‹ Traité de l'accompagnement modal des psaumesChapitre 26 sur 32 · GLORIA · texte numérisé non relu

GLORIA

une

qui suit la doxologie [... Paraclitum Spiritum] perturbation musicale saisissante ; il y a changement de finale. Celle-ci descend du sol au mi. L’histoire du texte n’élucide guère le problème.

En tout cas la perplexité de l’organiste est grande. Voici l’une des solutions possibles. Sous la forme qu’il prend dans l’édition vaticane, le Te Deum apparaît comme un ensemble homogène. La Fondamentale Mi tend à s’imposer à partir du Tu , Rex gloriae, Christe. Tout ce qui précède [avec finale so/] peut être traité comme une forme intense du même mode ; bien que ce soit là, relativement à la tradition antique, perpétuée dans le chant chrétien, une grave anomalie : la Doristi n’admettait que des formes normales. Donc, malgré l’identité du thème et des teneurs, il y a des raisons plausibles de traiter le Gloria XV en mode de Sol transposé, intense, et le Te Deum en mode de Mi [anormal pour la première partie, puisque intense, normal dans la seconde]. Et l’on aurait, pour le Gloria , la réalisation (a5o) ci-contre.

Au Benedicimus est une pseudo-cadence peu recommandable : si le sol porte un accord de Sixte et non un Accord Parfait, la chute du sol sur Y ut et la présence du si ont une senteur tonale trop accentuée. Au Glorificamus, on commence à profiter de l’ambiguïté de l’échelle pour conclure sur une fondamentale nouvelle [mi] ; au Domine Deus on revient à la normale. Au Filius Patris on s’évade sur /a, pour conclure ; au Qui tollis , sur mi, en dénudant l’accord de sa tierce. L’appoggiature du la au suscipe, particulièrement légitimée par l’accent tonique, souligne en même temps une imploration plus ardente. Il n’est pas inutile de faire du Quoniam tu solus sanctus une homophonie, afin d’effacer le souvenir des harmonies antérieures et de souligner, par contraste, la polyphonie dernière. Celle-ci se termine sur la. Mais il peut être préférable d’harmoniser comme il suit le Jesu Christe :

et de se taire définitivement sur cet accord de Sixte, afin de ne point émettre la fondamentale la, au moment où la pièce va prendre fin. Cette abstention est plus utile encore dans le cas où l’orgue ne se charge point de « répondre » Y Amen. — Et il ne devrait, en effet, en aucun cas, se charger des Amen. — S’il endosse cette réponse, il conviendra de lui donner la forme ci-dessus (25o), afin de ne point laisser oublier l’« intensité » de la pièce.

A l’encontre de ce qui vient d’être appliqué, faudrait-il frapper d’anathème l’organiste qui, voyant en ce Gloria un type de Doristi-LA, lui adapterait l’harmonie fondamentale ci-dessous, spécifiée par la Quinte Modale correspondante ?

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Ce ne serait que généraliser le parti, pris épisodiquement au Filius Patris et au Jesu Christe de l’exemple (25o). Et la pièce tout entière deviendrait ainsi « hyperintense » en mode de La ; elle aurait ses finales sur une pseudo-dominante. Solution inexacte, qui ne peut cependant passer pour monstrueuse : elle présenterait quelque analogie avec celle que l’on tolérerait sans répugnance à certaines pièces en mode de Sol ayant pour teneur ut, et qui s’orientent, ainsi

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qu’on l’a montré, vers le mode d’UT. Assurément ceci (253) n’est point recommandable, mais échappe, à titre de variante du moins, à une formelle proscription, h'infroit du « 8e ton » peut passer pour le type de ces cantilènes :

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