Chapitre I
Objets employés par les Syriens pour écrire, manière d'écrire.
1. L'encre dont se servaient les Syriens, |<£a*? ou \x&*y était faite d'une solution de noix de galle, additionnée d'un peu de vitriol, k laquelle on ajoutait souvent de la gomme arabique, pour la rendre plus dense '. Dans les derniers siècles on faisait aussi usage d'une préparation de noir de fumée, Ivivim2. Les Syriens, établis en Egypte dans les couvents du désert de Scète, composaient leur encre avec les racines de la plante appelée <J$, qui croît dans ce désert; ils faisaient de ces racines une décoction, k laquelle ils mêlaient du vin chargé en couleur, du vinaigre de vin, un peu de vitriol et de la gomme arabique8. On écrivait de diverses couleurs les parties qui devaient ressortir sur le texte, telles que rubriques, clausules, renvois ou signes diacritiques. La plus commune était le rouge de minium, avec lequel on traçait aussi au copiste le cadre de la page qu'il avait à remplir 4. Les couleurs vertes, bleues, violettes ou jaunes
1. V. les formules reproduites par le catalogue de M. W. Wright des manuscrits syriaques du British Muséum, p. 581a, 1085 a, 12076, préface de la 3* partie Xô.
2. V. Land, Anecdota syriaca I, p. 58; comp. Herbin, Estai de calUyrapkie orientale, à la suite des Développements des principes de la langue arabe moderne, Paris 1803, p. 228.