‹ Traité de haute composition musicaleChapitre 93 sur 100 · Première partie imitée · texte numérisé non relu

Première partie imitée

3? Cela étant fait, on revient à la première partie imitée pour continuer le premier canon: a mesure que ton ajoute une note à cette partie, il faut a l’instant même la transcrire dans la première partie imitante, pour voir de suite si le second canon permet d’imiter ce qu’on a ajoute; Si non, il faut la retoucher: par exemple,

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■+ • On t* i i linue le second canon avec les memes précautions a l'égard des parties D.et B par exemple:

r> * ’ !!•' continuation du second canon sera accompagnée en poursuivant le premier canon ; on procédera de cette n ai iei. jusqu à la fin, ou l’on interrompt la double imitation, pour terminer convenablement le morceau . Voici le . * canon tout entier:

DES CANONS ENIGMATIQUES, POLYMORPHUS, CIRCULAIRES ,EN AUGMENTATION, EN DIMINUTION,

Et des canons à deux parties qui peuvent se changer en trio et en quatuor.

On avait longtemps méconnu le véritable but de la composition musicale. Les imitations et les canons ( souvent on confondait les uns avec les autres ) étaient I unique objet des méditations d< s compositeurs qui ont précédé le 181.11' siècle. Piquer la curiosité, amuser l’esprit et les yeux par cet unique travail, leur paraissait le ncc plus ultra de lart. Il n’est donc pas surprenant qu’ils aient poussé la manie des canons jusqu’au dernier ridicule.il faut pardonner cet .égarement a l’ignorance ou ils étaient de tout ce que l’on exige de nos jours dun compositeur habile. Tous les traites sur la musique, publies jadis, ne renferment autre chose ([ue des imitations et des canons, car la fugue elle meme,

. comme nous le verrons, n’est composée que d’imitations continuelles, plus ou moins canoniquej.

Parmi tant de canons anciens, les écoles modernes ont lait un choix; ceux , qu’elles ont cru utiles a l’art ont été conserves: on les enseigne aux élevés; nous les avons indiqués et analysés. On a, au contraire, exclu ceux que l'on a juges bizarres, insignifians ou tout-a-fait inutiles. Cependant, il est bon que le public, qui peut souvent entendre parh r de ces objets de curiosité, sache ce que c’est qu’un canon enigmaticjue , poly mofplius, circulaire . &c.

Z. Sfi/O

iV Des canons eni^mal njues .

L < n- n énigmatique « si un cai.. n clos ôu ferme ( c'est a diré écrit sur un seule portée ) niais qui n’a point 1 1 user i ;> 1 n n ou d'indication à la l»V, ou bien «but l'inscription est trop imparfaite pour le résoudre ou Ie déchiffrer exactement sans beaucoup de peine, et souvent sans une « ram/e perte de temps.

Première maniéré île le présenter.

OU

d'uueme manière.

ou

quatrième maniéré,

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troisième maniéré, -yfc —

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L a première manière de présenter ce canon est la plus énigmatique, parce que l’on ne sait pas seulement à «jueile clef appartiennent les notes. La deuxième manière est un peu plus claire. La troisième manière indique déjà la quantité' et la nature des voix du canon, ainsi que l’ordre de leur succession: Soprano Alto, Caso , Fcn .r. La quatrième maniéré est la plus claire a cause des pauses qui indiquent en même temps 1 endroit ou chaque partie doit entrer.

Solution du canon précédent.

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