INAPTITUDE AU SBRVICB MILITAIRE
promises par quelqu'une des circonstances inhérentes à la ère militaire ;
Enfin, si quelque infirmité, sans gêner l'exercice des fonc- (y est de nature à exciter le dégoût, et, par là même, incom- )le avec la vie en commun des soldats.
CAUSES d'exemption DU SERVICE ABMÉ.
. La première cause d'exemption est le défaut de taille. Noos rons vu qu'il motive d'abord un ajournement. Il en est ainsi » la faiblesse de constitution, linimnm de taille est 1°^ 54.
Maladies générales.
. Scrofules caractérisés par l'engorgement chronique des
inglions lymphatiques des régions sous-maxillaire, cervicale,
c. . . ; les abcès, les ulcères on les cicatrices qui en résultent, et que
ar aspect et l'état général du sujet permettent de recon-
iître.
mie caractérisée par la faiblesse musculaire, la maigreur, la
iccidité et la pâleur des tissus, quelquefois par l'infiltration
I tissu cellulaire, par la mollesse et la petitesse du poulrt et
» battements du cœur ; — lorsqu'elle est très prononcée et
l'elle exigerait, pour sa guérison, un long travail de reconsti-
ition organique.
lexies paludéenne, saturnine, mercurielle et autres, quand
ensemble des symptômes indique une infection profonde.
-bat caractérisé par la fongosité des gencives, le déchausse-
ent des dents, l'œdème des membres, leur dureté, la décolora-
dn des tissus, l'infiltration séreuse, les taches rosées, les
)morrbagies passives et les douleurs musculaires.
yète sucré ou glycosurie. — Albuminurie.
oer. — Cancroîdes. — Tumeurs fibro-plastiques.
anose.
ercules.
hilis primitive, dans le cas où il existe de vastes ulcères devant
kis^r après eux des cicatrices faibles, étendues ou difibrmes,
u une perte de substance considérable : — accidents secon-
laires graves^ — et accidents tertiaires.
4t0 INAPTtTtTDB AU SERVICE VlLlTAlRft.
Morve et fa rein cbroniqaes.
Pellagre*
MALADIES Dfi8 TISBUS.
Maladies de la peau.
Ecxi'iim chronicjne. — Liclieo chronique. — Paoriaiii. — le- 1 thyosê» — Pityriasis. — Impétigo cbronîque, s'il estaonilÉttpeDdance d'une constitution lymphatîqae exa^rée.
Ecthyma cacbeciicuni. — Rnpia. — Pempliigus chromqw. -* j Acoé rosacea ou couperose, quand son développement est ii ^rand pour donner à la physionomie un aspect repoossant.
Lupus à forme tuberculeuse, ulcéreuse ou serpîjijîaease.
Affections parasitairea. — Herpis cîrciné, — (Motivent rareflî€ïït| Têxemption.)
Sycosis tuberculenxy quand il a pris un grand développemeul
Eléphantiasis.
Nîjbvi materni, siégeant à la face et constituant une diffonsitJ | repoussante.
Productions cornées volumineuses^ s'opposant an libre moov^ raent des parties voisines.
Ulcères qui dépendent d'un état diathésiqua on d^nne maoniK constitution ; les nlcères entretenus par des varices.
Cicatrioes étendues, difformes, gênantes.
Maladieë du tissu cellulaire.
Maigreur exagérée. Rôcbercher la maladie dont elle est k
quence.
Obésité apportant un obstacle sérieux à la marche et auf ûUi|ir
tiens du service militaire.
Ana^arqne et œdcme, conséquence de maladies à déterminer. Abcès aigus, ne sont pas une cause d'exemption. Abcès froids, rendent impropre au service. — Abcès otÊoSxm^
ou par congestion* Lipomes ou kystes, quand, par leur volume et leur {lO^tioOt ^
occasionnent de la gène ou causent une ditfbrnitté.
Maladies d€Ji tnembranes séreuses, £pancbementâ chroniques des grandes cavités splanclmiqii
Maladieê des vaisseaux sanffuinê.
mnears ërectilea. — Varices, -^ AnéTrysmes.
Maladies du systhne fympkatique.
KtaUoQ ooQsidérable des vaisseaux lympliatiqueB.
j^oleacite, si elle détermine un engorge rnôot chronique des tissus.
dénite ai^uë, lorsqu'elle s'accompagoe de décollements et de trajeU fistuleux dont la guérison est jugée difficile* dénite chronique de nature scrofuleuse. — Engorgements , hypertrophies ganglionnaires volumineux.
Maladies des nerfs.
Paralysies constatées. — Contractures musculaires symptomatiques d'affection des centres nerveux.
Bsmes fonctionnels ou contractions musculaires spasmodiques involontaires et continues, indolentes ou douloureuses, qui se manifestent à Toccasion de certains mouvements ou exercices^
rremhlement halntuel, partiel ou général.
ïévTalgies persistantes.
ïévroses, tumeurs douloureuses développées dans le tissu ou but le trajet des nerfs.
Maladies du système musculaire.
are ou section des fibres musculaires ou des tendons, quand il en résulte la perte ou la diminution définitive des fonctions d'un organe important*
étractions musculaires ou tendineuses entraînant des changements Idans les rapports anatomiques des parties auxquelles les muscles et les tendons rétractés s'insèrent, et apportant un obstacle plus ^ ou moins considérable à Texécution des mouvements. ^pb'opfaie partielle des muscles, de cause trautnadque ou rhuruiif tismale, si elle a pour résullat la perte ou T affaiblissement de mouvements nécessaires à la vie de relation. Hydropisie des gaines tendineuses.
INAPTITUDE AU SERVICE yiLlTAIRB.
Maladies dc^ tirtictdationë ,
Artlirite chronique et hydartrose.
Turaours blanches.
Corps mobiles des articulations.
Ankjlose vraie, constituée par la soudure osseuse dos extrèniiéf
articulaires, absolument îmmoliiles Tune etTautre* Ânkylose fuusâe, suivant riniportance des troublefl fonctaoniMk
qui en résultent.
Déformations, distensions, relâchements articalaires, eoojéoitiîl
à Fentorse, à la luxation et à d'autres causes.
Maladies des qs,
Périostite accompagnée de suppuration abondante et de
menta étendus qui doivent en prolonger la durée* Ostéite, à moins qu'elle ne soit superficielle et qu'elle ne doive
pas se terminer par suppuration , Nécrose et carie.
Périostose, — Exostose, quand elles apportent de la gène dinsfei
parties où elles siègent. Mais elles motivent rarement reicof'
tion.
Tumeurs et déformations.
MALABlEg DES RéotOKS.
Maladies du cuir chevelu et du ctïim,
Fa\Tis ou teigne faveuse (achorîon).
Herpès tonsnr .nt (trycophyton)-
Porrigo décalvans (mîcrosporonj.
Pityriasis (teigne amiantacce)^ n*est jms habituellement uni
d'exemption* Eczéma et impétigo chronique.
Alopécie reconnue incurable, existant daos une grande étendis- Tumeur volumineuse de la tête.
Ossification imparfaite des os du crâne. Cicatrices étendues, inégales, fragiles. — • Grandes lésions |
nant de [ilaies profondes, de dépressions , d*eiil
d'exfoliation ou dextniction d'os etc.
UfAPTlTUDB AU SERVICE MILITAIRE. 5S3
Maladies de Vencéplmle et de la moelle.
— crétinisrao — aliénation mentale — paralysie générale ressive.
m tremens, quand il est ancien et fortement accentué, «ie. — Vertige épileptiforme.
)sie — Chorée rythmique — Mouvements choréiformes. f, s'il est prouvé que les convulsions sont fréquentes et la die persistante, mbulisme bien constaté, e.
locomotrice.
ie musculaire progressive.
e musculaire progressive. — Paralysie pseudo-hypertroue.
Maladies des oreilles.
lu pavillon de l'oreille. — Atrophie^ hypertrophie, tumeurs tnineuses ou de mauvaise nature, déformations ou malforons du pavillon, quand il en résulte diminution de Touîe, icle pour la coiffure ou dangers d'aggravation. », oblitération complète et déviation du conduit auditif, gi^ne notable de Taudition.
s dans le conduit auditif.
>ns aiguï's de Toreille, peuvent motiver Tajournement. 3ns chroniques avec ou sans écoulement puriforme ou lent.
mation des cellules mastoïdiennes, ons de Toreillo interne.
L Se constate à l'aide d'une montre, ou mieux d'un diapaplacé sur le sommet de la tête, sur la région temporooîdienne ou entre les dents, mutité.
Maladies de la face.
r extrême», peut motiver l'exemption.
érance, diti'ormité, exostoses du front no pcnnettant jms
ge des coiifures militaires.
inAPTITUDK Atr âKRVlCE MILITAïaS.
Mutilations da la face, snivant leur éiendiie^ la gène qu'elki i^
portent aux fonctions et l'aspect qu'oUes donnent a la pbjib-
nomie.
Kystes* — Tumeurs érectîles, — Exostoaes^ quand om affectm
sont considérables.
Ulcères de la face, s'ils sont de natore grave. Fistules, autres que les fistules dentaiies. Prosopalgie faciale ou tic douloureux.
Hémiplégie faciale, ancienne ou symptomatiquo d'une afEîctiuo
cérébrale.
Maladies deê sinus de la /a€€.
Déformation, oblitération, perforation dea sinus frontaux 6t dil
sinus maxillaires.
Maladies des os maxillaires.
Difformité. — Atrophie. — Hypertrophie*
Fractures non ou mal consolidées, — Perte de suhstanoe dei <i
maxillaires.
Luxation mal réduite de Farticulation temporo-maxillaire. Constriction des mâchoires.
Maladies des yeux.
On vérifie Tacuité de la vision au moyen de roptomètro os » rophthalmoscope. Quelles que soient les lésions obserréei, «to motivent rexemption lorsqu'elles réduisent l'acuité de la ^ au-dessous du quart des deux cotés ou de l'œil droit, ou de • douzième de l'œil gauche, ou qu'eUes oocaaionnent une dimfl»' tion de la moitié environ de l'angle temporal du champ viso^
« Maladies des paupières.
Destruction, — Division (coloboma) plus ou moins ëteodûêiiÉ
Tune ou Tautro des paupièreS| lorsqu'elles comprometteot b
protection du globe oculaire.
Cicatrices vicieuses, — Adhérence des paupières, soit eDireeii
(ankylobtépharon), soit avec la conjonctive oculaire (syi
pharon), qui gênent la vision.
ITCAPTin^DB AV 9BRVICB litLITAIIIB.
5fS
ITersemeni des panpîères en dedans (entropioo), s'accompalant da frottement des cils but la cornée ; renversement en »r9 (ectropion), assez prononcé pour détennmer le larraoieai et nuire à la physionomie,
irs assez volnminenses pour être gênantes et pour produire difformité»
ite ciliaire, avec atrophie ou perte des cils; épaîssîssement formation du bord paîpéliral, qui laisse Tœil sans protection h» oorps étrangers.
\ assez prononcé pour entretenir une irritation constante ^Uocrnée.
lie de la paupière supérieure ou ptosis* — Paralysie du moteur cilaire commun ou blé|>lmroptose,
israe, selon les lésions qui roccasionnent.
Maladies des voie» lacrymales,
de la glande lacrymale* Mementouépiphorachronique^s'il est suffisamment développé ' eoQstituer une infirmité, cjrdtite chronique, tumeurs ou Sstnlea lacrymalea.
Maladies cfe la conjonctive»
^oncttvite aiguë grave. — Ophthalmie purulente ou blennor- ^iqne, nécessitant un deuxième examen, h cause dv» accidents '* âérieux qui penven*. être la conséquence de ces affections, yonctivitp chronique, quand elle est sous Finfloence d'une consjiîon struroeuse.
K^liirite ou ophthalmie granuleuse,
jîon, quand sa poioto 8*avance vers la corvée et menace de ^promettre la vision, irs de la conjonctive, suivant les troubles qu'elles apportent
Efis le fonctionnement oculo-palpébral.
J/î/it/iV?* de lu caroncule lacrt/male.
^ f^rtrophie (enoaoihia) et dégénérescence de la caroncule*
Maladiéê de la cornue.
i)aics de la comé<9.
5S6 INAPTITUDE AU 8BRV1CB MILITAIRB.
Kératites vascalairës, panniformes, interstitielles ou profoudM^oi
compliquées d'abcès ou d'ulcérations.
Opacités périphériques de la cornée, étendues et gênant laTÛioi. Staphylome pellucide et opaque.
Maladies de la sclérotique.
Staphylome antérieur de la sclérotique.
Maladies de Tiris.
Vices de conformation congénitaux ou accidentels de Fini, m absence, sa division (coloboma), son docollenient, sa déchinin^ la multiplicité des pupilles.
Adhérences de Tiris avec la cornée (synéchîes antérieures),aTeck capsule cristalline ( synéchies postérieures), compliquées dttréie et d'occlusion de la pupille.
Myosis, suivant les affections qui Toccasionnent.
Mydriase, résultant d'affections oculaires graves. — LamjcIriMi idiopathique n'est pas une cause d'exemption.
Tremblement de l'iris. Les affections graves qui roccasionDetl) hydrophthalmie, liquéfaction du corps vitré, luxation on atrophie du cristallin, peuvent être des causes d'exemption.
Maladies du cristallin.
Luxation du cristallin, son extraction ou sa rësorf)tion. Opacités du cristallin. — Les exsudats, les dépôts uvoens qui réduisent l'acuité visuelle à un quart.
Maladies du corps vitre.
Les corps étrangers logés dans le corps vitré, les opacités fixes oq flottantes, le ramollissement (synchisis).
Maladies de la choroïde.
Coloboma. -- Absence de pigment de l'iris et de la choroïde. Clioroïdite. — Irido-clioroïdite, glaucome, choroïdites eXî?udatiTe,
spécifitiue, etc.
Tumeurs de la choroïde, bénignes ou malignes. — Kystes hyJri-
tiques, sarcomes ou mclano-sarcomes, etc...
nfAPTITUDB AU 8BRVICB HILITAIRE. 527
Maladies de la rétine et du nerf optique»
étinite.
éoollement de la rétine.
evro-rétinite et névrite optique, atrophie du nerf optique.
inblyopie. — Héméralopie.
Anomalies de la réfraction.
tyopîe irré^lière.
ypermétropie, quand Tacuité visuelle est inférieure à nn quart à
droite et un donzième à gauche.
stjgmatisme, dans les mêtnes conditions que Tafiection précédente.
Maladies du globe oculaire,
erte, désorganisation de Fœil ; son atrophie, si elle s'accompagne
d'une diminution notable de la vision.
nphthalmie.
Kophthalmie.
Maladies des muscles de VceiL
iralysie et rétraction.
rabismo, lorsqu'il détermine, à droite, une acuité visuelle inférieure au quart ; à gauche, au douzième, ou une dilopie permanente, ou une diminution de la moitié environ de Tangln temporal du champ visuel de Tœil dévié, iplopie.
ystagmus, si les oscillations de Tœil sont précipitées et s'opposent à la vue fixe.
Maladies de F orbite.
ffections intra-orbitaires, comtpe corps étrangers, tumeurs diverses qui déterminent l'exorbitisme ou une altération de la vue.
9téite, carie, exostose de la paroi orbitaîre, si elles caasent une infirmité gênante.