‹ Traité de l'accent appliqué à la théorie de la versificationChapitre 17 sur 33 · VERS · texte numérisé non relu

VERS

Tétrasyllnbe, ou vers de quatre syllabes.

Une succession régulière de mètres tétrasyllabiqaes à un accent formerait certainement un discours rhythmique, mais ces mètres ne seraient pas enlbre des vcsrs, parcequ'ils ne renfermeraient pas, chacun en soi, ane symétrie accentale. Aipsi pour rendre vers un mètre de 4 syllabes, il f|fut qu'il contienne deux accents; il n'en comporte pas davantage, car si par exemple il en avait trois, l'un des trois tems forts n'aurait pas son tems faible, et Feffet rhythmique serait tronqué. De même, il ne peut en avoir moins 9 car si par exemple un vers avait 2 accents et Fautre 1, outre que U régularité du rhythme serait détruite, ces deux vers se relieraient en un vers de 8 syUabcs, qui est trîaccental par sa nature. Il faut tendre à faire trancher ensemUe les petits vers et les grands vers, avec autant de soin que Ton sépare les vers de la. prose. Cette séparation n'est possible que par le placement sévère des accents.

Le rhythme est complètement faux dans les vers suivants de Pamy:

^^Oui, pour ]fkmais ChussoTU Timuge De la volage.

Que ] adorais • 5 " • • • De sa beau/^ Qai rj^n^ à'éelore Son coeur encore Est /ro/y fla#/^.''

Poésies erotiques. L. II.

„De la volage que j'adorais" est de la prose, car cette phrase octosyllabique ne renferme que deux accents toniques, et pour en faiie un yers il j faudrait trois accents, quatre pour en faire deux.

„De sa beau^^ qui vient à'éclore^ forme, et par la liaison des paroles et par le rhytbme, un vers de 8 syllabes.

Le rhythme est plus exact dans les tétrasyllabes suivants:

„La voix plus haute SemhXe ira ^ttlot.,.

Wxak nain qui sauie Oest le plop.

U/uit, s'élance, Puis, en cadence, Sur un pied, danse An bout d'un Jlot.''

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