IV^ APPENDICE
Notes de Statistique (i).
§ i^^. — Population protestante.
M. Taine, qui s'intéressait à mes études historiques et voulait bien me diriger de ses conseils, m'écrivait le 18 mars 1889 :
« Avez-vous des chifïres positifs ou probables sur le nombre des protestants de France sous Henri IV, après l'édit de Nantes ? A cette époque, les protestants ont dû faire une enquête.
« Henri IV, plus tard Richelieu (après la prise de la Rochelle), enfin les ministres de Louis XIV (avant la révocation de l'Edit de Nantes), ont dû avoir des aperçus sur le nombre, ou du moins sur la proportion des calvinistes en France. »
Dans une liasse de vieux papiers envoyés récemment à la Bibliothèque du Protestantisme Français, se trouve une copie faite le 6 mars 1729 des Actes du Sijnode de la Province, assemblé par permission du Roy àChâtellerault, le 27 juin 1663, et en marge de la page 5, on lit la note suivante :
« En 1598, Henri iV fît faire le dénombrement de son royaume, du nombre des temples, des familles, des personnes et sur-
(1) Sur la statistique protestante. Consultez : Nota de slallstique administralive sur les cultes non catholiques reconnus en France et en Algérie, par Charles Read. — Paris 1851. — Les cultes non catholiques en France et en Algérie, par Eugène Hepp. — Mes articles dans le Bulletin de la Société de Chtstoire du Protcslaniisme Français. Tome XXXVIII (I88f)), pages 47 et lO'J. XXXIX (18'Jl)), page 169, et Davaine : Annuaire du Frottstantisme Français, i" année (1892), p. 145, et 2^ année (1894), p. 9. — Taine, Le Régime Moderne. Tome I, p. 230, note 1.
tout des ministres. Oa trouva par ce dénombrement qu'ils avaient 694 Eglises publiques, 237 Eglises de fief, 800 ministres, 450 proposants, 274.000 familles qui faisaient J .250.000 âmes. Entre lesquelles il y avait 2.468 familles nobles. Après la publication de l'Edit de Nantes, ce nombre augmenta de plus d'un tiers, jusqu'au ministère du cardinal de Richelieu. »
Cet important document confirme la supposition de l'illustre historien et donne une solution à la première question qu'il me posait.
Je n'ai point encore, au moyen de pièces probantes, réussi à résoudre les autres données du problème. Cependant, le Bulletin de la Société de l'histoire du Protestantisme (1886, p. 472) a reproduit un dénombrement duquel il résulte que la population protestante n'était plus, en 1760, que de 503.307 habitants. Ce chillre montre combien sont peu exacts les renseignements statistiques des mémoires publiés en faveur de la tolérance (1).
En 17oo, Rippert de Monclar, procureur général au Parlement de Provence, estimait dans son « Mémoire théologique et politique au sujet des mariages clandestins)), {'2,) que le nombre des protestants dépassait trois millions, Paris seul en aurait compté plus de soixante mille. L'abbé Caveyrac [Mémoire Politio-Critique) (3) conteste ces évaluations, argu-
(1) Sur les mémoires relatifs à la tolérance, consultez mon étude : Les Partiians et les Adversaii-es de l'Edit de Tolérance. Bulletin, T. XXXVI (1881) p. .551-01'.), T. LXi (1892) p. 3G7-657,
(2) « Selon la jurisprudence actuelle ihi royaume, il n'y a point de protestants en France ; et cependant selon la vérité des choses, il y eu a plus de trois millions. Ces êtres, prétendus imaginaires, remplissent les villes, les provinces, les campagnes ; et la capitale de ce royaume en contieut plus de 00,000 », p. '.
(3) L'abbé Cavejrac (p. 15) estime qu'au moment de la Révocation de l'Edit de Nantes, il existait eu France deu'c millious de religionnaires et que cent mille sujets seulement « persévérèrent dans l'erreur, se marièrent quand leur lieure (ut venue, c'est-à-dire au commencement du siècle, et ils produisirsnt une génération, d'où est sortie celle qui en se mariant au désert a fait une peuplade de bâtards. Ce qu', vieillards et enfants compris, peut faire en tout quatre cent mille personnes ».
l'administration des cultes protestants ool
mente et arrive à cette conclusion que la religion réformée, qui avait un million d'adhérents en 1562, en avait doublé le nombre au moment de la révocation de l'Edit de Nantes, et se trouvait réduite à 400.000 en 1756.
Quelques années plus tard, en 1778, M. de Bretignières(l), en demandant au Parlement de faire une démarche auprès du roi afin d'obtenir l'abrogation des lois injustes portées contre les huguenots, fixait leur nombre à deux miUionx, ajoutant que depuis 1740 on comptait plus de quatre cent mille mariages contractés au désert.
Rabaut de Saint-Etienne, dans sa brochure « Justice et nécessité d'assurer un état légal aux protestants », fixe à plus de deux millions les citoyens de ce peuple persécuté et proscrit. Ce chiffre était déjà celui que Condorcet donnait en 1778 : « Les protestants, écrivait-il, forment environ la vingtième partie de la population du Royaume ; ils en forment la dixième partie à Paris et dans les grandes villes commerçantes (2) ».
Dans le Discours à lire au Conseil en présence du Roi, les adversaires de l'Edit de 1787 résument en ces termes (page 170) la statistique protestante :
« On comple en Saintonge 30.000 protestants, 12.000 dans le diocèse de Valence, 25.000 dans celui de Dié 44.000 dans celui de Nîmes, 42.000 dans celui d'Alais, 30.000 à Marseille. Dans la ville de la Rochelle, le nombre des protestants ne monte pas à 1.500; dans le diocèse de Castres, à 8.151. Le nombre des prolestants dans tout le royaume se trouve réduit à un million au plus, c'est-à-dire au vingt-cinquième à peu près des habitants- »
Au même moment le conseiller Robert de Saint-Vincent estimait devant le Parlement de Paris que « les
(1) Récit de ce qui s'est passé le 15 ch'-xemhre 1778 à Vassemhlée des Chambres du Parlement de Paris, pages 3 et 5.
(2) Réflexions d'un citoyen catholique, page 54.
552 TRAITÉ dp:
40.000 mariage's contractés au désert depuis 1740 avaient produit, depuis quarante-six ans environ, un million six cent mille sujets capables de se reproduire et de se multiplier (1) ».
Tous ces chiffres sont très exagérés et s'éloignent notablement du dénombrement fait en 1760, aussi pensonsnous que l'auteur du (( Mémoire en réclamation contre les lettres de convocation, le résultat de ces assemblées par sénéchaussée et par bailliage, » était plus exact et se rapprociiait de la vérité statistique quand il affirmait (page 4) que le nombre des réformés ne dépassait guère six cent mille sujets du roi en 1789.
A partir de la promulgation des articles organiques, les enquêtes furent plus nombreuses et plus sérieusement faites, aussi est-il plus facile d'arriver à des conclusions moins vagues (2).
Une circulaire du ministre de l'Intérieur du 3 thermidor an X (22 juillet 1802), ordonnait un recensement général des protestants français. Le résultat de cette opération se trouve consigné dans un rapport du conseiller d'Etat chargé des cultes, du 29 janvier 180G (3).
Après avoir mis à part les Eglises de la Confession d'Augsbourg, Portails divise les Eglises Réformées en deux catégories : celles de l'ancienne France, celles des pays conquis ou réunis à l'Empire Français.
Les Eglises situées sur le territoire de l'anciene France comprenaient une population de 479.312 âmes,
La population Réformée des pays conquis et de l'Alsace
(1) Bàclamation du Parlement en faneur des proteslants de France, par M. de Saint-Vincent, page 28.
(2) D'après un rapport d ^, Porlalis, de linimaire an XII, sur le traitement des pasteurs, la population protestante s'élevait approximativement à 45l.0:)G âmes et ne dépassait certainement pas Su;). 000 âmes. [Bulletin 1889, p. 100. Voir: Taine. Ùriijinei de la France contemporaine. Le Régime moderne, tome I, p. 2:i0).
(3) Arcliives Nationales A. F. iv, 1317, pièce 32 4.
l'administration des cultes protestants 5o3
qui, tous — à rexception du territoire de Belfort — n'appartiennent plus à la France, comprenait 343.979 âmes.
Quant aux Luthériens, leur population totale s'élevait à 403. G70 ; voici, pour établir une comparaison, quels étaient les chifïres applicables aux départements qui sont encore aujourd'hui français :
Meurthe 2.725.
Vosges 1.619.
Haut-Rhin, Doubs, Haute-Saône (I) 51.72 î.
Le recensement officiel opéré en 1815 (2), fixe le nombre des Réformés à 509.348 habitants et celui des Luthériens à 212.981 ; dans ce chifïre, les départements du Doubs et de la Haute-Saône figurent pour 27.136 âmes.
Une nouvelle enquête sur le nombre des Protestants fut ordonnée par une circulaire du Ministre des cultes du 10 janvier 1852, son résultat est consigné dans un rapport dont je dois la communication à M. Charles Read, ancien directeur des cultes non catholiques.
Le nombre des Réformés est de 643.600.
Celui des Luthériens atteint 347.600.
Les Consistoires qui sont restés Français figuraient
dans ce recensement pour les chifïres suivants :
Paris 25.000
Montbéliard 9.500
Audincourt 12.000
Blamont 8.000
Héricourt 11.000
Saint-Julien 10.000
Total 75 . 500
(1) D'après les décrets du 26 vendémiaire an xiii (18 octobre 1804), organigant les cinq conNJsloriales de riiispcctioii de Montbéliard, la population luthérienne se répartissait de la manière suivante :
Consistoire de Blamont 5,474
— de Montbéliard... 5,379
— d'Audincourt 5,220
— Saint-Julien ,3,689
— d'Héricourt 6,482
Consultez : A. Chenot, Réorganisation de l'Eglise Luthérienne, p. 36 et suivantes. A la même époque, Paris comptait environ 10,000 luthériens.
(2) Bibliothèque du Protestantisme fiançais. — Papiers Pelet de la Lozère.
Il résulte de cette comparaison que l'Alsace comptait environ 272.100 protestants de la Confession d'Augsbourg-.
Mais quel est actuellement le chiffre de la population protestante?
M. le pasteur Dupin de Saint- André ayant consulté sur ce point M. le Ministre des cultes, celui-ci lui répondit; le 6 mai 1890:
« D'après les documents les plus récents, le nombre total des protestants de l'Eglise Réformée et de l'Eglise Luthérienne est de 652.822.
((340.309 sont du culte Réformé, 75.780 appartiennent à l'Eglise de la Confession d'Augsbourg et les Eglises mixtes d'Algérie comptent 9.733 protestants des deux Confessions.
(( Il y a 80.398 électeurs calvinistes, 9.237 électeurs luthériens et 1.722 électeurs protestants en Algérie, soit en tout 91. 357 électeurs.»
A la suite de l'enquête à laquelle il s'est livré, M. Perrenoud (1), fixe le chiffre total des Réformés à 572.625.
D'après les réponses parvenues à M. Davaioe pour la rédaction de son Annuaire, la population réformée s'élèverait à 540.483 habitants, celle de la Confession d'Augsbourg à 77.553, celle de l'Algérie à 10. 789, dont 4.500 luthériens. Si on ajoute à ce chiffre les membres des Eglises libres, soit 11.000 âmes, on arrive à un total de 639.825 habitants pour la population protestante totale de France et d'Algérie.
D'après le recensement officiel de 1806, le chiffre des protestants ne dépassait pas 515.556 âmes, il est aujourd'hui de 639 à 650.000 âmes, il y a bénéfice évident, mais proportionnel seulement à l'accroissement total de la popula-
(i; Elude historique sur les progrés du Prolnslanlisme en France^ Paris, 1889. — M. Perrenoud (p. 24T). fixe le chiffre total de la populatiou protestante en 1888, à C52.4"2: iiabilants. De ce chiffre il laut déduire, comme appartenant à l'Église de la Conlession d'Augsbour?, 79.707 âmes, il reste donc pour la population réformée, 572. G25. (Voir Davaine, Annuaire 1892, p. 150).
tion de la France qui, en 1806, était de 29. 107. 425 habitants et qui dépasse aujourd'hui 39 millions et demi (1).
La religion protestante n'a donc point fait de nouvelles et importantes recrues, le nombre de ses adhérents a cru proportionnellement à la population tout entière, on peut donc conclure avec M. le professeur Sabatier que, jusqu'ici, « le protestantisme français a fait preuve de plus de vertu de résistance que de puissance d'expansion. »
§ 2. — Circonscriptions ecclésiastiques.
L'Ef/lise Réformée unie à l'Etat, compte actuellement en France 101 églises consistoriales, dont les chefs-lieux sont répartis dans 42 départements.
Ces Consistoires sontdivisésen533 paroisses. Il n'existe aucune paroisse officielle réformée dans les 18 départe-
(1) M. Hepp, sous-dirccteiir des cultes non catlioliques. évaluait, en ISS-I, la population réforoiéo à fi5(.).06G âmes. — M. Dupiii de Saiiit-AnJré proposait les cliiiïrcs suivants au Synode du Vigan :
Kglises reformées (France et Algérie) 5G0.000
Eglises luthériennes id. 80.000
Eglises libres G. 000
Groupes divers 4.000
650.000 Sur In [lopulation [irolestante, M. Frank Pnoux, dans Ilntroductioi page XXXI de son ouvraije sur « Les Œuvres du Protestantisme au XIX' siècle », s'exprime en ces termes :
« Le nombre des adhérents du protestantisme en Franco ne semble « pas dépasser le chiffre ds 700 000, en augmentation de 175.000 sur « le chiffre du recensement de ISOG. Le plus grand nombr3 d'entre eux « se rattachent à l'Eglise Réformée, environ .SGO.OdO, d'après les données « de M. le pasteur Dupin de Saint-André. Les Lulhériens seraient au « nombre de SO.OOO ; les Eglises libres réuniraient 7.003 adhérents, « l'Eglise méthodiste, environ 4.060, les Raptistos, un chiffre un peu « moindre. » Comparez : Actes cl Décisions du Synode Général officieux des Eglises Réforméen évangélijues de France tenu au Vigan. Rapport des Eglises Synodales de M. Dnpin de Saint-André, p. 185. — Dans VEglise libre du 7 décembre 18S8, M. Frank Puaux proposait de multiplier par huit le .•;ombro des électeurs pour fixer le chilire de la population orotestante ; les électeurs inscrits sur les registres paroissiaux étant de 82.476, on arriverait ainsi à G50.000 Réformés, chiffre certainement exagéré.
ij56 TUAIÏÉ DE
ments suivants : Basses- Alpes, Aipcs-Maritimcs, Cantal Corrèze, Corse, Côtes-duNord, Creuse, Eure, Indre, Landes, Lot, Haute-Marne, Mayenne, Morbihan, Nièvre, Haute- Saône, Yonne, territoire de Belfort
Ces paroisses sont desservies par 638 pasteurs recevant un traitement de l'Etat. Depuis 1881, il n'est plus créé de places nouvelles, le crédit affecté à cet objet ayant été supprimé par la loi de finances des 22-23 décembre 1880.
Au point de vue des dates de créations,
210 places ont été confirmées ou créées lors de la réor" ganisation des cultes par Portalis.
17 places de 1806 à 1814, par Napoléon P^. 39 — de 1815 à 1824, par Louis XVIII. 28 — de 1824 à 1830, par Charles X.
168 — de 1830 à 1848, par Louis-Philippe.
18 de 1848 à 1852, par la 2"^^ République. 100 — de 1852 à 1870, par Napoléon III.
52 — de 1870 à 1880, par la 3'^« République.
Les dernières créations datent du 3 mai 1880 pour les postes de Limoges, Tournon, Saint-Laurent-de-Trèves (I).
Le culte se célèbre périodiquement dans 699 annexes. Le nombre des temples et oratoires (2) est de 929 ; celui des autres locaux, non consacrés, mais servant à la célébration du culte, s'élève à 256. Dans plusieurs annexes et spécialement dansrArdèche,rxAriège. rAveyron,le Gard, la Lozère et les Deux Sèvres, le culte se célèbre en plein air.
Le nombre des presbytères est de 1ÎÎ8.
VEgliM (le la Confession d'Avgsbourg se divise en six Consistoires, dont les chefs-lieux se trouvent dans le 5 trois
(Il Ces précieuses indications nous ont été obligea m ment fournies par M. Hepp, jiise au Tribunal de la Seine, ancien sous-directeur des cultes non catiioli [ues.
(•:) Le nombre des temples et presbytères est donné d'après la statistique faite en vertu des circulaires ministérielles des 9 juin et 15 octobre
L*ADMINISTRATI0N DES CULTES PROtESTANTS 5o7
départements de la Seine, du Doubs et de la Haute- Saône (1).
Ces Consistoires sont divisés en 49 paroisses, desservies par 62 pasteurs. Le nombre des temples est de 89 et celui des presbytères de 45.
Les Eglises protestantes d'Algérie se divisent en trois Consistoires : Alger, Constantine, Oran. Ces Consistoires sont mixtes, composés de membres de l'Eglise Réformée et de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg.
Il existe seize paroisses desservies par vingt pasteurs ; neuf appartiennent à l'Eglise de la Confession d'Augsbourg et onze sont Réformés.
§ 3. — Budget des Cultes protestants (2)
La loi du 1S rjermiiml an X inaugura en France l'union des Eglises protestantes et de l'Etat. Dans un mémoire remis au gouvernement à la fin de l'année 1801, les pasteurs et notables sollicitaient l'inscription au budget d'une somme de 661.000 francs pour le traitement des pasteurs, des chantres, des lecteurs, et pour la fondation de deux académies.
Les dépenses des cultes protestants figurent au budget sous le premier empire avec les variations suivantes :
An XI 22.363 francs.
An XIII 195.619 »
Ces chiffres comprenant le traitement des pasteurs des pays étrangers annexés à l'empire, la dépense effective
(1) Dans quinze départements il n'existe donc pas de paroisses officielles : des 18 déparlemeiits cités plus haut, il faut en eir.4 retrancher les Alpes-Maritimes, la ItaïUe-Saône elle ierrituirc de Belfort.
(2) Consultez: Le Budget des cultes en France depuis le Concordat de. 1801 jusqu'à nos jours, par Charles Jourdan. Pari^ 1859,
bo8 TllAlTK DE
pour les ministres de l'ancienne France ne dépassait pas 320.000 irancs
A la chute des Bourbons (1830), le budget des cultes protestants atteint 690.000 francs.
En 1847, il est porté à 1.230.799 francs.
En 1870, nous trouvons comme chiffre total 1.614.036 francs.
Au lendemain de la guerre (1872), il est réduit à 1. 335.500 francs.
Depuis cette époque, plusieurs chapitres furent notablement diminués ; ainsi les secours accordés pour la réparation et la construction des temples sont tombés de 100.000 francs (budget de 1872) à 30.884 francs (budget de 1892), et figureront au budget de 1897 pour 43.000 francs.
Le crédit porté chaque année au budget pour la création de nouvelles paroisses et qui variait de 10 à lo.OOO francs, a complètement disparu depuis la loi de finances des 22-23 décembre 1880.
Les dépenses des séminaires protestants s'élevaient au budget de 1884 à 56,900 francs ; la loi des 21-22 mars 1885 ayant supprimé les bourses des séminaires, les frais d'administration des séminaires sont réduits à 26.500 francs.
Enfin, les frais d'administration de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg ont été abaissés par la loi du27 février 1887 de 10.000 francs à 5.000 francs.
Les dépenses des cultes protestants sont fixées de la manière suivante, par la loi de finances du 28 décembre 1895:
l'administration Des cultes protestants o89