‹ Traité de géométrieChapitre 34 sur 351 · LIVRE V. — LE PLAN · texte numérisé non relu

LIVRE V. — LE PLAN

sont supplémenlaiies, il sulfit de prouver qu'ils sont toujours d'espèce différente, c'est-à-dire l'un aigu, l'autre obtus. Or, cela résulte de la direction que l'énoncé impose aux perpendiculaires OA' et OB'. En effet, si l'angle AOB est aigu [Jîg. 328), l'angle A'UB' renferme l'angle droit AOA' et, par suite, est obtus; si l'angle AOB est obtus (/g. 329), l'angle A'OB' est contenu dans l'angle droit AOA' et, par suite, est aigu.

Cela posé, revenons aux trièdres supplémentaires SABC, SA'B'C {Jig. 327), et considérons, par exemple, le dièdre SC. La droite SB' est une perpendiculaire à la face CSA de ce dièdre du côté de SB, et par suite du côté de l'autre face CSB; de même, SA' est une perpendiculaire à la face CSB du dièdre, lu côté de la face CSA; donc, l'angle A'SB' est le supplément de l'angle qui mesure le dièdre SC ou, plus brièvement, le supplément du dièdre SC. On procéderait de même pour les dièdres SA et SB.

Puisque les deux trièdres SABC, SA'B'C se déduisent l'un de l'autre par la même construction, il est clair que la propriété qui vient d'être établie pour les dièdres du premier s'étend aux dièdres du second. D'ailleurs, la démonstration serait la même.

C'est en raison de celle double propriété que les deux trièdres ont été appelés supplémentaires.

ScOLiE.

b7i. Désignons par (i. h. c les nombres qui mesurent les faces, et par A, B, C les nombres qui mesurent les angles dièdres d'un angle trièdre, langle droit étant pris pour unilé d'angle. Les nombres «', b\ c\ i\n\ mesureront les faces, et ceux A',B', C'qui mesureront les angles dièdres du trièdre supplémentaire, seront donnés par les formules

Si l'on connaît une propriété quelconque d'un angle trièdre, c'est-àdiro une relation enlre les éléments «, 6, c, A, B, C do celle ligure, en appliquant celle relation aux élénunls n\ b\ c', A', B', C du trièdre supplémentaire, puis en ij'niolaçant Ces éléments par li'urs valeur» tirées des

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foniniles précédentes, on aura une relation nouvelleentre a, h, c, A, B, C, c'est-à-dire une nouvelle propriété du trièdre primitif.

De même, toute propriété relative à plusieurs trièdres conduira, par la considération des trièdres supplémentaires des proposés, à une propriété nouvelle de ce système de trièdres.

On conçoit par là l'importance du théorème précédent. Voici d'ailleurs quelques applications de la méthode générale que nous venons d'indiquer.

575. Nous avons vu (570) que la somme des faces d'un trièdre était toujours comprise entre zéro et quatre angles droits. Cherchons le théorème correspondant, ou, comme on dit, le théorème corrélatif. Considérons à cet etfet le trièdre supplémentaire du proposé ; a\ h\ c' étant ses faces, on a

O < rt' -t- ^' -I- c' < 4 .

Par suite. A, B, C étant les dièdres du trièdre proposé, on a

o<(a A) + {2-B) + (2-C)<4, ou

Ainsi, la proposition demandée est la suivante : Dans tout trièdre, la somme des angles dièdres est comprise c/ilre deux droits et six droits.

Nous avons vu encore {5G7) que, dans tout trièdre, la plus grande face est moindre que la somme des deux autres : quel est le théorème corrélatif?

Soient a\b\ c' les faces du trièdre supplémentaire du trièdre considéré. a' étant la plus grande, on a

a' < 1/ -f- c' ; par suite, si A, B, C sont les dièdres du trièdre proposé, on aura

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