I. masc. T^H ^H
IL v©*-^ ^*^H \o£^H ^^ï^
A la troisième personne, le pronom n'est pas nécessaire ; il peut précéder ou suivre le participe, comme le verbe fini, comp. § 183; en tous cas, il en est séparé. Les participes des dérivés se contractaient de la même ma-
mère : ^JU^oio nous confessons, viii»f>v> nous nous retournons.
f) Les radicaux redoublés ^1o)mZ], § 201, suivent la conjugaison des dérivés, imparfait 11o)*£J, impératif 110W>)*
214. Des verbes dont la troisième radicale est une gutturale. Les verbes qui ont comme troisième radicale m \ ^ ou i, ne souffrent pas d'autre irrégularité que le changement du è qui les précède en a, § 88 ; tel est le cas au parfait des neutres, § 186, au participe actif et aux conjugaisons d'èthp'fel et des dérivés actifs.
Les lâmadh-aleph oui maintiennent Faleph comme gutturale, sont les suivants : Uc consoler, {L ou Vs& décorer ou réjouir,
tf 77 77 77
P^l rendre impur, )\a orner, ))^ souiller, \îz enseigner. Ces verbes qui sont des pa'el changent è en a et aleph supporte la -voyelle de la forme ou est quiescent :
rarfait \±e> z\±o l\lo ^L\l& L\l& q\l£> (avec la diphthongue au, Barhébrœus, I, p. 128, 1. 16: 149, 11). s£L (avec la diphthODgue ai) ,oZ^i r^zhk£j ♦ K°-
imparfait \a£& \a£»Z ^K°^ • • • ^V^ÂJ K\±m
Impératif \*£> ^V^o (avec la diphthongue ai) o)+£> (avec la diphthongue au) ^K°-
Infinitif ol«ov>, part. ad. et pass. î*ov>.
Des prononciations moins correctes ramenaient quelquefois ces verbes aux conjugaisons des autres lâmadh-aleph, on trouve : *\*JA elles ont été souillées, comme ^s$4 (Barhébrœus, I,
p. 129 ult.), ^V^4 sois consolée, comme ^^1 (Barhébrœus, I, p. 155, 1. 7), au lieu de <-*\*£>Z\ ethbayai.
215. Les verbes doublement faibles, qui ne consolident pas en gutturale la dernière radicale, sont traités comme monosyllabiques, mais Técriture présente la forme trilittère : fts HaJ gourmander, ^p )PJ être faible. ]1* vivre fait au pluriel o-^ (Barhébrœus, I, p. 112, 1. 19), k l.'imparfait \2* ou ]2]2 \lz ^^
(Barhébrœus, I, p. 195, 1. 1; H, 47 ult.), infinitif^ ou &£, impératif >— t~ (Barhébrœus, II, v. 557).
Si la première et la dernière radicales sont faibles, le verbe suit les anomalies propres k chacune dalles : Isa» il jura, imparfait V^ft impératif v^icu; )z) il vint, imparfait KP, impératif !-£, v. § 213; tli il frappa, imparfait )Li, impératif >*aJ, aph'el vl£) %!* ou \èp, èthpa'al ~±)1) î2jl3, impératif tfi], §§ 208 et 213. "
*£>) à ou w£L»V» désirer, avait le passif ^u\lz) ou y^u^Z\ ou
tcofâ, comp. Ç>j< (Barhébrœus, I, p. 240, 1. 21, citant Is. 26, 9). looi erre a, outre 1 imparfait ordinaire IcxnJ, une forme apocopee )<nJ )mZ . ooiJ.
216. Les verbes faibles suivent en général leurs conjugaisons; cependant ils dénotent une tendance k permuter entre eux, V*2* ^^ et ^a^ doubler : ]a± se disait des biens qu'on double, ^a^ des vêtements auxquels on met une doublure (Barhébrœus, H, vers 1351); j— o et f-o être froid, le premier s'entend de l'esprit, le second, du corps (Barhébrœus, vers 1395); <-* et ,-»
être clément, j& et ^ être humble, *a-à> et *a-à, ramper, ^u« *a* et 1*-^ limer, )Qm et Iiûm &re brûlant. Ces confusions de racines faibles sont également fréquentes dans les talmuds (Luzzatto, Elementi, p. 81, § 75). Un verbe présentait ainsi une double signification, dont Tune était celle propre k la racine et l'autre, empruntée k une racine voisine ; en sens inverse, une racine se dédoublait pour exprimer un second sens, £b trembler de peur, lS s'agiter, s'ébranler (Barhébrœus, II, vers 1412).
217. Verbes anomaux. **&^] boire suit la conjugaison de p"al, sauf l'impératif ^&*H, l'imparfait est )2utJ, le participe actif, |LI, l'infinitif, iLiiô.
^suJ\ trouver suit également p"al, «miéI ^ûa», participe passif yjàànA,, excepté l'infinitif n^này» et le participe actif Le passif a la forme èthp'fel ^oà-*J.
*4<ni courir, n'est irrégulier qu'k Fimpératif *&<*, avec riS quiescent, § 110 c.
A Fimpératif de ^ûa, les Jacobites ramenaient la voyelle en avant et disaient oiioa cachez-vous ; les Nestoriens prononçaient régulièrement, aliûa (Barhébrseus, I, p. 147, 1. 19).
Ml aller a lâmadh quiescent dans les formes où la seconde radicale n'a pas de voyelle ; le zaïn attire k lui la voyelle du lâmadh qui est inarticulé : fc^f *^ïf %a^lp etc., § 1106; l'impératif laisse tomber aleph, %1.
Suivant Barhébrseus, cette règle est applicable au verbe même dans le sens de être utile, excepté dans un seul passage, Mat th. 5, 13, PI) P, où l'édition Lee porte k tort une Unea occultant, v. Barhébrseus, I, p. 130, 1. 22; H, p. 38 comm.; ^n Sm monter laisse tomber le lâmadh après un préfixe, *&nj *nmv> {impér. *û»), aph'el ua»| ; il suit la conjugaison des pé-noun et redouhle la première radicale. Cette irrégularité est commune a tous les .dialectes araméens, ce qui a porté quelques savants k voir dans ce verbe une double racine *û^j& et *ôoj, mais la nature de liquide du lâmadh explique suffisamment cette irrégularité. *oou* a la seconde radicale quiescente. Outre le parfait, il n'est usité qu'k l'impératif cdoi et les participes *o«-» ^»9u où le hé recouvre son articulation. Les autres temps sont fournis par V>J, inusité en dehors de lk : V:>J qu'il donne, \bie donner. L'infinitif *£>ouio a été très-employé par Mar Isljaq (v. Barhébrseus, II, p. 56, première ligne du comm.), mais comme intensif du participe, ^<ju-* *ô<jliû, tournure que l'on trouve aussi dans le talmud babli (Luzzato, Elementi, p. 82, § 81)*. Le passif *£><n-nL| est régulier.
218. Des verbes défectueux. Po il convient, IV* il est beau, *oi\ il est juste, ne sont usités qu'au participe dans le sens du présent; Ifs était employé impersonnellement k la troisième personne du féminin du parfait p"al, «-^ à*$a il lui fut pénible ; le participe s'emploie aussi de cette manière : l'actif, comme présent, ^>. l*f£ il m'est pénible ; le passif, comme passé, ^ |If°
1. La forme du parfait *■£>«-* se trouve encore en poésie, v. Bickell, Carm. nisib. glosa. Quelques grammairiens donnent aussi le futur *-ôaiJ, v. Elias de Tirhan, chap. V, trad. p. 15.
il m'était pénible (Barhébrasus, H, vers 1172; sur le sens du pa'el et de l'aph'el, v. vers 915). VV*> s'emplovait de la même manière : v^iu bJ\£> il m'était importun, ^ ]X* il nous est importun,
ou^ ^i)i ou ou^ ^K qu'il lui soit importun, comp. § 209.