Chapitre VII
Des verbes faibles,
202. Des pé-alepk. Les verbes qui ont aleph pour première radicale, conservent cette lettre, d'une manière générale, même lorsqu'elle devient quiescente dans le mot, § 107. Au parfait, elle est articulée avec la voyelle è; les Nestoriens prononçaient avec a l'aleph des verbes $ PÎ *&} ^ >oK (Barhébrœus, I, p. 124, 1. 21; 126, 22; 127, 8; 238, 6).
À l'imparfait, la voyelle e demeure dans les verbes oui ont ou après la deuxième radicale : *o^p ?a«p \a©p <«aap ^o^J ^oîp ja»p ?a-*p ; dans les autres elle s'obscurcit en é cbez les Nestoriens et passe en i chez les Jacobites ,-op **ap jiop ^p UP, §90.
L'impératif se distingue de l'imparfait par le changement de cette voyelle, jào| dis, fi^je dirais, ^oa| mange, \io\ je mangerais; \£\ venir, Mf aller font k l'impératif :\1 viens, \\ va, § 213; les verbes ]a\ cuire, P| gémir faisaient s*^ *a\ chez les Jacobites, mais chez les Nestoriens aleph conservait le p'thàb& qu'il avait au parfait (Barhébrœus, I, p. 149, 1. 2).
A l'infinitif, aleph a la même voyelle qu'à l'imparfait, \^j£
Le participe passif, qui dans les verbes forts est prononcé avec un e ouvert de la première radicale, a toujours a, Vàa| mangé, j^ioj dit.
La voyelle de la seconde radicale diffère, comme dans les verbes forts, suivant le sens actif ou neutre du verbe, v. §§ 185 et 186; cependant cette différence n'est sensible qu'à l'imparfait et a l'impératif, le parfait a la voyelle a même chez les neutres, ^ périr, }a!k être irrité.
203. Ces verbes passent quelquefois en pé-youdh, * Si apprendre ne se conjugue comme un pé-aleph qu'à pa'el *àX -a^J, où aleph tombe après un préfixe, *«Nv> qui enseigne, >*Nto instruit, liftSv> maître. Cette écriture défectueuse, commune aux idiomes araméens y compris le samaritain, apparaît aussi en hébreu (Job 35, 1 1). Le pa'rel conserve quelquefois trace de l'aleph, **L>), v. § 106, la.
204. A èthp"el et èthpa'al, aleph demeure, suivant la règle, après le préfixe et s'articule avec è, quand il n'a pas de voyelle propre, Vaj^J &^K|, mais avec a de la forme, à-L^I ; cependant il est assujetti k tomber, surtout dans les verbes dont la deuxième radicale est une gutturale ou une liquide; il s'assimile alors au taw du préfixe qui est redoublé et écrit en double, comme k l'èttaph'al, comp. § 198, ^A^l£\ pour +AA ^\A, ^A de ^ (Didasc. 3, 3).
L'impératif ne différait de celui des verbes forts qu'au pluriel qui ne prenait pas les terminaisons fortes, ^o, ^», § 182.
205. Pa'el ne présente aucune irrégularité : aleph étant quiescent après un préfixe, sa voyelle passe au préfixe ; mais il se confond, k aph'el, k saphfel et k leurs passifs, avec la voyelle a du préfixe et se trouble en à qui lui-même devient diphthongue, au, § 86 : Veoj VaoZZ^ \*>6\ \*>ob-à$, et ai dans ^*fc*»f apporter de \A venir, ,-ia»oi croire de ^û)} § 198, par renforcement d'aleph en hé '.
206. Des pé-youdh. Si on excepte Po convenable (usité seulement au participe) et ,^o réunir, le syriaque ne connaît que des pé-youdh, § 106, la. '
La conjugaison de ces verbes se distingue par les particularités suivantes : youdh première radicale, reçoit la voyelle i, quand il n'a pas de voyelle pleine, § 106, la; cette voyelle influe sur celle de la deuxième radicale qui s'infléchit en è,