Comp. ar. Jj\yb çL-Jb de Jj\^ gb
§ 83, 1°, ,ia-» ^fc-; il n'y a d'exception que devant ri§ ou une gutturale <*>,-* tà*», ou lorsque le radical est en même temps l&madh-aleph pu-*. La conséquence de ces modifications euphoniques est l'uniformité de conjugaison, sans distinction d'actifs ou de neutres.
À l'imparfait et à l'infinitif, le préfixe est suivi d'aleph au lieu de youdh ; cette écriture indique que l'on prononçait le préfixe avec la voyelle é, § 58 ; telle était en effet la prononciation chez les Nestoriens, mais chez les Jacobites é passait en i, § 46, ,^J f^io. Cependant ^ il 8anra, -£>fcJ il s'asseoira conservaient e aigu au moyen du redoublement de la consonne suivante ; l'aleph mater lectionis n'est pas écrit et toute trace de la première radicale disparaît. Il en est de même à l'impératif qui suit l'imparfait, M sache, *&L assieds-toi» De V9) cuire on disait H je cuirai, mais V9^ H cuira, Barhébrœus, I, p. 126, 11. 23 et 26.
La voyelle de la deuxième radicale est a par opposition à e du parfait, v£>&J seul a échappé k la loi d'uniformisation et a conservé e que présente également l'hébreu 3#? K
207. L'èthp'fel conservait le youdh radical; cependant *aJU teter faisait *aj)<£), Barhébrœus, II, vers 1230. Le pa'el et Pèthpa'al suivent la conjugaison des verbes forts.
L'aph'el et le saplTel avec leurs passifs sont remarquables par la diphthongue au, qui naît de la contraction de l'a du préfixe avec la première radicale. Ce phénomène ne fut possible que parce que dans la majorité de ces verbes la première radicale était waw, § 104, 2° ; l'arabe et l'éthiopien maintiennent cette consonne en tête du mot, mais en araméen et en hébreu, elle passe en youdh. L'analogie a ramené k une même forme toutes les racines de ce genre, vL4 gémir, *û1-m allaiter ont seuls conservé youdh ; on trouve aussi ^ûîoj, Barhébrœus, I, p. 126, 1. 17, comp. ±o&jJ, SpiciL Cureton 5, 19, pour *£>ZoJ Tyn et tyym aram. bibl.