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CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

stades du processus consiste dans une oblitération plastique, dans une sorte de thrombose lymphatique1.

Enfin le tissu cellulaire sous péritonéal qui existe dans les ailerons de la trompe et de l’ovaire est une dépendance de celui des ligaments larges, qui se continue lui-même en bas sur le plancher pelvien et sur

Fig. 550. — Couche sous-séreuse superficielle d’un utérus non gravide, faible grossissement (Wallich).

1. Épithélium péritonéal. — 2. Bandes claires2. — 3. Espaces étoilés. — î. Cellules dentelées de la paroi des bandes claires. — 5. Capillaire sanguin avec les cellules allongées de sa paroi. — 6. Gros capillaires lymphatiques avec les cellules dentelées de leur paroi.

les côtés avec le tissu lamellaire plus ou moins infiltré de graisse qui double le péritoine et qui olfre une laxité spéciale, en avant de la vessie, dans la pseudo-cavité de Retzius (fig. 529).

1 D’après les recherches de Wallich sur le système lymphatique sous-séreux de l’utérus pendant la grossesse, ce système est formé de très nombreux vaisseaux capillaires. Ces vaisseaux, beaucoup plus nombreux que les capillaires sanguins, sont disposés sur plusieurs plans; ils sont en communication avec les capillaires lymphatiques superficiels de la couche musculaire, et ils aboutissent d’une part à des troncs, d’autre part à un système vasculaire spécial. Les troncs sont peu volumineux à 1 état normal, ils sont plus considérables pendant la grossesse, quoique n’atteignant pas les proportions qu’on leur avait trouvées sur l’utérus atteint de lymphangite puerpérale, pendant la période d’involution de cet organe. Les capillaires lymphatiques sont aussi en communication avec un système vasculaire très fin, constitué par des travées- et des espaces de forme variable, tapissés comme les capillaires lymphatiques de cellules à contour dentelé (fig. 530). Le système lymphatique acquiert donc, dans la région sous-séreuse de l’utérus, une grande importance, etces données anatomiques peuvent aider à comprendre un certain nombre de faits pathologiques. V. Wallich. Recherches sur les vaisseaux lymphatiques sous-séreux de l’utérus gravide et non gravide. Thèse de Paris, 1891.

2 Wallich ( loc . cit.) désigne sous ce nom les espaces mis en évidence par la nitratation portant des cellules dentelées sur certains points de leur trajet, et qui sont très vraisemblablement un système d’espaces lymphatiques situé au delà des capillaires.

INFLAMMATION DES ANNEXES DE L'UTERUS

La connaissance de ces particularités anatomiques est indispensable pour expliquer la propagation profonde et superficielle de l'inflammation.

Les classifications des salpingites que l’on a données diffèrent assez sensiblement.

Cornil et Terrillon1 admettaient :

1° La salpingite catarrhale végétante;

2° La salpingite purulente (pyo-salpingite) ;

5° La salpingite hémorragique (hématome de la trompe, hémosalpingite) ;

4° La salpingite blennorragique :

5° La salpingite tuberculeuse.

Cette division est incomplète, car elle laisse de côté certaines formes d’inflammation diffuse interstitielle qu’on rencontre dans les affections chroniques. Elle est un peu défectueuse, en ce qu’elle sépare la salpingite purulente des salpingites tuberculeuse et blennorragique qui en sont de simples variétés.

Landau2 adopte une classification purement anatomique et établit les variétés suivantes :

1° Endosalpingite catarrhale aiguë et chronique,

— purulente aiguë et chronique,

— hyperplastique (végétante).

— diphtérique;

2° Salpingite aiguë et chronique,

— purulente ou disséquante;

5° Périsalpingite aiguë et chronique.

Martin et Orthmann3 donnent ces divisions :

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