‹ Traité de grammaire syriaqueChapitre 141 sur 209 · Ces deux derniers sont peut-être d'origine étrangère · texte numérisé non relu

Ces deux derniers sont peut-être d'origine étrangère

2. Quant aux féminins qui ont le suffixe ai, v. ci-dessus § 253 a.

b) De genre commun étaient les noms suivants : }j-»? mona-

sûre, Pm— * foule, }&—• essence, \h<n—n lune, )àVi4> *oZetï, V«vi* cteZ, V**^ firmament, |5? générations, \*o*> souffle ou esprit, Vo^o </r?7,

lêj» glaive, |^ûm ^na, il^ chameau, ] m m mte, V**j exemplaire, \h-aZi effroi, où la forme du mot influait sur son genre; >©,-£> quelque chose, comme neutre, était aussi quelquefois construit avec le féminin; foNv» n'était masculin que dans le sens de Verbe, désignant la seconde personne de la trinité.

Les noms propres avaient le genre de l'individu qui les portait, abstraction faite de la forme; les noms de peuples étaient masculins, ceux de pays et de villes, féminins ; on exceptait r^^ et *£>îa£.

c) Parmi les noms que nous venons d'énoncer, les suivants avaient au pluriel la terminaison du féminin : i^-mj^o] |2u*5o| \i±$)

'9 7 oc 700 7 007 007 e 0 y t> p » 0 0 7 o o *• 00 »•

)&^û» )&£&£ \±r2Ls> \hJû^o IZaûJ |£ÙLaJ |Zo*aJ \hJOfL \b~o1 foïWQn |Ua! }*a*a» |Zo-m5 foons \ZS2uo]. Les autres avaient la terminaison du masculin ; dans les parties doubles du corps, ce pluriel répondait au duel arabe et hébreu. Quelques-uns formaient aussi un pluriel k forme féminine traduisant un nouveau sens, v. § 272.

269. Les noms étrangers, notamment les noms grecs, passaient en syriaque avec le genre qui leur appartenait. Les mots qui par leur physionomie et leurs désinences trahissent leur origine, ne prêtent à aucun doute, comme ^o^o» pû^ \cu^

lioaJ ulcère ^aa»l, ^ cuvcSoç, fy Ttjjnj , ^ otaô^y.Yj, ^ voy.^, y) àcx(ç; *j| atr, drçp, était du genre commun, comme en grec. Quelques neutres seulement étaient féminins, • o— • i-lr-3 prétoire, . o^o}Z

théâtre, VM coupe vase, àffeïov, pû^o aw/eZ, ^[xa, plo vélum, \£>h*

rtrcixtov ou xtaxiov, Kvre^ tablette, ]ï^^ cadavre, cxsactov.

Quelques masculins grecs étaient, cependant, féminins en syriaque : \ojajo\ b 0x6770;, spongia, ]+&&] b crar^p, U-u^ 6 faroQç, Isu^je ô x<3^TQÇ, charta, If^o 6 xi)p6ç, cera, l^aofo chaloupe, b xépxoupôç.

Les féminins qui, en passant en syriaque, conservaient leur genre, mais modifiaient leur désinence, selon l'analogie des masculins, étaient les suivants : fijn^ èÇiîpa, p,IÎ l/jtèv<xf if**»!

s^àtpa, ^éSTs «pidXr,, ftl ÇdXï), $ks] indigestion, ?8opd, |L&j&1 oroXifi,

poai ou Po^oi &Xvj, pQi^N leaio, ]iol^ ^ Xorpjvoç, lagena, \lsoo\ ovxrla, )^o9 ^Z de métal, actpd, V^Ls ^ <pdXa-fi;; $oilJ| messe, àvaçopi et d'autres encore.

Parmi les noms d'origine différente : ijàmam glaive, v. Lagarde, Abhandl., p. 72, 1. 24, V0**^0 carquois, id., p. 80, 1. 20; sans doute |Lao cq^re, Barhébrœus, I, p. 14, pénult., fti? riche tapis, robe d'honneur, targ. f^Û^H, comp. ar. ji»*.

270. Les féminins qui n'ont la forme féminine qu'au singulier et qui ne Pont pas développée au pluriel forment une longue liste. A l'exception de llàJf, ce sont des noms de choses, chez lesquels le suffixe du singulier avait sans doute, en principe, le sens d'un nomen unitatis, § 251 ; voici cette liste qui n'est certainement pas complète :

|Mo| aune,

pi.

\zhi\ femme

° * * \bjû\ paroi

i^-fs-M mesure agraire

\h^A ou \ajJ\ testicule

\h^£>ho\ miette, p. 90

|As*o œuf

l^-mo verjus

]£*\ fromage, p. 102

l^^o^ vêtement

)^\ jardin

|ZîoIû^ charbon ardent

l^ooi^ vol, p. 116

laJà^ vigne, p. 102

Jl^£>? gâteau de figues

\b±±Di larme

]zom gouffre

|OOI

\b*>] aiguillon

aî

)b^é épine

\b4ï* froment

I^^ûm perle

\teo4 goutte

)Zao fenêtre

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