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OEDEME ET GANGRÈNE DE LA VULVE

l’œdème d’un seul côté de la vulve, il est un sûr indice d’une infection locale, et l’on découvre, dans le vagin, une déchirure, une escarre ou un phlegmon.

Dans l’anasarque généralisée, les grandes lèvres, dont le tissu souscutané est lâche et lamellaire, se gonflent à l’extrême; la miction et le cathétérisme peuvent devenir très difficiles. Des éraillures spontanées ou de petites ouvertures faites intentionnellement à la peau donnent alors issue à la sérosité, mais sont souvent aussi le point de départ d’un érysipèle.

Dans les lésions syphilitiques de la vulve, et spécialement dans le chancre infectant, on observe parfois un œdème dur, tout particulier,

17g. 779. — Œdème hypertrophique de la petite lèvre gauche, consécutif à une lésion syphilitique (Mac Clintock).

qui attire souvent l'attention des malades bien plus que le chancre luimème, qu’elles considèrent comme une écorchure sans importance. Cet œdème, qui survit très longtemps à la guérison de l’ulcération, siège surtout sur les petites lèvres et le capuchon du clitoris, qu'il transforme en un tissu scléreux, hypertrophié, d’apparence éléphantiasique. .l'ai dû, dans un cas de ce genre, exciser une véritable tumeur qui datait de plusieurs mois et n’avait pas été modifiée par le traitement interne. C’est probablement à des faits de ce genre que se rapportent en partie les hypertrophies syphilitiques de la vulve (fig. 779), décrites par Mac Clintock1.

La gangrène de la vulve peut être causée par le traumatisme de l’accouchement, lorsqu’à cette cause locale vient se joindre l'influence d une affection générale, de la fièvre puerpérale2.

1 Voir Iîar.nks. Truité clin, rie* maladies des femmes, trad. franc., 1866, p. 746.

- Veiu.ard. Épidémie île gangrène des organes génitaux chez les nouvelles accouchées. Thèse do Paris, 1873.

Pozzi. — 4° édit,

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