‹ Traité de géométrie descriptive, suivi de la méthode des plans côtés, et de la théorie des engrenages cylindriques et coniquesChapitre 263 sur 275 · CHAPITRE IV. — DES ENGRENAGES CYLINDRIQUES. v ^tt · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. — DES ENGRENAGES CYLINDRIQUES. v ^tt

Frottemeutii nuisibles, on échancrit la came suivant une petite courbe AD arbitraire , laquelle doit raccorder le rayon AO déjà tangent à AX.

869. Quant au mentonnet sur lequel la came exerce sa poussée dans la direction verticale AZ , c'est une pièce horizontale et rectangulaire qui , dans les anciennes machines , se fixait en avant de la tige du pilon , comme on le \oii fig. 28 ; et la saillie EB devait égaler la différence entre les rayons OA et OX de la fig. 27 : mais comme alors la poussée de la came passait fort loin du centre de gravité du pilon , il en résultait un couple de forces qui tendait à déverser la tige et produisait un frottement considérable sur les jumelles G et ^ entre lesquelles se meut cette pièce. Pour éviter cet inconvénient grave, surtout quand le poids du pilon est considérable , on emploie ordinairement la disposition proposée par Montgolfier , et qui est représentée dans la fig. 29. Ici la tige ou le manche du pilon est formée de deux parties TM et T^N, réunies par des jumelles latérales J et y ; de sorte que l'intervalle de M à N offre un vide dans lequel la dent AX de la came peut pénétrer , et en agissant sur la face horizontale M qui fait l'office de mentonnet , cette came soulève bien le manche dans la direction de son axe ABZ, pour l'amener de A en B. Arrivé dans cette dernière situation , le pilon ne retombe pas encore , parce qu'il reste à la came à parcourir la demi-épaisseur du mentonnet ; mais ce petit temps perdu deviendra presque insensible , en échaufrinant la dent ax suivant la courbe indiquée par des points ronds , ce qu'il faut toujours faire pour ne pas laisser subsister des parties aiguës ou des arêtes vives qui entameraient les surfaces et pourraient produire des arcs-boutements.

870. Une autre combinaison, indiquée^î^. 3o, est employée dans les mines où les pilons doivent avoir un poids considérable. La tige T3 est d'une seule pièce, mais on la garnit de deux mentonnets latéraux m', m", sur lesquels agissent les deux branches x', x" {fig. 3 1) de la came ax qui alors est fourchue. Nous supposons ici que les trois cames projetées verticalement sur ax, «2-^2? ^i^s-> sont fourchues et servent à faire mouvoir le manche T, , tandis que les cames à dent unique AX, AaXj , A3X3 agissent sur le manche TMTj ; car on adapte ainsi sur le même arbre autant de rangs de cames qu'il y a de pilons à faire mouvoir, avec le soin de faire correspondre les cames de diverses séries à des rayons différents OX et Oj: , afin que les tourillons ne supportent pas en même temps le poids de tous les pilons. Les trois dents de chaque série sont en fonte, et coulées d'un seul jet avec l'anneau qui réunit leurs bases ; et cet anneau, polygonal à l'intérieur, s'adapte sur l'arbre de la roue qui est en bois et offre le même nombre de pans.

4i2 LIVRE IX. — ADDITIONS.

871. Pour maintenir les tiges des pilons toujours dans la même direction verticale , tout en leur laissant la liberté de monter et de descendre , on les enferme entre deux pièces horizontales et parallèles ( G, G' ) , (^ , G') nommées jumelles; et celles-ci sont reliées entre elles par des entre-toises qui empêchent aussi la tige de s'écarter à droite ou à gauche dans la direction de l'axe O'O". Un second rang de jumelles (Gg, G"), {g^, G"), est placé dans la partie inférieure, mais à une hauteur telle qu'il ne gêne pas la course du pilon. Les signes en forme d'X que l'on voit sur l'épure indiquent, en charpente , des bouts de pièces ou des sections faites perpendiculairement aux fibres du bois.

Pl 64 872. Des excentriques. Dans quelques machines, on emploie une sorte FiG. 8. de roue dont le contour extérieur n'a pas pour centre de figure le centre du mouvement de rotation, et qui a pour but de faire alternativement monter et descendre une tige verticale AZ, mais graduellement, et non pas brusquement comme dans le cas des pilons dont nous venons de parler. Ce contour forme donc une courbe excentrique qui peut offrir plusieurs variétés; mais il suffira d'en citer un exemple , celui que l'on désigne sous le nom de courbe en cœur. Soit AA4 la hauteur dont la tige doit monter : après avoir partagé cet intervalle en parties égales , 4 p^ii' exemple , on en fera autant pour la demi-circonférence décrite avec le rayon OA4 ; puis , sur les divers rayons Oi , O2 , 03, on prendra les distances

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