‹ Traité de géométrie descriptive. 3. ed., rev. et augm. de la théorie de l'intersection de deux polyèdresChapitre 4 sur 107 · VI AVANT-PROPOS DE LA SECONDE ÉDITION · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS DE LA SECONDE ÉDITION

M. Olivier a proposé, pour résoudre les prolilèmes de la Géométrie deseriptive, une niétliode qui a reçu l'assentiment de plusieurs professeurs, et qui est suivie dans quelques établissements. J'ai conservé dans mon enseignement les procédés ordinaires. Gomme la (piestion est importante, je crois devoir faire connaître les motifs (jui m'ont décidé.

La méthode de M. Olivier consiste à abandonner, dans chaque problème, les plans de projection qui, d'après la nature des données, ont été choisis pour la représentation du système géométrique que l'on considère, et à en prendre d'autres sur lesquels les grandeurs des inconnues se manifestent immédiatement. Ge changement de plans coordonnés est obtenu, soit par des rabattements successifs de plans de projection auxiliaires devant le système fixe, soit par des rotations du système devant les premiers plans.

La méthode présente ainsi une marche certaine et régulière, quand on étudie un ensemble géométrique déjà représenté sur des plans de projection, mais non pas lorsque le problème consiste à composer un système de surfaces et de lignes c[ui satisfasse a des conditions données. Il convient encore d'observer que certaines inconnues, telles que la transformée par développement d'une courbe tracée sur un cylindre, ne peuvent être trouvées par un changement de plans.

Dans les procédés ordinaires de la Stéréotomie, on conserve invariablement la projection horizontale des objets, mais on en fait quelquefois plusieurs élévations, et même des projections obliques. La méthode proposée par M. Olivier ne conduit donc à des tracés nouveaux que lorsqu'elle exige le changement des deux plans de projection, et dans ce cas elle convient peu aux applications, notamment à la Stéréotomie : « Lorsque l'on considère un système abstrait de lignes et de surfaces, on peut sans inconvénient le supposer transporté d'une manière quelconque ; mais, quand il s'agit d'un ouvrage d'architecture, tel qu'une vofite ou un escalier, il convient de le considérer dans sa position natu-

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