DU CANON SUR LE PLAIN-CHANT
On a mis beaucoup d’importance, avant le 18VUC siècle, a des imitations exactes faites sur des plain chants; et quoique ces imitations liaient été souvent que de six a douze mesures, on les nommait CANONS . Au reste la création de ces canons exige de 1 adresse de la part du compositeur qui;, en les cherchant, est sans cesse contrarié par le plain-chant, auquel il ne peut ni ne doit lien changer-
Ces imitations, ou ces canons, ne sont qu’a deux parties, sans compter le plain-chant et les autres parties accompagnantes' car ces canons peuvent se trouver dans des choeurs à quatre, a cinq ou a six parties. Pour faciliter ce travaille compositeur a la liberté de traiter l’harmonie, entre les deux parties faisant le canon, comme h-.n lui semble , et pourvu que la réunion de toutes les parties rende lliarmonie correcte, les deux parties qui s'imitent peuvent faire n’importe quels intervalles .
Comme le plain-chant ne se chante que dans leglisc, on ne peut employer ces canons que dans la musique religieuse. Soit que le plain-chant se trouve dans le Soprano ou dans le Ténor , soit qu’on {exécute par le contre - Alto ou la Basse Taille, soit enfin qu’il passe d’une partie à l’autre, le canon qui doit 1 accompagner n’est ni plus facile ni plus ditticile a faire.
Manière Je chercher le canon sur un platn-giiant.
i° On commence par inventer les première ^ .notes du canon, que l’on met dans une des parties qui accompagnent le plain-chant.
2°. Ou imite sur le champ ces premières notes du canon , en mettant cette imitation dans une seconde partie
accompagnant le plain-chant. Si ce dernier s’oppose a celte imitation, on retouche les notes a imiter jusqu’à ce
que l’on ne trouve plus d’obstacle a poursuivre le canon .
3? On revient à la partie imitée pour y ajouter quelques notes nouvelles, en consultant en MEME TEMPS le
plain-chant et la partie imitante.
4°. On continue à imiter ces nouvelles notes trouvées. Si le plain-chant s’oppose a cette continuation du canon, on retouche les nouvelles notes trouvées de la partie imitée, jusqu’à ce que le plain-chant permette de poursuivre, le canon .C’est de celte manière que Ion procède jusqu’à l’endroit ou l’on desire d’arrêter limitation canonique, car. ces canons (comme nous lavons remarqué plus haut) n’ont pas besoin d’être longs; huit à seize mesures suffisent -, mais lorsque le plain-chant est étendu, on peut faire deux ou trois de ces canons de suite; c’est à dire interrompre le premier canon, et après quelques pauses, en faire un autre different du precedent, et ainsi de suite.
Voici quatre exemples de canons sur le même plain-chant:
Canon entre le second dessus et le contre-alto.
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Ces travaux sur le les veux; ainsi c’est de
plain-chant no peuvent cfre apprécies que par des connaisseurs, ayant la partition sous . la peine perdue lorsqu’on travaille pour des auditeurs.
ÎNous donnerons ici encore un Canon sur le plain-chant, qui mérité une analyse particulière; ce Canon est a la seconde supérieure (entre le violoncelle <1 le second violon ) el marche san s inlemfplion durant trente cinq mesures : C’est le plus long dans son genre . Les deux p a r t i e s l'a i sa n t le Canon exécutent une harmonie <•< r recte à deux; le tout ensemble forme un morceau de musique complet. On peut exécuter ce morceau par des voix en choeur si on le desire; dans ce cas on remplacera le second violon par le Contre - M t" ; lAllo par le Ténor; le violoncelle par. la première Basse-taille ; et la Contre -basse par la seconde Basse taille ;E.n aecotireissanl ee Canon et en mettant, une reprise au commencement de la troisième mesure,el à la lin de la onzième on obtiendra un Canon perpétuel.
Canon sur le plain-chant.