Traité de haute composition musicale
Mon intention n'est pas de fatiguer le lecteur par une longue préfacé: je laisse a mon livre le soin de sa propre recommandation. Je me bornerai simplement a donner ici l’explication succinte de ce que l’on doit entendre par haute composition.
Dans tous les arts (et surtout en musique) il existe un degré que l’on peut atteindre, jusqu’à un certain point, avec les seules dispositions naturelles $ mais en même temps, il est impossible de dépasser ce terme, si l’art ne vient a notre secours, en nous initiant a ses mystères . C’est cette dernière partie de l’art qui constitue ce que l’on doit appeler haute composition. La ligne de démarcation qui existe entre cette dernière et la composition vulgaire, est tracée par la nature elle même.
L’ouvrage que j offre au public ne contient pas seulement les principes élémentaires de la haute composition; celle-ci y est en même temps traitée sous le double rapport des progrès qu’elle a faits depuis un siècle et demi, et de ceux quelle peut encore faire, j’ai compose moi même tous les exemples donnes dans le courant de lbuvrage,à .1 exception de cinq ou six faits par mes elevesion reconnaîtra ces derniers par les noms qui les précéderont - Il eut sans doute été plus facile de donner une collection d’exemples pris à des sources déjà connues; mais, indépendamment de l’impossibilité ou j’aurais été d’en rassembler sur des propositions toutes nouvelles, j’ai pensé que 1 ouvrage serait d’autant plus intéressant qu’il ne contiendrait que des exempîes nouveaux , laits tout exprès pour la matière traitée.
Comme il est important de se représenter au juste le mouvement dans lequel chaque exemple a été conçu et dans lequel i! doit etre exécuté, on le trouvera indique par les N0sdu Mét r on ome, partout où cette indication sera nécessaire.
P.i vis le 28 Septembre 182 -f