ANATOMIE PATHOLOGIQUE DE L’ESTIIIOMÈNE DE LA VULVE
mais comme un aboutissant commun à des états morbides fort disparates.
Anatomie pathologique. — Toute ulcération à marche lente et accompagnée d hypertrophie de ses bords ayant été qualifiée d’esthiomène, il n’est pas étonnant que les altérations histologiques les plus diverses aient été rencontrées. On a trouvé, tour à tour, des altérations comparables à celles de l’éléphanliasis (Renaut) et de l’épithélioma tubulé
Fig. 781. — Esthiomène de la vulve (Mac Clintock).
(Cornil)1, du sy philo me de Wagner ou de la tumeur gommeuse aux différents stades de nodulation, d’ulcération et de sclérose (Paul Petit)2. D’autres fois, toutes les lésions se sont bornées à une inflammation du derme, à une infiltration du tissu conjonctif par des éléments embryonnaires, principalement autour des vaisseaux dilatés3 (fîg. 78u2 et 783).
Dans un cas que j’ai observé, le microscope a permis de déceler des noyaux tuberculeux avec des cellules géantes (fig. 782 et 784). Martin et Nicolle4, dans un cas d’estliiomène à forme hypertrophique, au
1 Cornu.. Arclt. de local.. 1874. t. I, p. 412 et liull. de la Sac. anal., 1874, p. 251.
2 1’. Petit. Arclt. d'Obxlét. et de Gyn., 1880, I. IV, p. 6.
5 Leroy nus Barres. Hall, de la Sar. anal., janv. i 870. p. 72. (Examen histologique fait par Cornil.) — J. Matthews Düncan. On Ihe ulcération or lupus of I lie fcmale generative organs, elc. ( Tramacl . obstel. Soc., Londres, 1885. t. XXVII, p. 150 et 250. Examen histologique fait par Tm\.)
4 A. Martin. De l’esthiomène (La Normand ie médicale, 1805. p. 55).