V. Hugo
Les trois accents, se trouvant dans le second hémistiche, rendent en général le vers dur et le rhythme choquant. M. V. Hugo et M. de Lamartine tombent souvent dans ce défaut:
„Au-dessous des douleurs, des àégoàtSj fruit du tems^ De Lamartine. Souvenir dEnfance.
„A leur prêter des traits, un corps, une //me, un nom^
Id., ib.
Quand un vers alexandrin à six aecents, il se résout en deux vers de six syllabes. M. Hugo, et en général toute la nouvelle école, ^i a voulu éviter le prosaïsme du rhythme de Voltaire, a multiplié les accents et est tombée dans un défaut contraire: en ôtant de la platitude au rhytbme de Talexandrin, on lui a donné de la dureté. M. Y. Hugo a d'autant plus fait de fautes dans les alexandrins, qu'il a mieux réussi dans Texasyllabe.
„Jc vais le déplorer, ra, cours, vole et nous -r^Tige."
Corneille, le Cid, I, 5.
„ Jfo/, jfîHe^ femme, soeur et mère de vos jwflîtres."
Racine, BrUannicuSy I, 2.
,,Bois, prés, (tmtaines, fleurs, qui voyez mon teint blêmes
Molière.
„Vous SLvez tout perc/ii, fis, frère, épouse, file,'"
Voltaire, le Fanatisme, I, 1.
„Lîeux, noms, àeïneure, et vous, aimables hMtants^
Lamartine, Souvenir d^Enfance,
„Trois monts hàiis par Yhomme au loin gerçaient les
cieux.^ y. Huco. Le Feu du ciel,
.,Plns Joia, dit Yauire voix du fond des deux yenueJ*
In., ib.
.,/ oiles, tenieB, croissants, des mtiis rompus tombés r
Id„ Navarin,
„PrHs à no;^^r lenrs feux, prêts à boire leur sang,'*
Id.) ib.
Des poètes de talent ont énoncé «» \!^<(?LssaûL> dria des paradoxes qu'il conVieuX. ^^ tAkh^îcx
.,L*alexandriii a été accusé de inoDotooie, et il .fuit .fConvenir que beaucoup de poètes ont contribué k puti- ^fier Taccusation, en le chargeant de rimes pauvres, sè- „ches et parasites; et pourtant ce vers, manié par m ,4iomme habUe, a tant de souplesse et d*élasticité, q[a11 „se prête à tous les genres, à tous les tons: aussi grt- „cieux que le vers de dix pieds, il peut s'âerer jos- „qa'à la majesteuse simplicité de Texamètre latin« Le „rhythme monotone par exceUence est celui des octa- „yes italiennes, à cinq voyelles finales, ou des strophef „anglaises hérissées de consonnes.**
Napoléon en Egypte, Préface.
Est-ce là parler sérieusement? Nous répliquerons:
Que la pauvreté et la richesse de la rime n^ont aucun rapport à la souplesse ou à la roideur du vers;
QuUl n'y a pas de vers de 10 pieds;
Qu'il n*y a pas de rapport rhythmique entre Talexandrin français et Texamëtre lalin;
Que le rhythme de Poctave italienne est souple et varié; que celui de Falexandrin français est carrément symétrique, et par conséquent facilemeni monotone;
Que le nombre des consonnes n'a point de rapport à la variété du rhythme.
B. Seconde forme.
Règle: Cinq accents.
Premier accent fixe à la cinquième syllabe; un second accent fixe pourrait se placer régulièrement soit à la septième soit à la huitième syllabe.
„0 toit ^ m'aifiMtf, reviens et dis-moi UMfours^ CeB dÊêU4oas, ces lais^ ces trfrains \oyettx ^«imour: