‹ Traité de grammaire syriaqueChapitre 111 sur 209 · V. ci-dessus p. 99, note · texte numérisé non relu

V. ci-dessus p. 99, note

du pi grec (de xeiatç); les grammairiens voulaient attribuer k chaque forme un sens propre : <ja*a££) se dirait d'une obéissance volontaire ou forcée, >«ég^| d'une obéissance volontaire, seulement. C'étaient des distinctions qu'il serait difficile de justifier par des textes, comp. p. 30, note 4.

211. Les verbes qui ont pour seconde radicale un waw fort, n'éprouvent pas les modifications des 'é-waw et suivent la conjugaison des verbes forts. Ce sont comme nous l'avons dit, § 106, la, des dénominatifs qui ont la forme pa'el ou aph'el, §§ 192 et 198, ou des radicaux qui ont deux consonnes faibles et dont la dernière est une semi- voyelle, une gutturale ou un zaïn.

Ceux qui sont terminés par zaïn sont des neutres, ils ont a au parfait et à l'imparfait du p"al, comme ceux dont la troisième radicale est une gutturale, § 186.

Quelques verbes se distinguent par le waw fort d'autres radicaux 'é-waw, comme ^oa, germer , comp. fPtp herbage, et

y**±> être liquide, ^om blanchir et +* regarder, ^a^ aveugler et ^L éveiller.

Les cé-waw, outre le pa'el, ont souvent une forme redoublée, où toute trace de la seconde radicale disparaît, comme îofioî de îoi, et où ils se confondent avec les double -*é, § 201.

212. Des doublée. P"al, aph'el et êaph'el et leurs passifs contractent les deux dernières radicales en une seule, mais èthp'el la maintient double, comme pa'el et èthpa'al, voyez § 112.

Dans les formes contractes, la radicale double se prononce k la fin du mot, comme une consonne simple, § 113. En raison de la faiblesse de ces formes, la voyelle aiguë des préfixes se maintient au moyen du redoublement de la première radicale, §113.

Le neutre 6e distingue k l'imparfait de l'actif, mais au parfait la voyelle est toujours a1, )£> laÂJ piller, wû* w£uoj être ardent, brûler*.

1. L'è du neutre s'est éclairci en a devant la consonne double non suivie de voyelle, phénomène commun en hébreu, rh de rrby T3 proie avec suff. rflS etc.; primitivement cette consonne était donc prononcée dure, mais plus tard on la prononça simple *Atf.

2. Nous avons dit § 185 que l'imparfait f-k) devait être rapporté à une racine r&J.

Le participe actif, dérivé du parfait, est semblable au participe des cé-waw, }\& ; mais avec les terminaisons du féminin ou du pluriel, aleph ne se change pas en youdh, comme dans les fé-waw, la seconde radicale est redoublée et aleph est maintenu pour la distinction de la forme ou il disparaît, ^As r^f> p£ (Matth. 10, 12. Jean 19, 42. Héb. 1 1, 16.) ou ^ r^ ^?; le verbe V^ avait toujours aleph (voyez Barhébrœus, 1, p. 99, 1. 16. Elias de Tirhan, chap. XXIV).

Le ôaph'el qu'on ne trouve pas dans les 'é-waw, apparaît dans VLJ,, comp. %^I, § 199.

Comme les 'é-waw, les double -'é ont une forme redoublée £& § 201.

213. Des lâmadh-aleph. a) Le syriaque a ramené à un type commun les lâmadh-aleph, les lâmadh-waw et les lâmadh-youdh, que l'arabe distingue avec précision; il n'y a pas d'autres exceptions que quelques verbes dont nous parlerons sous le paragraphe suivant. La dernière radicale s'est usée et confondue avec la voyelle de la forme, comp. § 106, H; dans les formes où elle est encore sensible, c'est youdh qui apparaît, la dénomination lâmadh-aleph n'est donc pas très-exacte et s'appliquerait mieux aux radicaux du paragraphe suivant. Cependant elle a été consacrée par l'usage, parce que lâmadh se trouve k la troisième personne masc. sing. du parfait, qui présente le radical.

Les neutres se distinguent des actifs au parfait p"al seulement, séSà, il se reposa, )\ il découvrit. L'actif a à au lieu de la diphthongue ai qui était assujettie à s'affaiblir en è et k entraîner la confusion des temps.

La troisième personne du féminin ^L^ est contractée de g'layat, § 104, 2°; le radical g lai apparaît k la seconde personne £-»^ ^^^ et aux pluriels >ll^ ^ofc-ài^ rr*-^? 1& troisième du masc. plur. est aiL^ par contraction de glayou, § 104,2°; cette diphthongue au est également sensible dans la ponctuation des Nestoriens aS^, § 51; la terminaison forte est ^o\^ù ou v°°f°? §§ 56 et 104 (comp. Barhébrœus, I, p. 112, 1. 17 et 21 \J. ^l*. A la première personne fvâN^, l'è formatif (comp. fc^àû) se confond avec le youdh radical.

Dans les neutres, la première personne se distinguait de la

seconde , non par le vocalisme ; mais par la prononciation du taw final, qui était aspiré dans celle-là, h A^ dur dans celle-ci, f^Xi,, § 135. La troisième personne avait â au lieu de i quand le verbe était un lâmadh-aleph primitif : \&>o iharriva Kîtû, \A il vint KTIK, |ko U fut plein K^JÛ etc. Il se confondait ainsiavecractif : ^remplir; c'était donc dans les lâmadh-youdh et les lâmadh-waw primitifs que les formes répondaient au sens : IL* tirer y >éNé* être au repos.

L'è des neutres se confond avec le youdh radical qui se maintient au parfait ; il forme une diphthongue avec la désinence du pluriel masculin de la troisième personne, qéN*. Il en est de même dans les conjugaisons dérivées, qui toutes ont i au parfait, sans distinction d'actif ou de passif : ^s^/J ^^ ^^1 etc., pi. oa^vM a^ o*^v4.

La troisième personne du féminin pluriel n'était pas distincte chez les Nestoriens de la même personne du masculin singulier, aussi bien au p"al des neutres que dans les dérivés : ^jo)^ ^sjo ^à, >a^» se disaient de Tune et de l'autre. Nous avons vu, § 180, que dans les verbes forts la même confusion existait: récriture ne distinguait pas chez eux, *&&*> il a écrit de *£>ke elles ont écrit. Au contraire, les Jacobitcs donnaient le ribboui à la personne du pluriel féminin, C»Sa, >I^&, et aux dérivés ils

ajoutaient encore un youdh, ^Ia)z] >ÉÏnm, où le youdh de la forme était désigné avec celui du radical. Cette écriture était due aux réformes grammaticales de Jacques d'Edesse, ce qui explique qu'elle demeura étrangère aux Nestoriens (Barhébr., II, v. 442 avec le comment, p. 47 et 48).

b) L'imparfait suit le même paradigme à p"al et aux classes dérivées ; la voyelle formative est e (pour oui, ei, aï), par opposition k celle t du parfait (pour ei, ai), Jl^ Jl^àJ P^i ^^^1 t^v1- La voyelle formative et la troisième radicale tombent devant la terminaison du pluriel masculin ^ûL^ <^xA ma*8 devant celle du pluriel féminin, youdh radical se maintient

e) L'impératif a une physionomie toute particulière, qu'il doit k une voyelle finale â, provenant d'une ancienne terminaison on, que Ton retrouve dans l'impératif énergique arabe ; ainsi

s'expliquent les pa'el, aph'el et Saph'el et leurs passifs : Us tisZ| \£><n] \ld*z) (LnX {Lo2^éJ|. Cet â s'affaiblit en ai à èthp'el >aL^z| et en i au p"al ^^s^, excepté )1 viens, >*ia* jure x,

germe; >*h^\ bois de |i| ]^cu )±+ *+h±). A la seconde personne du féminin et a celles du pluriel, â forme une diphthongue avec la voyelle de la terminaison de ces personnes, >^^ ^x vooL^ OiL^ ^é^^ et les dérivés >*^4 oL^ slk^j etc. Lorsque l'imparfait avait le sens d'un impératif prohibitif, il recevait la même terminaison \&2Z jS ne tente pas, Matth. 4, 7.

Les Nestoriens se séparaient des Jacobites au sujet de l'impératif èthpe'el ; au lieu de ^^], ils disaient suivant l'analogie des verbes forts yS^i} ; l'écriture des deux youdh quiescente indique sans doute une prononciation antérieure Wigalji (v. Barhébrœus, I, p. 152, 1. 12 et p. 154, 1. 12). Mais pour les autres personnes, il n'y avait pas de différence entre la Massore d'Edesse et celle de Nisibe (Barhébraeus, I, p. 155, 1. 1 et 22).

La forme apocopée propre à èthp"el est suivie quelquefois par l'impératif de ^JisZ) : ^sz) ou avec youdh quiescent n^is-IJ était usité par les Jacobites, quand ils s'adressaient a Dieu; en parlant aux hommes, ils disaient vàiâZ) ; quant aux Nestoriens, ils ne dérogeaient pas a leur règle, et prononçaient en tous cas ethpan (v. Barhébrœus, I, p. 155, 1. 14, comp. Ps. 69, 16). .

De )p)b2, èthpa'al de )*£ frapper (v. p. 57, note 1), on disait également +)$ (Barhébrœus, H, v. 545).

d) L'infinitif avait la voyelle d, jl^o de |î^, par analogie de *£>Lz±o de v^Lo (mais arani. bibl. K?jb) ? Ie neutre ne se distinguait pas de l'actif.

e) Le participe actif fL^ suit la forme ^àa, mais le passif fL^ a celle d'un participe de verbe neutre ^V*». Pacel, aph'el et saph'el distinguent comme les verbes forts un participe actif et un participe passif, qui conserve la diphthongue ai.

En formant le présent, v. § 183, les participes peuvent se contracter avec les pronoms personnels, de la manière suivante:

1. Barhébrœus, I, p. 128, 1. 1, prétend que les anciens manuscrits

portent v*2£*, sans doute par analogie de la prononciation >*sf >*^ qni

était propre aux Nestoriens, y. § 202.

Singulier

Actif Passif

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