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CLASSIFICATION DES MONTAGNES

. b. La disposition parallèle: il s'agit ici d eminences parallèles dont la direction cependant n'est pas toujours concordante avec la direction longitudinale de la montagne elle-même, qu'elle peut couper obliquement (Jura, Alleghanies).

c. La disposition transversale : d'une chaîne principale partent en direction presque perpendiculaire des rameaux latéraux (Alpes centrales, Pyrénées).

d. La disposition diagonale : une chaîne principale se partage en plusieurs membres équivalents (Oural, partie sud).

e. La disposition radiale : un grand nombre de branches se détachent en rayonnant d'un mont central (Vogelsgebirge, Alpes d'Octzthal).

f. La disposition en amas : la montagne se partage en un nombre de masses peu reliées entre elles (Alpes dolomitiques du sud du Tyrol).

On a cherché à classer les montagnes d'après leur élévation et les rapports de leurs dimensions entre elles. D'après le premier caractère on les a partagées en :

i. Basses montagnes aux pentes douces d'ordinaire, rarement rocheuses, qui atteignent une hauteur moyenne de 500 à 700 mètres. Les vallées sont peu profondes, larges ; la pente des eaux est faible, leur acttvité mécanique est peu importante par conséquent (ex. : Ilundsrùck, Eifel, Odenwald, Spessart).

2. Montagnes moyennes. Elles possèdent une hauteur moyenne de 700 à 1400 mètres. La hauteur relative est ici plus élevée que dans les basses montagnes. Leurs formes sont plus accentuées, leurs pentes plus raides. Les vallées sont plus étroites et plus profondes, la pente des cours d'eau est plus grande ; aussi leurs berges sont-elles escarpées, et les cascades sont plus communes. On voit apparaître les ravins ; les rochers aux formes bizarres commencent à devenir plus fréquents (Thuringerwald, Ilarz, monts Métalliques).

3. Montagnes alpines : leur hauteur moyenne atteint de 1400 à 2.000 mètres, quoique certains sommets dépassent ce chiffre. Elles s'élèvent donc en partie au-dessus de la limite de végétation des arbres, de sorte qu'elles produisent surtout des plantes alpines et des gramens. Ce sont des plateaux entourés de sommités aiguës et recouverts de débris gigantesques de roches, ou des élévations sauvages et déchirées dont les pentes sont coupées de gorges, de vallées et de précipices escarpés (ex. : Alpes de Savoie, Alpes suisses, Alpes de Saint-Gall, Alpes styriennes).

4. Hautes montagnes. Elles s'élèvent à plus de 2.000 mètres au-dessus du niveau de la mer, de sorte que, sous notre latitude, beaucoup de leurs sommets et de parties de chaînes sont dans la région des neiges éternelles.

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