NOTIONS HISTORIQUES
onslrations se distinguent par ce caractère spécial, que les objets susceptibles de devenir infiaginaires n'y entrent pas sous forme explicite, mais y sont représentés par des éléments réels, de même que les racines d'une équation n'entrent pas elles-mêmes dans les calculs de la Géométrie analytique, mais y sont représentées collectivement par les coefficients de cette équation.
L'apparition de la Géométrie de Monge recula les bornes de la Géométrie pure, un peu délaissée depuis un siècle, et l'on chercha dès lors à obtenir par cette voie seule les nombreux résultats dont l'Analyse de Descartes avait enrichi la Science. Parmi les Ouvrages entrepris dans ce but et qu'on peut regarder comme l'heureuse continuation de ceux de Desargues et de Pascal, il faut citer au premier rang la Géométrie de position et V Essai sur les transversales de Carnot, les Développements de Géométrie de Charles Dupin, et le grand Traité des Propriétés projectiles des fig ares dans lequel Poncelet (i 788-1 857), par l'habile emploi du principe de continuité et la belle création des théories des polaires réciproques et des figures homologiques, a démontré toutes les propriétés coïinues des lignes et des surfaces du second ordre, et a doté en outre la Science d'une foule de résultats nouveaux. 11 convient de signaler encore les savants écrits de Legendre, Hachette, Brianchon, Gergonne, Dandelin, Que-
let ; les travaux de Gaultier, de Steiner et de Gudermann sur Géométrie de la sphère qu'avaient déjà cultivée Lexell,
uss, Lhuillier de Genève et Magnus de Berlin; la belle Théorie de la rotation des corps de Poinsot; les études de ce géomètre, de Cauchy et de M. Bertrand sur les polyèdres; les belles recherches de Géométrie infinitésimale* d'Ossian Bonnet, et enfin les travaux si remarquables et si nombreux
e Chasles (1798-1860), parmi lesquels nous nous bornerons