Cri^taux d'Hornblende forniés de microlithcs
INCLUSIONS LIQUIDES.' 35
flucluationslructur, structure fluidnlc, voy. p Il résulte de là que le magma primitivement fluide de ces roches vitreuses , après avoir déjà donné naissance à de gros cristaux isolés et à d'innombrables microlillies, se trouve encore dans un tel état de plasticité que, pendant longtemps, il peut avoir des mouvements confus. Cette fluctuation de structure des roches, complètement ou demi-vitreuses, se retrouve aussi dans la pâle fondamentale amorphe des basaltes compactes, mélaphyres, etc.
Les inclusions liquides du quara, du sel gemme, de la sylvine, du gypse et du spalhfluor, assez volumineuses pour être visibles à l'œil uu, sont connues depuis longtemps, mais l'attention l'abondance la large répartit sions microscop que dans ces Les plus petit
rondes ou -
vent aussi posséder la forme ^^g^^^^^^^t^^^^^^^l^i des cristaux qui les enferment.
Les plus grandes sont souvent irrégulièrement ramifiées et
étirées dans le sens de la longueur (fig. 15), La plupart d'entre elles ne sont pas tout à fait remplies de liquides, mais présentent une bulle^ une libelle, qui très-fréquemment, par suite des mouvements ^^/ff^^fi^^'^'^WifîJûWT^Mi"'^ insensibles que subit l'échantillon observé au microscope, est animée d'un mouvement circulatoire continu. Le liquide inclus est, ou de l'eau pure, ou une solution aqueuse de chlorure de sodium, de chlorure de potassium ou de sulfate de soucie, ou de potasse de chaux, ou d'eau avec un peu d'acide carbonique, ou encore d'acide carbonique liquide (ce dernier, par exemple, dans les
Fig. 13. — Fluctuation de structure microscopique dans l'obsidienne.
Fig. 14. — Fluctuation de structure microscopique dans le pccbstcin.
INCLUSIONS LIQUIDES.
— Inclusions avec libelles.
liquides
quarz granitiques et dans les augites basaltiques). Dans les pores de roches contenant manifestement une solution concentrée de sel, on trouve de petits cubes de sel gemme, qui sont déplacés par les libelles mobiles et qui, par conséquent, sont libres dans la solution mère (par exemple dans le quarz du granité de Johanngcorgenstadt, du felsitporphyre d'Arran, du zirkonsyénite de Laurvig (fig. 16).
Les inclusions liquides atteignent rarement un diamètre de plus de 0,06 millim.; mais elles peuvent être si petites qu'un grossissement de mille fois les fasse à peine paraître comme un point. Le rapport de dimension de l'inclusion liquide et de libelle est complètement indéterminé, de manière que, dans un même cristal, il peut se trouver des inclusions vitreuses de volume considérable, avec, des bulles extrêmement petites, tout à côté de très-
Fig. 16. — Inclusion -, • i • i . ^ i i-i n ,n l'-n
liquide avec libelle petites mclusions avec de tres-grandes libelles (ug. 17). et peut cube de ^^a bulle, par conséquent, ne peut pas être née par
chloruie de sodium. * . , i i ■ i • i
la contraction , conséquence du relroidissement des liquides qui remplissaient primitivement toute la cavité; car, dans ce cas, la dimension de l'un et de l'autre devrait être dans un certain rapport. Il
n'est pas douteux que les inclusions microscopiques liquides aient été emprisonnées lors de la formation de la roche, par conséquent primitivement, et non par une intiltration ultérieure. Leur présence fait voir que les gaz et la vapeur ont agi dans la formation de la roche qui les contient, et qu'ils se sont /^ '^ L^ (J condensés par le refroidissement. Les inclu-
^ sions vitreuses sont distribuées irrégulière-
ment ou ramifiées, groupées en zones régulières. Le plus souvent, les inclusions liquides observées jusqu'ici, l'ont été dans le quarz du granité, du gneiss, du porphyre, qu'elles remplissent presque entièrement, dans le feldspath du basalte de MuU, par exemple, qui ressemble au gabbro, et dans celui du gabbro de Skye, dans l'augite, la néphéline, l'olivine et la leucite de vraies laves coulées et de beaucoup de basaltes ; en outre, dans la topaze, la vésuvienne, le béryl, la spinelle, le spath-fluor et autres minéraux.
D'après ce qui vient d'être dit, les inclusions liquides se distinguent des inclusions vitreuses par leur largeur et leur contour sombre, par le
Fig. 17. -^ Inclusion liquide avec libelles de dimensions différentes.
MICROSTRUCTURE DKS ROCHES. 37
contour étroit des libelles (les vésicules des inclusions vitreuses ont des contours larges et sombres), en outre, presque toujours par la mobilité des libelles (parfois cependant aussi immobiles), et par leur contenu incolore en opposition à la couleur vert-jaunàtre ou brune de la matière vitreuse.
Enfîn, il y a, dans les parties constituantes cristallines de beaucoup de roches éruptives, des pores microscopiques, cavités ovales ou spliériques, produites, exactement comme les plus grandes vésicules de nombreuses laves, par des bulles de gaz ou de vapeur qui restent emprisonnées dans un magma en refroidissement. Ils ne sont pas irrégulièrement distribués, mais sont disposés en amas ou en séries.
§ 9. Microstructure des roches. — Outre la coustatatiou de leurs parties constituantes, il y a un second but à atteindre dans l'observation microscopique des roches, c'est la connaissance de leur microstructure, ou du mode d'union des éléments minéraux qui les forment. Les roches peuvent être cristallines, semicristallines ou non cristallines.
Les roches vraiment cristallines se composent uniquement de cristaux microscopiques ou macroscopiques, qui se touchent et ne sont réunis par aucune espèce de matière amorphe. Cette structure assez rare, est le plus accentuée dans le granité, le gabbro et la granulite ; elle a été observée aussi chez certains basaltes et mélaphyres.
Dans la structure semi-cristalline, la roche n'est formée qu'en partie de cristaux entre lesquels se trouve une quantité plus ou moins considérable de substance amorphe, non individualisée, reste du magma primitivement liquide et rapidement solidifié. Cette substance amorphe ne peut être comparée avec la masse fondamentale d'apparence homogène de certains porphyres, par exemple, qui, par l'observation microscopique, peut être Remontrée comme semi-cristalline ou même comme ■ cristalline. Presque toujours, elle n'est reconnaissable que sous le microscope, et sa nature est très-variable : a. elle peut être vraiment vitreuse , par conséquent complètement homogène et amorphe ; elle est alors de couleur jaune brun ou grisâtre, réfracte simplement la lumière et se. trouve plus ou moins abondante dans les basaltes, mélaphyres, trachytes, phonolithes, hyalophyrcs ; b. la masse fondamentale amorphe peut être partiellement dévitrifiée par la séparation de granu- ' lations et d'aiguilles microscopiques. Les granulations brun sombre, rondes ou ovales, souvent petites comme des points , peuvent être serrées en masses presque incolores, jaune pâle ou grises, assez clairsemées entre les cristaux de beaucoup de basaltes, mélaphyres et- trachytes (fîg. 18). Au lieu de former des granulations, la dévitrification {Entglasung) peut donner naissance à des formations en aiguille (fig. 19).
CUSSIFICATIOiN DES ROCHES.
Celles-ci sont depuis le jaune sombre jusqu'au noir, quelquefois droites, d'autres fois courbes ; elles peuvent être aussi ramifiées du en faisceaux, ou bien encore disposées en réseaux ; c. la matière fondamentale est complètement dévitrifiée, elle est par conséquent réduite en un agrégat confus
Fig. 18. — Substance fondamentale dévitrifiéc par des granulations.
Fig
19. — Substance fondamentale dévitrifiée par des aiguilles cristallines.
de granulations et d'aiguilles cristallines, auprès duquel la substance vitreuse a disparu complètement ou presque complètement ; d. la masse fondamentale est microfelsitique, c'est-à-dire que la masse fondamentale «'est solidifiée pendant l'individualisation des éléments minéraux qu'elle contenait et qu'elle présente par conséquent des taches tant soit peu cristallines, intimement unies avec la substance amorphe au milieu de laquelle elles se trouvent.
Dans son développement non cristallin, une roche est formée uniquement de substance amorphe, non individualisée ou encore microfelsitique, qui n'enferme que de très-rares cristaux et microlithes. C'est à cette division qu'appartiennent la véritable obsidienne, le trachyte et certains felsites.
§ 10. ciassîflcation des roches. — Commc je l'ai dit, les rochcs sont des agrégats de minéraux. Selon que dans ces agrégations l'on trouve une seule ou plusieurs espèces minérales, ou qu'elles sont formées de débris d'autres agrégations, nous diviserons les roches en trois classes :.
1 . Roches formées d'une substance minérale unique, en grande partie agrégat d'individus à' une seule espèce minérale : roches simples. Ex., le marbre.
. 2. Roches formées par l'union intime de plusieurs substances minérales, ou d'un agrégat d'individus soudés ensemble de plusieurs espèces minérales : roches composées. Ex., le granité.
3. Roches formées en grande partie de fragments libres ou soudés entre eux ou des débris terreux ou sableux d'autres roches : roches élastiques ou conglomérats. Ex., poudingue, grès, lœhm.