ET
elle est bonne dans les huit doubles choeurs que nous avons proposes^ou les Altos font la basse reguliere du premier choeur, Par exemple:'
zz:
zz
Nous avons dit que le style rigoureux était consacre a la musique d’ Eglise, accompagnée seulement de l’orgue; en effet, avant le dix-huitième siècle on ne se servait que de cet instrument pour soutenir les voix, et les maintenir dans le ton. Dans le rite grec, les instrumens (même l’orgue) sont proscrits.Tout ce qu’on chante dans les temples ou ce rite est en usage, s’exécute sans nul accompagnement. Les chanteurs d’église en Russie, ont une grande réputation par la manière dont ils chantent la musique avec purete et exactitude, sans être soutenus par un instrument quelconque. Mais, comme les instrumens ont toujours ete en usage dans les temples de presque tous les peuples civilises tant modernes qu’anciens, il n’y a pas de raison de les exclure de nos cultes religieux .Les instrumens a vent sont surtout très propres a l’accompagnement du style rigoureux . Les instrumens a cordes (]si l’on en excepte les cont rebasses) produisent un effet mesquin dans un grand vaisseau.
Les instrumens dont on pourrait tirer un grand parti dans le style rigoureux, sont les su ivans :
L’Orgue, les Bassons, les Contrebasses ^auxquelles on peut ajouter des Violoncelles^) les Hautbois, les Cl arinettes, les Flûtes, les Cors et les Cors anglais
Dans le style rigoureux, il faut éviter de faire usage des instrumens de percussion .
En mariant adroitement les instrumens a vent avec le choeur, on obtiendrait des effets heür.eux et neufs. Le plàin chant, noyé dans les imitations, les canons et la masse des voix qui l’accompagnent, ressortirait de ce cahos, en le doublant, à l’unisson ou a l’octave, par une partie
des instrumens a vent.
En dialoguant le choeur avec des instrumens a vent, on pourrait imiter, d’une maniéré piquante,
l’effet d’un double choeur. Mais il faudrait dans ce cas traiter les instrumens comme les voi\,employer le
style rigoureux, et observer, en réunissant les deux masses, ce que nous avons dit au sujet de la reunion
des doux choeurs. On trouvera a la fin de ce premier livre, un exemple sur cette proposition, sun i dune
fugue a deux choeurs . *
7 55. (il
ECLUliCiSSE.MENS SUR L IIAR3L0AIE DANS LE STYLE MODERNïg QUI
I l l 1 01 ou DOIT RECEVOIR DEUX BASSES SIMULTANEES DIFFERENTES.
Ioute harmonie cï . • x t usuir 1:11e basse correcte^ iJ y a des cas, ou elle peut et doit meme en avoir d-u.\ simultanées differentes. Dans l’article sur le style rigoureux, nous avons indique comment 011 obtient ci ' deux basses pour faire cliauter en meme temps deux choeurs differens qui les exigent, des-
1 r> qu'il" sont places a une certaine distance l’un de l’autre. Il nous reste ici a donner des e-
olaircissemens >ur l’emploi des deux basses dans la musique moderne.
le generale.
t-, . \ \ . v . /.'Va ' ' ,
Lne harmonie a deux, a trois ou a quatre parties reçues, destinee a etre executee parues voix u des iiistrumens solos, doit avoir une basse correcte abstraction faite de l’orchestre qui açcompa- ne cette harmonie et qui doit de son cote avoir une bonne basse. La meme réglé s’observe pour f s morceaux d’ensemble et les choeurs accompagnes par l’orchestre dans la musique dramatique.
Lorsqu'on reunit la masse des instrumens à vent a celle des instrumens a cordes, il faut donner
a chacune de ces masses une bonne basse, de meme que si elles s’exécutaient isolement . (1)
D âpre- cette réglé, et dans tous les cas precedens, il faut toujours avoir ou deux basses, ou auiii' ins une basse commune, ce qui n’est pas toujours praticable. Nous allons éclaircir cette matière par des exemples .
V ici une harmonie pour quatre voix, destinée à être accompagnée' par l’orchestre :
I. . ' n e< 1 : 1 r 1 'or< lieslre, en doublant par les in, (rumens a vent le s parties de dessus des instrumens a cordes,
n affaiblit d autant la b,.sse. c’est pourquoi il laut observer de doubler la basse dans la. rare me proportion par les instrumens a sent quand on ne leur donne pas une basse differente .
Eu accompagnant ce quatuor par J’orchestre, la basse de ce dernier peut simplement doubler la basse taille ou a f unisson, ou a l’octave, ou en simplifiant la basse taille, ou en la brodant par des notes accidentelles, quand on le juge à propos. Bans ces quatre cas, il y aura basse COMMUNE entre Torchés tre et les voix. Ainsi, en simplifiant la basse taille, on obtiendrait le résultat suivant;
rt-\ ~ Cr-
ti j r m | m -
1 — r — sf r # ■ r
yn | ff p
Tl
=l=|l-dl
On brode souvent l'une des deux basses, n’importe laquelle , selon que le compositeur veut donner plus d’importance et plus de chaleur a l’une qu’à l’autre. C’est de cette maniéré que I on conqoit ordinairement les deux basses eh accompagnant par l’orchestre les morceaux d’ensemble et les choeurs .
Voici deux exemples d’une harmonie à quatre voix, qui a deux basses differentes, c’est à dire ou l’orchestre fait une autre basse que le chant-, vdans ce cas, l’harmonie est à cinq parties reelles;
Viii un exemple dun trio pour trois voix ou trois instrumens à vont solos, avec deux Lasses différentes.
Observations
sur les trois exemples précédons
I)’apre> la réglé que nous avons donnée, on peut supprimer la basse d'orchestre quand on le juge a propos. Lorsqu’il y a deux basses différentes, l’harmonie éprouve une autre modification, et les voix se de tachent mieux de rorchestre.il faut ajouter à cela le mérité de la difficulté vaincue.
Dans l’exemple IN'? 2,1a basse taille, (c’est à dire la basse du quatuor chantant), est trop prédominante pour qu’elle puisse être doublée par l’orchestre, meme en la simplifiant. Une seconde basse(d ifferente de la première est donc ici nécessaire; ce qui rend l’harmorfie a cinq parties reel/es.
.Si l’orchestre doublait la 1? basse dans l’exemple N? 3, ce serait è la distance de deux octaves (eu egard aux contre-basses)-, il y aurait grand inconvénient a doubler la basse du trio par les basses doicli'-stre, si ce trio était exécute a J octave supérieure par des instrumens a vent; aussi le compositeur h ra-t-iJ mieux de donner deux basses differentes a son harmonie, lorsqu’il voudra accompagner par 1 orchestra un ‘•emblable morceau.
Lin -'-coude basse, ajoutée a une harmonie déjà connue, est plus facile a trouver pour accompagner un duo que pour accompagner un trio; elle serait plus dilficile encore s’il sagissait dacccmpagner un quatuor. Pour la trouver, il faut connaître parfaitement l'harmonie et les principes de la bonne.
employer fréquemment de courtes pédales; savoir placer a propos une pause; rendre, de tenus en te in - 1 harmonie de» parties solo moins riche, etc. En ajoutant ainsi une seconde basse, ou fait dun
\ * TJ.
dao un trio, d’un trio un quatuor, et d’un quatuor un quintetto, sans compter les autres parties d’orchestre qui doublent plus ou moins les parties solo, soit à 1 octave, soit a l’unisson, soit en les simplifiant ou en les brodant, selon qu’on le juge a propos.
La seco'nde basse est toujours difficile a trouver lorsqu’on la cherche pour un morceau fait d’avance. Il est plus facile de faire deux basses differentes (^toutes deux riches et interressantes) en commençant par les créer toutes deux, sans s’occuper d’abord des autres parties.
Voici un exemple de deux basses chiffrées , destinées a être executees ensemble:
Andante. 5 5 2
A, ou
Première basse.
B, ou
Seconde basse.
Supposons qu un organiste soit charge d’executer la basse A, et qu’un autre organiste exécute en même temps la basse B j les deux, jouant ensemble, feraient entendre l’harmonie suivante, selon les chiffres indiques:
En analysant cet exemple on trouve :
1? Que chaque orgue fait une harmonie correcte, ce qui doit etre .
Que la main droite du premier organiste fait de temps en temps des octaves avec la basse du second orgue, et vice-versa. Cette licence est permise dans la musique moderne sous les conditions suivantes:
1°. Lorsque la masse de sons est suffisante pour imiter une harmonie a huit parties au moins .
52? En observant que les deux octaves n’aient pas lieu entre les parties extrêmes de 1 harmonie .
Sous ces deux conditions, cette licence n’est d’aucune conséquence , parceque l’oreille ne peut distinguer les octaves dans une grande masse de sons, et qu’elle ne peut, par la meme, en etre clioquee.
Pour faire usage de cet exemple, il faut que les deux orgues soient places à une certaine distance 1 un de l’autre, sans quoi l’une des deux masses d’harmonie deviendrait non seulement inutile, mais nuirait encore a îefbl de l’autre .
Lorsque les deux Lasses sont en contrepoint double, ri ((comme les deux precedens]) on peut les renverser ou les croiser, Par exemple :
Deux basses differentes peuvent servir :
P. A un double Duo-, f2°. A un double Trioj 5® A un double Choeur-, 4? A un morceau peur deux Orgues j 5° A un Choeur et un Orchestre -, 6e! A un morceau d’Instrumens avent
et d Instrumens a cordes, surtout quand les deux masses sont eloigiîees l’une de l’autre -,
7.° A un morceau pour deux Orchestres-, 8.° Pour accompagner par deux Orgues ou par
deux Orchestres un chœur a l’unisson. Nous donnerons ici un exemple de cette derniere proposition .
Voici un chant religieux, sous lequel on a conçu deux basses chiffrées et en Contrepoint double, qui peuvent d’abord etre executees par deux orgues, places (clans une cathédrale) à une grande distance l’un
de l'autre, et entre lesquels le choeur (chantant à l’unisson ou à l’octave]) se trouve:
Premier Orgue.
Chant .
Second Orgue. gÉf
2Tv
ZZL
-fe.