VIII AVANT -PROPOS
matique des plans coordonnés pour la solution des problèmes était donc jugé et condamné quand il a été proposé par M. Olivier. Si cependant cette méthode a été bien accueillie par quelques professeurs, qui probablement ne connaissent pas l'ancien Trait, c'est qu'elle s'est adressée ;i des géomètres, et non à des praticiens, qu elle s'est occupée de problèmes abstraits, et non d'applications.
Quand on étudie les tracés ordinaires de la Stéréotomie, on reconnaît qu'ils reviennent quelquefois à un changement des plans coordonnés, mais par des opérations partielles, et de manière qu'il soit toujours facile de suivre les grandeurs dans l'espace, en sorte que, suivant l'ordre logique du développement de l'art, les procédés usuels doivent être regardés, dans plusieurs circonstances, comme un perfectionnement de la méthode trop mécanisée de Desargues.
Je consacre un paragraphe au changement des Plans de projection, parce <pie ce procédé peut être utile, et parce que sa Connaissance est exigée par les Programmes officiels.
Il y a plus de soixante ans que Monge a constitué la Géométrie descriptive ; il est naturel de se demander si depuis cette époque la connaissance des arts graphiques s'est beaucoup répandue. On le croit généralement, d'abord parce qu'on suppose que cela doit être, et ensuite parce qu'il existe un grand nombre de dessinateurs fort habiles à représenter par des figures géoniét raies les machines et les édifices les plus compliqués. Mais la question que j'ai posée ne concerne que le Trait, c esta-dire les tracés qui, tels que ceux de la Perspective et de la Stéréotomie, ont besoin d'être justifiés par quelques raisonnements géométriques.
11 serait difficile d'avoir une réponse certaine : je nie contenterai d'énoncer mon opinion, non pas sans doute avec la pensée de trancher la question, niais pour appeler l'attention sur un point important. Je crois qu'il y a une certaine décadence relative; ainsi, en examinant un grand nombre d'édifices dans les différentes parties de la France, je suis arrivé à conclure que le nombre des bons appareilleurs est maintenant moins grand, eu égard à la grande quantité de travaux de maçonnerie que l'on exécute, que dans les xvn* et xviii* siècles.
Des observations analogues peuvent être faites sur plusieurs autres arts graphiques. L'œuvre de Monge devait amener des résultats très-différents,