuvent atteindre 5 mètres de large. Les gisements de Oerenstock, près Ilmenau, et de Gottlob, près Friedrichroda, sont moins importants. Si les minerais de manganèse prédominants en Thuringe sont la pyrolusite et la psilomélane, c'est la manganite, quelquefois nettement cristallisée, qui se rencontre dans les porphyrites à llfeld, dans le Harz. Dans les grès, schistes et conglomérats du dyas inférieur, et les porphyres et mélaphyres qui les
DYAS. 453
ont traversés, on trouve du minerai de mercure quelquefois en filons, quelquefois en imprégnation. Le remplissage de ces filons est formé d'argiles dans lesquelles le minerai de mercure et le mercure natif, les amalgames ou des chlorures et surtout le cinabre sont répandus en veines et en druses. Quelquefois les roches à proximité du filon, surtout lorsqu'il s'agit de silex cornés et de grès, sont traversées jusqu'à plusieurs toises de distance de veines délicates ou de fines imprégnations des mêmes minéraux qui remplissent les crevasses voisines.
2. Le groupe du Ziechslein. — Le zechstcin forme la division supérieure de la série des couches dyasiques d'Allemagne. Dans les districts où il a son complet développement et, typiquement, au bord S. du Ilarz et au pays de Mausfeld, il est plus ou moins nettement formé des membres suivants dont la puissance, à la vérité, varie beaucoup dans les différentes localités :
a. Conglomérat du zechstein. — Ces couches puissantes de 1 à 2 mètres sont, ou des grès calcaires ou des argiles gris-blanc, ou des conglomérats calcaires de couleur gris clair. Ceux-ci sont formés de galets de grauwacke, de schistes siliceux et de quartz liés par un ciment calcaire. Dans le pays de Géra, on trouve dans cette zone les restes de Rhynchonella Geinitziana et Lingula Credneri.
Comme nous l'avons déjà dit, le conglomérat du zechstein est souvent confondu avec le Weissliegende. Le premier, cependant, manque presque complètement ici et se montre seulement plus loin à l'E., entre Sangerhausen et Steina, comme supportant le kupferschiefer, tandis qu'il recouvre les conglomérats blancs et les sables du rothliegende.
b. Le kupferschiefer ; schistes marneux, bitumineux, noirs, d'environ 0.60 d'épaisseur. 11 se caractérise par trois particularités remarquables : sa teneur en bitume, la présence de minerais et la richesse en restes de Poissons.
Les minerais sont principalement limités à la couche la plus inférieure, qui a environ 0,01 d'épaisseur, et qui forme le vrai kupferschiefer. Le cuivre se trouve en poussière extrêmement fine, sous forme de pyrite, de philipsite, de chalcosine, de covelline et de cuivre natif; d'autres minéraux se rencontrent avec les minerais de cuivre, comme la galène, la pyrite de fer, l'argent natif. Dans les points oîi ces minerais sont en quantité assez importante, comme dans le pays de Mansfeld, à Riechelsdorf en Uesse, et à Saalfeld en Thuringe, ils sont l'objet d'une exploitation suivie.
Le kupferschiefer est extraordinairement riche en débris de poissons, Palœoniscus Freieslebeni, Plalijsomus gibbosus, etc.; il contient aussi des rameaux, des fruits et des feuilles de ÏUllmannia Bronni et de nombreuses Algues. C'est du kupferschiefer que proviennent les exemplaires
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peu nombreux et incomplets du Protet^osaurus Speneri. Malgi'é sa faible épaisseur, cette zone a une extension considérable. Au pays de Mansfeld, elle recouvre comme un manteau le rothliegende, qui présente des plis nombreux par suite de bouleversements ; elle entoure comme d'une ceinture les pentes du lïarz, du Thuringerwald, et se trouve sous les dépôts récents en liesse et dans le pays d'Osnabrûck et d'Ibbenbùhrcn. Pour expliquer la présence du cuivre dans cette /one , on suppose, comme nous l'avons déjà dit, que son dépôt a eu lieu dans un golfe peu profond ou dans un bassin à communications restreintes, dont les eajix se sont chargées de solutions minérales par l'apport des sources, au détriment des animaux qui les habitaient, surtout des Poissons. La destruction de ces derniers a été déterminée par la réduction des sels métalliques en sulfures, qui se précipitaient en se mêlant à ces autres dépôts dont la solidification a • donné naissance au kupferschiefer.
c. Zeclistein. Calcaire argileux, gris, compacte, nettement stratifié, en couches minces, puissantes de 5 à 10 mètr.es, pouvant atteindre exceptionnellement 50 mètres d'épaisseur. Il enferme la plupart des fossiles marins de la période dyasiquc. Pour ses couches inférieures, le Produclus horridus et le Spirifer undulalus sont surtout caractéristiques ; ses couches supérieures contiennent : Fenestella redformis, Schizodus obscurus, Gei^illia ceratophaga, Avicula sjteluncaria, Peclen pusillus^ Terebratida elongata^ Camarophoria Schlotheimi, Sti^ophalosia Goldfussi.
Dans les environs de Mansfeld, il y a, entre le kupferschiefer et le zechstein, un calcaire marneux d'environ 1 mètre d'épaisseur, de couleur gris-bleu, stratifié en couches minces qu'on appelle dans le pays Dach- Idotz et Faille.
d. Raucliwacke et cendres, 2 à 20 mètres. La rauchwacke est une dolomie cristalline grenue, de couleur variant du gris au bleu et au jaune, souvent poreuse et cellulaire, rude au toucher et fréquemment traversée de fentes et de crevasses, ou de grottes qui souvent communiquent entre elles (Liebenstein et Altenstein en Thuringerwald). Elle contient Mijtilus (Aucella) Uausmanni, Gervillia ceratophaga, Schizodus obscurus, etc. • En certains points, comme à Camsdorf en Thûringe, la rauchwacke est remplacée par un calcaire poreux, très-ferrugineux, dans les cavités et fentes duquel l'aragonite a cristallisé. Les cendres sont une dolomie meuble, riche d'ordinaire en bitume et colorée en brun sombre.
e. Anhydrite, gypse, sel gemme, schistes et calcaires fétides; leur succession n'est pas constante, quelquefois il y a des intercalations de rauchwacke et de cendres. Le membre principal de la division supérieure du zechstein est d'ordinaire un gypse à grains fins ou compacte, blanc ou gris, peu ou point sti*alifié, mais très crevassé . et creusé (fig. 248). Dans
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ses principaux gisements connus, à Sangcrhauscn, Ellrich, Stolbcrg, etc., il présente des grottes qui doivent leur origine à la dissolution de la roche
Fig. 2-të. — Amas de gypse et klotz dans les argiles rouges du zecbstein supérieur, près Eisiebeu.
par les eaux (voy. p. 181). Lorsque le toit de ces grottes situées près de la surface s'elfondre, il se produit des tremblements de terre (voy. p. 203). Dans la profondeur, le gypse passe souvent à l'anhydrite dont il n'est souvent qu'une variété (voy. p. 182), et il est fréquemment accompagné de dolomie et de calcaire fétide. Ce dernier est un calcaire gris-brun sombre sur ses cassures fraîches, gris ou jaune après l'action de l'air, imprégné de bitume et développant une odeur fétide lorsqu'on le brise; il passe quelquefois aux schieferletten marneux en se chargeant d'une quantité importante d'argile.
Les membres du zecbstein que nous venons d'indiquer se groupent selon les trois complexes suivants dans le pays de Mansfeld et au bord S. du Harz.
1. Le zechstein inférieur (a), conglomérat du bord S. du Hara de Steina à Sangerhausen et du Kyffhauser (b), kupferschiefer (reposant directement sur le Weissliegende au pays de Mansfeld (e), zechstein.
2. Le zechstein moyen (d), anhydrite et gypse (e); dolomie, calcaire fétide, schistes fétides et rauchwacke qui peuvent se remplacer réciproquement; les schistes fétides avec Ter. suftlata, Schizodus obscurus, Mytilus Hausmanni.
3. Le zechstein supérieur (f), argiles brunes et bleues, grasses avec intercalations irrégulières de dolomie et de calcaire (g) ; gypse plus récent (autrefois rapportés au trias), avec argiles rouges.
Entre les roches qui accompagnent le gypse, le sel gemme est la plus importante. Un des gisements les plus riches de ce minéral est celu de Stassfurt, qui offre aussi des sels de potasse et de magnésie. Le sel que l'on exploite en cette localité appartient au zechstein supérieur. Il est recouvert d'abord d'une zone (ï argiles salifères de 27 mètres de puissance, puis de gypse, et celui-ci supporte en concordance le grès bigarré et le rauschelkalk. Cette série de couches forme un bassin plat dont l'aile S.
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contient le sel gemme exploité à Stassfurt. Sa puissance est encore indéterminée, car on n'a pas encore rencontré les couches qui la limitent par le bas.
La couche la plus profonde que l'on connaisse jusqu'ici et que l'on atteint
à 228 mètres est formée de sel pur; elle est partagée en bancs de 0,08 à 0,16 par de minces lits parallèles d'anhydrite. Audessus de cette couche reposent 06 mètres de sel impur, mêlé à des composés facilement solublcs, et surtout le chlorure de magnésium, traversés de veinules de polyhallile. Puis vient r '. '?" . . . 'f""^' une zone puissante de 60 mètres,
rig. 249. — Coupe du gisement de sel de Stassfurt. dans laquelle prédominent le sel
a, diluvipnct lignites; b, grès bigarrés; c, gypse du gemmC Ct leS SulfatCS Ct la kicsézeehstein supérieur; d, argiles .schisteuses ; e." sels de ^-^^ ^^ ^^^^^^ puissauts dc plu-
magiK'sie et de potasse ; /, sel gemme. * *
sieurs pieds.
La couche la plus supérieure est épaisse de 45 mètres ; elle est formée d'une succession délits de la hauteur du pouce à celle du'pied, de couches bigarrées de sel gemme, de sulfates de magnésie et de potasse, par conséquent de kainite, kieserite, carnallite, tachydrite, etc., qu'accompagnent des nodules compactes ct blancs de boracité. La limite entre ces quatre principales divisions n'est pas cependant exactement tranchée ; il y a, au contraire, entre elles un passage insensible. La puissance des couches salifères de Stassfurt aujourd'hui traversées est donc de 400 mètres. ASperenberg, au sud de Berlin, on a rencontré le sel à environ 90 mètres et on l'a suivi à l'état très-pur jusqu'cà la profondeur de 1550 mètres sans rencontrer les couches qui lui sont sous-jacentes.
Filons de minerais dans le zechstein. — La série du zechstein est traversée en de nombreux points de fentes et de crevasses dans lesquelles se sont déposés, outre le carbonate de chaux, la baryte et le quartz, des minerais de cuivre, de plomb, de cobalt et de nickel. La profondeur de ces crevasses, l'étendue sur laquelle elles sont exploitables, sont souvent importantes, car il n'est pas rare de les voir commencer dans le rothliegende et atteindre les grès bigarrés. La formation de ces fentes a fait jouer les couches du zechstein les unes sur les autres; d'ordinaire les différences de niveau sont peu sensibles, d'autres fois elles atteignent 20, 50 mètres et plus. Elles semblent être dans un certain rapport avec le kupferschiefer, car celui-ci s'enrichit en minerais lorsqu'il est traversé par elles (exemple,
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Camsdorf), mais elles peuvent aussi agir dans le sens contraire (certains points du pays de MansfeM). Les filons cobaltiques de Camsdorf en Thûringeet de Riechclsdorf en liesse se trouvent dans des fcnles du zcchstein. A Camsdorf, la partie la plus inférieure du filon, au niveau du Weissliegende, est formée d'arséniure de cobalt. Plus haut, dans la zone du kupferscliiefer, le minerai est devenu brun et jaune, et enfin dans le zcchstein et le calcaire ferrugineux, il est fuligineux ou noir. Ces modifications, suivant les étages, semblent devoir être attribuées aux actions atmosphériques. A Riechclsdorf, des fentes analogues s'étendent en grand nombre du Weissliegcnde et traversent le zcchstein ; elles fournissent l'arséniure de cobalt, les minerais de nickel et différents minerais de cuivre. Leur richesse est plus grande dans le Weissliegcnde et, d'ordinaire, elle diminue plus haut. C'est aussi à la formation du zcchstein qu'appartiennent les remarquables gisements de fer du pays de Schmalkalden en Thiiringe, celui de Stahlberg en particulier. Ce sont des amas étendus de limonite qui se montrent en connexion avec un calcaire ferrugineux reposant sur la rauchwacke, dans les points où celle-ci a été bouleversée par les éruptions de granité ou de porphyre.
Dyas dWllemagne. — Le dyas atteint son développement typique dans le llara et en Thiiringe. Il entoure les bords 0., S. et E. du Ilarz, sous forme d'une bande étroite,^ et n'atteint un peu plus de développement en surface quu dans le pays de Mansfeld. Les monticules de gypse qui forment comme un mur blanc parallèle au bord du Ilarz dans toute cette étendue appartiennent, de même que le kupferschiefcr de Mansfeld, au zcchstein ; les couches houillères, les mélaphyres et porphyres d'ilfeld sont du rothliegende inférieur. Au bord N. du Ilarz, au contraire, au pays de Magdebourg, le rothliegende et lo zcchstein reposent sur le culm. Séparé du flanc S. du Ilarz par le pays d'Aue, le dyas s'élève pour former le Kyffhaûser en une petite montagne isolée qui émerge des formations récentes. Plus au S., le Tluiringerwald est formé en partie de roches dyasiques sédimentaires et éruptives, principalement du rothliegende, de porphyres et de mélaphyres, tandis qu'un manteau de zcchstein repose tout le long de la chaîne et prend part aussi à la formation d'un certain nombre d'éminences voisines. Dans la prolongation du Thùriniierwald au N.-O., le zcchstein affleure sur une vaste étendue dans la bifurcation entre Werra et Fulda, principalement aux environs de Riechclsdorf. De Thùringe, en direction E., une bande de terrain dyasique court sur Saalfcld parAltenburg et Gcra, passe en Saxe et forme dans le bassin des monts Métalliques un dépôt étendu sur lequel s'élèvent Chemnitz et Zwickau. Le rothliegende apparaît au bord N. des montagnes granulitiques de Saxe et s'étend en direction N., recouvert en grande partie par le diluvium et les lignites et
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traversé de porpliyre au N. jusqu'au delà de Leipzig, et à l'E. jusque Mûgeln, Oschatz et Lommatsch ; en un mot, il a une large extension dans la Saxe Royale, tandis que lezechstein ne se montre qu'en un petit nombre de points. Il résulte de tout ceci que le large bassin entre le llarz d'une part et le Sauerland, le Thûringerwald, le Voigtland et les monts Métalliques d'autre part, aie dyas pour sous-sol dans presque toute son étendue, et que le même terrain lui forme une bordure à la périphérie.
Le rothliegende occupe une aire étendue en Bohême, surtout dans la partie N.-E. du pays ; des calcaires rouges axecPalœoniscus Vratislasviensis et des schistes bitumineux avec Xenacanthus Decheni et Acanthodes gracilis lui sont intercalés. Au N. de Pilsen et à l'E. de Prague, le rothliegende occupe un territoire étendu ; il suit la formation carbonifère et contient de la houille. Dans le comté de Glatz, le dyas n'est représenté aussi que par sa division inférieure ; il remplit les bassins houillers de la Basse-Silésie. Sur le versant nord des monts des Géants, au contraire, dans les environs de Lowenberg et de Goldberg en Silésie, le kupferschiefer et le zechstein se joignent au rothliegende. Le zechstein affleure aussi au bord nord des monts de Lusace. Dans l'Allemagne du Sud, la division inférieure du dyas a une extension assez considérable. Elle s'étend du Thûringerwald le long du bordS.-O. du Fichtelgebirge et des monts de Bohême jusqu'en Bavière, en une bande étroite, partiellement interrompue de formations plus récentes. Un des plus grands territoires du dyas inférieur s'étend au S. du llundsrùck, où il recouvre le houiller et contient quelques faibles lits de houille; il est formé de conglomérats, de grès, de schistes argileux, — ces derniers contenant de nombreux nodules d'argile schisteuse avec des restes à'Amblypterus macropterus et Archçgosaurus Decheni. 11 est traversé de felsitporphyre et de mélaphyre.
Dyas (V Angleterre. Les formations dyasiques de l'Angleterre, principalement dans la partie N., concordent entièrement avec celles de l'Allemagne et se partagent également en deux divisions : le nouveau grès rouge inférieur et les calcaires magnésiens. Le premier, le rothliegende anglais, est formé principalement, comme son nom l'indique, de grès grossiers de couleur rouge sombre, quelquefois de fragments roulés de quartz de la grosseur du doigt entre lesquels sont du sable meuble et des argiles ligniteuses ; les conglomérats y sont plus rares ainsi que les brèches et les mélaphyres. Ils contiennent des empreintes de plantes terrestres et de petits lits de houille. La puissance du nouveau grès rouge inférieur varie considérablement : en certains points elle est de quelques mètres, ailleurs elle s'élève à 500 mètres; en général, il repose en discordance sur le houiller. La division du calcaire magnésien montre aussi une grande concordance avcG le zechstein de la Thûringe et commence par une couche de
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schistes marneux à 1 m. de puissance, qui cori*espond au knpferschiefer et offre comme celui-ci Palœoniscus, Plntysomuset des Fucoïdes. Puis vient un calcaire gris ou jaune, compacte, souvent bitumineux, stratifié on minces couches (zechsleinjj^ avec Pro</McfMS liorridus, Spirifer undulalus, Schizodus obscurus^ etc., sur CO à 70 mètres de puissance ; au-dessus on trouve la dolomie, la rauchwacke et les cendres avec les mêmes fossiles, et enfin la partie supérieure est formée do calcaire cristallin, calcnire fétide, marne, gypse, quelquefois avec Avicula speluncaria et Schizodus obscurus. En somme, il forme 150 m. de dépôts.
Formation permienne de Russie. Les formations dyasiques de la Russie forment aussi une série de couches équivalentes au dyas allemand et que l'on peut partager en deux groupes, l'inférieur fournissant surtout des plantes terrestres, et le supérieur contenant surtout des fossiles marins ; mais aux couches qui présentent la flore du rothliegende sont intercalées des couches avec la faune du zechstein, et inversement on trouve dans les couches marines des grès qui contiennent des plantes terrestres. D'une manière générale, les roches qui, dans les autres pays dyasiques de V\Lurope, appartiennent exclusivement à l'une ou à l'autre de ces deux divisions, alternent ici irrégulièrement entre elles.
Les roches qui forment le dyas de la Russie, ou formation permienne, sont les conglomérats, les grès, les argijes ligniteux, les marnes, les calcaires, le gypse, le sel gemme et la houille ; elles forment une série de couches qui peut se diviser en deux parties caractérisées par leurs fossiles. La plus inférieure est formée de grès rouges, bruns et gris et de marnes, de conglomérats et de calcaires, auxquels il n'est pas rare de voir s'ajouter de petits lits de houille. Ses fossiles soîit : Tubicaulis, Calamités, Cijdopleris, Odontopteris, Pecopteris, Palivoniscus, et des Sauriens. C'est donc l'équivalent du rothliegende ; elle renferme cependant certaines zones riches en Productus cancrini, de formation marine par conséquent.
Ce groupe de couches se caractérise principalement à son niveau supérieur par sa richesse en minerais de cuivre (surtout en malachite, azurite, volbortite) (|ui cimentent des grès, ou bien sont disposés en nids ou enfin fossilisent de nombreux débris de plantes. L'équivalent du rothliegende est suivi d'une autre série formée d'argiles, de calcaires, de marnes, de gypse et de sel gemme. Elle contient Productus cancrini, Prod. horridtis, Gervillia ceratophaga , Camarophoria Schlotheimi, Terehratula elongata, LingulaCredneri, Strophalosia, Spirifer, Schizodus. Entre ces formations marines apparaissent cependant des couches isolées de grès, avec Neuropteris, Pecopteris, Odontopteris, dont la présence empêche d'admettre le parallélisme complet des membres isolés du permien russe avec le dyas allemand.
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Les couches perniiennes s'étendent en Russie sur plus de i 8,000 milles carrés, elles s'étendent du pied de l'Oural jusqu'à Moscou, formant la plus grande partie de la Russie d'Europe. Ces couches sont disposées presque horizontalement avec une faihle inclinaison vers le centre, représentant ainsi un énorme bassin de peu de profondeur.
Le zechstein s'observe en Courlande et en Lithuanie, moins développé en réalité et sous un faciès qui concorde exactement avec celui de l'Allemagne.
Formation permienne de V Amérique du Nord. Le permien est limité dans l'Amérique du Nord à la partie 0. du continent; on le trouve principalement dans le Kansas et le Nebraska, puis au Nouveau Mexique et en différents points du versant E. des Montagnes Rocheuses ; il est formé en prédominance de calcaire et de marne et atteint 820 m. en puissance. Il ne contient que des fossiles marins et se lie intimement au carbonifère qui est également formé en ce pays par des calcaires marins, de sorte qu'il faut admettre qu'il y a là un changement progressif de la faune carbonifère en la faune du zechstein et une formation ininterrompue de dépôts marins dans lesquels se fossilisaient les habitants de chaque océan : en réalité, on ne peut trouver aucune limite certaine entre les deux formations. Les formations côtières ou des marais du houiller et du rothliegende, avec les plantes terrestres qu'elles ont conservées, ne se rencontrent pas généralement dans le pays qui nous occupe : elles sont remplacées par des productions marines et, comme on peut s'y attendre d'après leur position, ces couches intermédiaires présentent une faune qui est à la fois celle du carbonifère et celle du permien, et c'est seulement au-dessus de cette série, puissante d'environ 500 mètres, que la vie organique prend réellement le caractère permien. Au reste, elle est très-peu riche, mais elle a cependant un nombre relativement grand de genres et d'espèces caractéristiques du zechstein européen et du permien marin, Schizodus Rossicus, Avicula speluncaria, Produclus Koninckianus, Produclus horridus, Produclus caticrini, Strophalosia, Camarophoria.
Développement de la vie organique pendant la période paléozoïque (Résumé). Les racines de la vie organique qui semblent se ramifier dans la profondeur des plus anciennes formations nous sont dérobées ; c'est seulement dans le silurien qu'elle se montre à nous, mais déjà avec une ampleur et une variété relativement grandes. Les continents siluriens étaient encore presque entièrement nus, la mer seulement était habitée; les Algues en grande prédominance étaient les représentants du règne végétal; les continents portaient de rares Lepidodendrons; les Spongiaires, les Echinodermes (principalement les Crinoïdes), les Coraux, les Graptoli- Ihes, les Mollusques (principalement les Rrachiopodes et Céphalopodes),
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les Crustacés macroures, les Trilobites, formaient les seuls habitants de l'océan silurien. C'est seulement lorsque le dévonien va remplacer le silurien qu'apparaissent, avec quelques Poissons, les plus anciens des Vertébrés. Les continents dévoniens commencent à produire plus de plantes terrestres, quelques Cryptogames vasculaires et Conifères, et dans les mers de cette époque, les Poissons, jusque-là rares, acquièrent une plus grande richesse de formes par le développement de la famille bizarre des Ganoïdcs cuirassés. A l'époque carbonifère, la flore léguée par le dévonien atteint une luxuriance extrême due plutôt, cependant, à la taille gigantesque des individus et à leur abondance qu'à la variété des formes. Elle est encore limitée aux Cryptogames vasculaires, à quelques Conifères et à de rares Cycadées ; les Dicotylédones angiospermes lui font complètement défaut. Au contraire, les marais et les bois carbonifères étaient habités par les |)remiers animaux qui respiraient l'air, Amphibies et Arthropodes, et enfin, les eaux de la période post-carbonifère nourrissaient les premiers vrais Sauriens et de nombreux Ganoïdes hctérocerqucs à petites écailles. En un mot, chacune des périodes paléozoïques est caractérisée par un pas en avant de la vie organique, bien que celle-ci n'ait pu encore produire de Dicotylédons angiospermes, ni de Poissons osseux ni de Vertébrés à sang chaud.
Les phénomènes terrestres et les conditions climatériques de la terre à l'âge paléozoïque étaient très-uniformes. L'étendiie occupée par la mer était de beaucoup plus considérable qu'aujourd'hui, les contours horizontaux et verticaux des continents étaient moins variés, le climat était uniformément chaud et humide du pôle à l'équateur. En harmonie avec ce peu de variété des actions à la surface du globe, se tient le fait de la réunion, chez beaucoup des représentants paléozoïques des règnes végétal et animal, de particularités qui plus tard caractériseront indépendamment des groupes et ne se retrouveront plus ensemble lorsque la variété des circonstances se sera accrue (<i/pes collectifs) . Ce phénomène se montre d'une manière frappante chez les Lahyrinthodonles , qui réunissent certains caractères des Batraciens, des Sauriens et des Poissons ; chez le premier vrai reptile (Prolerosaurus) où l'on trouve combinés des caractères des Monitors et des Crocodiles; chez certains Ganoïdcs, qui jwssèdent les dentsjdes Labyrinthodontes ; chez une partie des Blattes carbonifères, dont les ailes possèdent le réticulum des ailes des Névroptères ; chez les Trilobites, où sont réunis des caractères répartis aujourd'hui dans plusieurs groupes de Crustacés; enfin, chez \cs Lepidodendrons et Sigillaina, qui occupent une position intermédiaire aux Cryptogames et aux Conifères.
La progression dans le développement de la vie organique, qui atteint son apogée à la période actuelle, ne se manifeste pas seulement par l'ap-
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parition de nouvelles formes, mais encore par la destruction des formes anciennos. Ainsi, à la fin de l'âge paléozoïque, disparaissent les Lepidodendrons, Sigillaria, Calomites, et la plupart des Fougères, qui étaient apparus au dévonien et avaient atteint le maximum de leur déveloj)pemenl pendant la période carbonifère. La vitalité des Graptolithes s'est épuisée avec le silurien et celle des Cystidées n'a pas duré beaucoup plus longtemps; les Blastoïdes et les Périscboécliinites n'ont pas dépassé la période carbonifère. De même, l'existence des nombreux Zoantharia rugosa et tabulata, de beaucoup de genres de Bracliiopoucs, comme les Pentamerus, Productus, Strigocephalus, Uncites, et enfin celle de plus de 1800 espèces de Trilobites sont limitées à l'âge paléozoïque. 11 en est aussi de même pour les Ganoïdes cuirassés, tandis que les llétérocerques à petites écailles disparaissent à la fin de la même époque , à part quelques espèces qui s'éteignent au commencement de l'âge mésozoïque.
A la place des animaux et des plantes qui se perdent apparaissent une flore et une faune nouvelles, plus variées et plus hautement organisées dans leur ensemble. Elles commencent pour la terre une ère nouvelle, la période mésozoïque.
. c, GROUPE DES FORMATIONS MÉSOZOÏQUES.
Le groupe des formations mésozoïques est puissant de plus de 1500 mètres; il est formé principalement de grès, de calcaires, de dolomies, de marnes, d'argiles schisteuses et d'argiles plastiques ; en outre, de houille, de gypse et de sel gemme dont le dépôt s'est effectué à une époque pendant laquelle le règne végétal était représenté par les Dycotylédones gymnospermes, les Conifères, et surtout les Cycadées, et à côté de celles-ci par les Fougères, le règne animal par les Coraux du type actuel , appartenant aux Zoantharia eporosa et perforata, les vrais Oursins, de nombreux Gastéropodes et Bivalves, et surtout par plus de 1000 espèces de Mollusques élevés. Ammonites et Bélemnites, enfin par les Ganoïdes et les Cartilagineux, les Labijrinlodontes^ les vrais Sauriens et les Tortues. Les Cryptogames vasculaires, Brachiopodes, Nautiles, Crinoïdes, qui avaient imprimé leur caractère aux périodes paléozoïques, sont en forte régression. Au contraire, c'est à l'âge mésozoïque que sont apparus les premiers Dicotyh'dons angiospermes et les premiers Mammifères et Oiseaux.
Le groupe mésozoïque se divise en trois parties :