‹ Traité de l'accompagnement modal des psaumesChapitre 25 sur 32 · KYRIE · texte numérisé non relu

KYRIE

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L’échelle est ici :

Il ne faut pas hésiter, c’est de toute évidence, à mettre en relief L « intensité » qui résulte de ce que la conclusion se fait sur la tierce de la fondamentale. Les la appoggiatures sont dans la logique de l’échelle et de l’accent. L’emploi du fa , en fausse relation avec le si, rentre dans les couleurs préférées des musiciens médiévaux. Il est très important d'ailleurs d’affirmer par ce fa naturel la modalité de Sol. Sans quoi on pourrait se croire en mode d’UT et en ton de sol.

Malgré ces précautions, l’ensemble devient trop net ; cette polyphonie impose un sens défini à la cantilène du chœur, dont l'homophonie perd ainsi tous sous-entendus. Le chœur a beau être chanté à l’unisson, la pseudo-médiante terminale de ses courtes périodes sonne comme une médiante crue. C’est grand dommage.

Le Gloria de la même messe, dont le thème, sorte de formule psalmodique du « 4e ton », apparaît complet au cum sanclo spiritu seulement :

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présente avec le Te Deum , dont les « réponses au grand orgue » seront réalisées ensuite, une parenté qu’il est inutile de signaler : elle saute aux yeux. Elle saute moins aux oreilles. Il semble bien en effet que le même thème, sur les

mêmes degrés en hauteur absolue, émigre d’un mode à un autre, entre les deux pièces, au moins en certaines régions. Le mode de Mi et le mode de Sol intense transposé [finale : mi) y voisinent. Où sont les sutures ? Où le déclanchement modal ? A considérer l’intonation du Gloria :

et la réitération perpétuelle de l’intervalle mi-sol , tout le long de la pièce [cf. p. 78 (84)] on peut considérer que le mode de Sol intense transposé [finale : mi\ est en cause ; que la fondamentale inexprimée est ut.

D’autre part il est difficile, lorsqu’on arrive au cumsancto, qui est chanté par le chœur, de ne pas entendre, au moins à ce fragment, la fondamentale mi ;

Cette formule, qui est celle du « 4e ton » psalmodique peut, il est vrai, s’interpréter en mode de Sol transposé et intense [cf. (184)]. Mais elle est à double entente, et faut-il admettre que toute la seconde partie du Te Z)ei/ra, qui l’emploie, soit intense?

La question s’embrouille encore plus si l’on considère l’état mélodique du Te Deum. L’édition vaticane impose un Tonus solemnis — à l’exclusion de l’admirable Tonus simplex que nos cathédrales de France avaient jusqu’ici pratiqué et pour lequel il sera peut-être permis de réclamer la même tolérance qui est accordée au Tonus juxta morem romanum — - et ce Tonus solemnis présente à la coupure

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