‹ Traité de haute composition musicaleChapitre 6 sur 100 · HARMONIE SEVERE · texte numérisé non relu

HARMONIE SEVERE

Il ) .• deu \ 'y.'leiuonour traiter l'harmonie, savoir:

I I >v :cuii‘ an it.\,Miivi par Palestrina et Eux, c’est a dire celui dont on faisait usage avant le is: Siècle •

- . I > ' -terne vr * • i- i km:, tel que mus lavons développé dans notre cours d’harmonie pratique . Ces deux systèmes ‘ i- ' d 1 1 ! i ii I un de l’autre. Pour les distinguer, on a juge a propos d’appeler l’ancien système sttie RlGOt —

' 1 v; " st 'me moderne 5TYLL il rrl . En comparant ces deux systèmes, on pourrait appeler le premier, SYS ri ME UE RESTRICTION'.

t' ■ f. isait U'. e du style rigoureux que dans la musique vocale, faite pour 1 église, la seule qui existât alors, t ! •• ... . irpagi -r le plain chant: son interet était uniquement HARMONIQUE. Ce que nous appelons de nos jours i x n j . xi t Loû 1 1 . l ut ignore jusqu’au commencement du 18'. siècle.

! ■ | ' 'lu 1 a : . ! , i >‘1 1 e antique et vénérable psalmodie, se prêtant facilement a toutes sortes de spéculations ca-

■' nique- . .! séduit, ' t séduit encore, de nos jours , bien des compositeurs qui cherchent à cacher sous de froids • > ! - ii.< nm niques, l'impuissance de leurs moyens, et l’absence du génie créateur. Pour se livrer de nos jours • - ni e d.- composition dans toute sa sévérité, il faut ignorer entièrement les progrès que l’art musical a faits •'• pEis un -iode: le compas et la règle à la main, il faut plutôt calculer que sentir, faire abstraction de toute U' j1 iof i n musicale, en un mot se resignera n’elre qu’un habile ouvrier . Celu i qui ne s’est exerce que dans " d». .-i incapable de composer un bel air, une scène dramatique saillante, et encore bien moins un mor—

' i i.v musique instrumental , qui ait de la verve, du goût et de la chaleur.

Le tabl •‘au que nous faisons ici du style rigoureux, est peut être un peu severe, mais il est vrai. IJ ne I . ’i.it [ .s croire cependant que ce style soit tout a fait inutile’, il peut offrir de grandes ressources dans la nuisic;.! -a créé. C’est dans le style rigoureux qu’on peut trouver des effets d’harmonie purs et célestes, i (iniment préférables au luxe instrumental et théâtral qui s’est introduit dans nostemples.il n’est pas.

; i|< ur- necessaire d accompagner le plain chant; mais lorsqu’on veut l’accompagner, l’harmonie doit etre

c ncu- dans ( nie la sévérité du style. Que les élèves s’exercent quelque temps dans le style rigoureux, i 1 s •j pi - ndront a écrire purement pour les voix, a moduler sagement, a tirer grand parti des accords nsonnans, et à employer les dissonnances avec plus de retenue,, et de connaissance de cause.

P‘i mi les règles sans nombre que les anciens ont données sur le style rigoureux, il en est de trop minut ieii -es, et qui supposent des élèves qui n’ont pas la moindre notion d’harmonie; comme il ne sa- -i' j1-" ici des premiers elemens de l’art musical, mais seulement de ce qui distingue le stxle rigoureux

■ . i * h- libre, nous allons examiner en detail les points capitaux qu’il importe de connaître pour réussir dans ce genre de composition ^ les voici :

1 De 1< maniéré d’ecrire pour chaque voix isolément prise:De letendue des différens genres de voix, et d**s ce rd- rnr I xjuels on peut faire entrer ou sortir les parties ^

- De intervalles qu’on doit employer dans les choeurs à deux parties;

Des accord- dont on peut faire usage dans ce style;

De la manière d’employer les notes accidentelles (c’est à dire celles qui ne comptent pas dans les accords) et de quelle espece sont ces notes;

Du -"teme de modulation reçu dans le style rigoureux;

Enfi n. d>*> mesur- - propres a ce styl , du mouvement de ces mesures, des valeurs de notes et des ton- les plvis en usage.

N • ? < n >- discuter chaque point en par ticulier, en faisant observer une fois pour toutes: 1°. que 1 ' ■' du f v le , rigoureux est purement HARMONIQUE, qu’on ne doit y chercher ni MELODIE PEEDO-

M J n a ’• T f n =) v i r R I E , ni E H YT M E REGULIER. ü°. Que ce style est exclusivement consacré a la

■ i i f j u e d L.li , executee par des voix et accompagnée tout au plus par l’orgue. 3. En fi n, que ma 1 gre les effets .r-n'1- »*t imposans que l’on trouve quelquefois dans le style rigoureux, ce sty le est, et

1 1 * 1 ujours très va ue;cet inconvénient auquel il n’y a pas de remède, (sans détruire ce s tyle),

i js fort qu’on puisse lui reprocher .

i. DES DIFFEREES GENRES DE VOIX, DE LEUR ETENDUE , ET DE LA MANIERE DE LES TRAITER ISOLEMENT DANS LES CHOEURS.

On ne fait usage dans ies choeurs que des quatre genres principaux de voix dont le tableau suit :

1® S o p r â iv o ou Dessus. 2° Contralto ou simplement Alto.

5°. Tenore, Ténor ou Taille. 4°. Lasso ou Basse taille.

Les dçux genres mixtes de voix, appelés halte contre, (l) et rariton ou CONCORDANT, (ï) sont généralement exclus des choeurs du style rigoureux.

Voici Retendue de ces quatre voix, qu’on ne doit pas surpasser dans le style rigoureux .

> prano .

^. Ti O

Contr’alto

Ténor .

La

■JL...VOeALuP1 ^ Q

rOi

4iujai

zz

On voit par le tableau ci dessus, que l’étendue du Soprano est égale a celle du Ténor, (a la distance d’une octave) connue l’étendue de l’Alto est égale à celle de la basse, (egalement à la distance d’une octavej)

Il faut faire chanter ces voix dans leur medium, rarement dans leur notes extremes; et lorsquon y est forcé, ne le faire que très passagèrement.

Anciennement on pouvait écrire pour les voix un ton entier plus haut que nous ne le faisons aujourd’hui , par la raison que le diapason musical était alors un ton plus bas; par exemple, le La de l’ancien diapason, n’était guere plus haut que notre Sol actuel .

Les chanteurs, surtout ceux qui chantent dans les chœurs, n’étant pas toujours surs de Tintonation,le compositeur doit prendre des précautions pour les mettre a leur aise;cest par cette raison que Ion prescrit peut .es voix des SUCCESSIONS NATURELLES ET CHANTANTES, et que l’on défend celles qui sont difficiles a executer.On peut faire usa-e de toutes les successions suivantes, en écrivant pour les voix de quelque genre quelles soient:

m) : Seconde .. Seconde . . Tierce l . Tierce . . Quarte . . Quinte . • dute . . Octave l

• mineure tt majeure II mineure : l majeure g ; .juxte : :.. parta Ut. .* I mineure. ... .•

On proscrit généralement dans le style rigoureux les successions suivantes, tant en montant qu’en descendant

7 sj

z e co n t( e 8 u gm est t u e

Quarte <î i ni i n u t e

Quarte l

augmentée * *

Quinte

diminuée

Quinte ■tu £ïii en !ee

Sii le I • Septième majeure l ' d i m i n u e e

Septième mi neure

Septième \ ma j eure I

Tierce

îurmentee

Les trois successions suivantes sont cependant

ir

-fr\- —

Al

tj . 1 2 lluarle , ".

• ^ ep \m icnie

* a tf £ m e n t e e •

•majeure •

(1) Sv rte de voix d’homme qui tient le milieu entre le Ténor et Ta!to,et seulement en usage en I rance .

(2) Sorte de voix xt’ homme qui tient le milieu entre le Ténor et la Tasse .

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