SÉRIE DE COUCHES MARINES INTERROMPIES PAR LES FORMATIONS DE RIVAGE
Argiles de Ilils
Argiles de Hils, marines
AfTaissement.
Conglomérat de H ils
Argiles du NVeald, saumâtres )
Grès wcaldiens et houille, formalion de marais et de rivage
Kimmeridge
Purbeck, saumâtre \
\ Soulèvement.
Kimmeridge, marin |
La véritable formation wealdienne n'est connue qu'en deux contrées, en Angleterre (Kent, Sussex, Esscx), d'où elle se prolonge en France aux environs de Boulogne, et dans leN. 0. de l'Allemagne, où on la trouve en un grand nombre de points entre Helmstadt, dans le duché de Brunswick, et Bentheim, près de la frontière hollandaise, concourant principalement à la formation du Deister, Osterwald, Sùntel, de la montagne deBùcheburg et du Teutoburgerwald, dont elle forme une partie essentielle.
Les dépôts wealdiens sont constitués par deux membres, l'un inférieur sableux, l'autre supérieur argileux. Le premier est appelé en Allemagne
grès du Weald ou du Deisler, en Angleterre sables de Ilastings, le second porte le nomd'argiles du Weald.
Le grès wealdien d'Allemagne est un grès jaune clair ou gris, finement grenu disposé en bancs ({ui i)cuvent avoir plus de 5 mètres d'épaisseur et former un complexe de 180 mètres de puissance. Dans ces grès, sont intercalées de nonibreuscs couches d'arjiiles schisteuses sombres (piebpiefois remplies de débris de plantes, comme, par exemple, sur le Deisleroùl'on trouve 15 lits d'une vraie houille plus ou moins pure, bitumineuse, noire, très-brillanle, dont la plupart ont 0,07 à 0,20 de puissance et quebpies-uns l et même 2 mètres, ce qui les rend exploitables. Ce charbon est sans aucun doute formé de ces mêmes Conifères, Cycadées et Fougères dont les débris sont si abondants dans les argiles voisines.
D'après Schenck^ la végétation de weald, si l'on fait abstraction d'une forme Monocotylédone douteuse, est exclusivement formée de Crijptogames vasculaires et de Gymnospermes et le nombre d'espèces des premiers serait double du nombre des seconds, tandis que les Dicotylédons manqueraient encore complètement. Les Cryptogames vasculaires appartiennent aux Equisétacées, Fougères et Marsiléacées dont les premières sont représentées par les genres Equisetum, les Marsiléacées par les Jeanpaulia, les Fougères par les mêmes genres qui étaient déjà caractéristiques pour le rhétien, le lias, le malm et le dogger, Baiera, Oleandridium, Laccopteris.Sagenopteris, Dictyopbyllum. La parenté des Cycadées du weald avec les plantes jurassiques et rhétiques est aussi étroite qu'elle l'était pour les Fougères (Ex. Anomozamites, Pterophyllum, Podozamites.) Les Conifères ont peu d'espèces relativement aux Fougères et aux Cycadées, bien qu'ils ne ^ient |)as très-inférieurs pour le nombre ; ils ont pris la part principale à la formation de la houille wealdienne et, à cet égard, il laut citer surtout l'Abietitcs Linki. D'après ce que nous avons vu, le caiactère général de la flore wealdienne est nettement jurassique, c'est-àdire qu'il appartient à ce degré de dévelo|)pement du règne végétal qui commence au rhétien et se termine au crétacé ancien. C'est seulement dans les couches crétacées les plus récentes que s'opère un changement com|)let de la flore : les Dicotylédones apparaissent, les Fougères et les Gymnospermes diminuent, tandis que ces deux derniers groupes, aux tcm|)s wealdiens, formaient presque exclusivement la végétation.
Les restes d'animaux les plus fréquents appartiennent aux genres Cyrena, Paludina, Cypris, aux Lepidotus et Splucrodus; il s'y ajoute qucbjucs Chélonienset des Sauriens voisins des Gavials. Le climat wealdien, d'après ce qu'indiquent le grand nombre de Fougères, (Fougères arborescentes) les nombreuses Cycadées et le faciès des Conifères, devait être tropical.
cnEnct:.
Le grès de Deisler est recouvert du second étage de la formation wcaldiennc, les argiles du Weald, puissantes de 20 à 30 mètres. Ce sont des arijiles schisteuses gris sombre stratifiées en couches minces, avec des intercalalions de lits peu épais, niais très-réguliers, d'un calcaire sableux. Ce dernier se caractérise par son étonnante richesse en Cyrena, Cyclas et
Fiff. 544. — Unio Waldensis.
Fiff. 545. — Melanla stronibiforni
Melania et certaines argiles schisteuses et marnes par la grande quantité de Cypris et d'Unio- qu'elles renferment. Les représentants les plus carac-