Catal. Wright, p
4. y. dans ce sens le mot foooiP dans la lettre de Jacques d'Edesse mr l'orthographe syriaque, publiée par M. l'Abbé Martin, Paris 1869, p. »&y I. 22 et 25 et par M. Philipps, London 1869, p. ?, 1. 17 et p. <", 1. 12.
étaient produites par des acides de fer, ou de cuivre, ou par des laques *.
2. Tous les manuscrits anciens sont sur parchemin, mais le papier dut être employé de bonne heure 2 pour les actes de commerce ou les écrits courants qui n'étaient pas destinés à une longue durée. Les manuscrits sur papier ne remontent pas au-delà du XIe siècle ; a partir de cette époque, le bon marché de cette matière est plus a la portée des couvents peu prospères; une meilleure préparation lui assure peut-être aussi plus de chance de durer.
3. Les Syriens empruntèrent aux Arabes leur roseau a écrire ou qalam ; on en trou ve l'usage établi au XIIe siècle. Auparavant ils avaient recours aux plumes d'oiseau, comme il résulte de plusieurs clausules de manuscrits8. Peut-être même ne les abandonnèrent-ils pas d'une manière absolue; il est difficile de croire qu'une écriture aussi fine que celle des manuscrits minuscules du XIIIe siècle, dont M. Land a donné deux spécimens dans sa table e codicibus Hartwellianis*, ait pu être tracée autre-
1. La Misna, gittin 2—3, distingue, outre Fencre, quatre matières avec lesquelles on écrit : « On écrit, dit-elle, avec toute chose, avec de l'encre, avec de l'orpiment, avec du minium, avec de la gomme-gutte, avec du vitriol ». DlftJpjpa DIDIpa mp^DS DOS V-D panD taa. L'orpiment ou arsenic jaune donnait cette belle couleur d'or que les Arabes appellent i^sAJJl *U v. Herbin 1. c. Le minium, KIp^D de la miSna, s'appelle en syriaque \*&ï i° v. Catal. Wright, p. 105*, 1. 7, 10, 21 et 22, man. add. 12138, écrit oo**** dans un passage du man. add. 14667 reproduit par M. l'Abbé Martin dans la Massore chez les Syriens, Journ. Asiat. 1876, 1er sem. pi. V. La racine *^f» dans le sens de être rouge est une métathèse de f^ comme en arabe yLà et J^it> et en hébreu pïfc et *lpfc (Isaïe 3—16).
2. La Misna en fait mention et défend de se servir du papier gratté ou palimpseste pifltt *1*J pour les contrats. Le parchemin était préparé de trois manières dont la plus défectueuse était le K'TWl'H otçpO^pa; l'usage en était prohibé au même titre que le papier gratté, comme trop fragile, V. gittin 2—4.
3. V. Catalog Wright, p. 107 a, man. add. 12138, p. 745a man. 14606 add., catal. de Rosen et Forshall, p. 4—6, man. rich. 7149. Comp. Land Anecd. vyriaca I, p. 58 et 59 et II, p. 13 citant le man. add. 14451 et Abbé Martin, La Massore chez les Syriens, p. 116 citant le man. add. 12138. Ces clausules se composent de trois ou quatre vers de douze syllabes, souvent boiteux par suite de l'ignorance des copistes, ou des changements de la formule, lorsque le qalam fut substitué aux plumes.
4. V. Anecdola syriacay la première planche du tome I et p. 87, n° 17.
ment que par une plume d'oiseau. On peut comparer aussi les caractères évidés, dit doubles § 9.
4. Les Syriens divisaient leur parchemin par colonnes; cependant ils prirent de bonne heure l'habitude d'écrire le feuillet dans toute sa largeur, quand il était de moyenne dimension. On trouve déjà au Ve siècle des manuscrits écrits de cette manière.
Les Jacobites n'écrivaient pas horizontalement mais verticalement !, renversant leur cahier de manière que le sommet rat k la place du côté gauche et la base k la place du côté droit. Mais ils lisaient de droite k gauche, après avoir redressé le feuillet. Cette observation a son importance, car elle rend compte d'expressions familières aux grammairiens, qui en dehors de cette hypothèse sont incompréhensibles. Ainsi veut-on désigner les. deux points qui notent la voyelle a dans le mot *àLak'ihabh, on pourra dire, en songeant k la position verticale de la ligne qu'on écrit un point en avant et un point en arrière du taw ; mais, si on lit, on dit que le taw est marqué d'un point en haut et d'un point en bas. Cette habitude date sans doute de l'usage du qalam et fut nécessitée par la position oblique que celui-ci prenait dans la main des écrivains. Les Jacobites passés maîtres dans l'art de la calligraphie, trouvaient dans cette manière d'écrire plus de facilité k lier les traits et k leur donner de la souplesse et de la grâce. U est douteux que les Nestoriens aient jamais pratiqué cette méthode et aient renoncé k l'usage ancien d'écrire horizontalement. Les Monophysites eux-mêmes après s'être rapprochés des Nestoriens revinrent k l'écriture horizontale. Maints passages des œuvres grammaticales de Barhébrseus 2, du XTTTe siècle, ne s'entendent que de l'écriture verticale. Bientôt après lui cependant l'écriture horizontale dut reprendre ses droits, et alors on ne comprit plus toujours le sens de ses expressions avant ou après la lettre, comme le montrent certaines corrections interlinéaires (p. 245, 1. 17 et 18 de ses œuvres t. I).
1. Syriens orientaux et occidentaux, par M. l'Abbé Martin. Paris 1872, p. 327 et sniv. et 439; Land 1. c. p. 60; Hoffmann, Oramm. Syr. Hal. 1827, p. 72.
2. V. Œuvres grammaticales aVAboulfaradj dit Barhébrceus, par M. l'Abbé Martin. Paria 1782, t I, 4e partie, ch. Y et suiv.