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Un mal do Ilright aigu avec gros rein rouge ou bigarré

i° Une poussée aiguë do néphrite brightique sur des reins déjà chroniquement altérés ;

5“ Enfin, un mal do Ilright chronique, avec les divers aspects des reins intermediaires, rouges, indurés et granuleux, qui aboutissent en dernière analyse au petit rein atrophié.

Il nous parait inutile do citer des exemples de glomérulite passagère qui sont d’observation vulgaire; ces glomcrulitcg correspondent à l’albuminurie fébrile proprement dite. Nous rapporterons un certain nombre d’observations des autres variétés do lésions rénales provoquées par les maladies aiguës parasitaires.

T. — Scarlatine. — Los cas de néphrite aiguë postscarlalineuse, anurique, hématurique, albuminurique, urémique, sont aussi d’observation courante; il est superflu d’y insister. Nous citerons une observation de mal de Ilright aigu grave, consécutif il la scarlatine, et terminé au bout de plusieurs mois par une guérison qui ne s’est pas démentie apres sept ans; un cas de mal de Bright évoluant pendant deux ans par poussées successives et tendant à l'atrophie rénale avec hypertrophie du cœur; deux cas d’atrophie rénale, d’origine scarlatineuse, la scarlatine datant de vingt-six ans chez un des malades, de trente ans chez l’autre.

Obs. I. — Mal de Bright aigu scarlatineux ; accidents graves; dilatation du cœur ; polyurie et albuminurie consécutives pendant un an; guérison en apparence définitive , persistant au bout de sept ans (1). — G..., âgée de 40 ans, prise de scarlatine, le 19 mars 1879. Rhumatisme scarlatineux, avec douleurs et gonllcment des genoux et des cous de pied pendant huit à dix jours. Vers le quinzième jour, douleurs vives dans les reins; en mémo temps, œdème des pieds et de la face, puis anasarque généralisée en quelques jours. C’est alors seulement que le médecin a examiné les urines et a constaté de l’albuminurie; les urines étaient rouges, peu abondantes, mousseuses; palpitations et oppression. On a mis la malade au lait; mais elle n’a pu le supporter; au bout d’une quinzaine de jours, vomissements, céphalalgie et insomnie. Dés les premiers jours de l’auasarquc, la vue s’est brouillée; en même temps, bourdonnements d’oreilles et affaiblissement de l’ouïe.

Elle entre à la maison Dubois le 6 mai, six semaines après le début de la scarlatine.

Du 6 au 15 mai, les urines hématuriques, donnant un magma albumineux par la chaleur et l’acide nitrique, contenant des globules sanguins et des cylindres, granuleux et épithéliaux nombreux, restent assez abondantes, la quantité oscillant autour d’un litre par vingt-quatre heures.

A partir du 16, diminution, puis suppression des urines jusqu’au 5 juin; pendant plusieurs jours, anurie absolue. La sécrétion urinaire est suppléée par des vomissements incessants et dos selles aqueuses, fréquentes, abondantes et très fétides. L’anasarque est générale. Le cœur est extrêmement dilaté ; matité transversale élargie, battants étendus se percevant à l’épigastre. Bruit de souffle à la pointe qu’on ne percevait pas dans les commencements.

Pendant tout le mois de juin, urines rares, au-dessous d’un demi-litre, sanglantes. Légère pleurésie droite; symptômes d’urémie gastro-intestinale ; épistaxis fréquentes.

Au commencement de juillet, l’œdème a disparu, mais la malade reste pâle, boullie

(1) Nous résumons cette observation qui a été publiée en détail dans nos Etudes médicales, p. 155.

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île tout le corps. Les urines sont devenues pales, incolores; la quantité remonte a un litre; la densité est de 1004 ; ellos no contiennent que 2, .‘>62 d'urée pour 1000. II y a encore un léger dépôt do sang grumeleux, par le repos avec albuminurie abondante.

A la fin d’août, après doux mois de séjour à la campagne, toute trace de bouffissure a disparu; le cœur est revenu à l’état normal; on no perçoit plus do bruit de souille. La malade a repris des forces et do l’appétit. Polyurie abondante, surtout la nuit; 3 litres dans les vingt-quatre heures, dont 2 la nuit. Les urines laissent toujours déposer un peu do sang; elles contiennent encoro le, 20 d’albumino pour 1000.

La malade fut revue un an après, au mois do juillet 1880; elle est forte et vigourcuse. La quantité d’urine est de 1 litre 1/2 par vingt-quatre heures; on n’y trouve plus traces (l’albumine. D’après la malade, l’albuminurie, en faible proportion, a été encore constatée il y a un mois.

Nous avons revu cctto malade au commencement do 1887 ; depuis 1880, elle s’est toujours bien portée ; aucun trouble du côté des urines ; jamais d’apparence d’œdème. Elle ne se lève pas la nuit pour uriner. Son cœur n’est pas augmenté de volume et parait normal; 1,000 à 1,200 centimètres cubes d’urine par vingt-quatre heures; aucune trace d’albumine.

Obs. IL — Mal (le Bright scarlatineux ; début à la suite d’un refroidissement pendant la convalescence de la scarlatine. Quatre poussées aiguës en deux ans; hypertrophie commençante du cœur ; polyurie et albuminurie abondantes. — H..., âgé de 23 ans, garçon marchand do vin, entré le -1 juin 1836 à l’hôpital. Bonne santé anterieure. En juin 1884, scarlatine, soignée à l’hôpital Saint-Antoine. Sort de l’hôpital le vingt-deuxième jour. Pendant son séjour, pas d’albumine dans les urines.

A sa sorlic, il reprend son travail ; mais six jours après, par un temps d’orage, il est surpris par la pluie et a ses vêlements traversés. A la suite de ce refroidissement, anasarque généralisée avec hématurie, épistaxis, céphalalgie. 11 rentre à Saint-Antoine; les urines, dit-il, étaient rares, sanguinolentes, et contenaient 3 grammes d’albumine par litre. Sous l’intlucnce du régime iacté, diurèse abondante; il urinait 3 à 4 litres par jour.

Il était à Saint-Antoine depuis quatre mois, quand il fut pris d’accidents urémiques, céphalalgie, vomissements, bronchite, convulsions. Les urines étaient redevenues rares et sanglantes. On lui fit une saignée.

Cette crise calmée, la polyurie reparut, 2 litres dans les vingt-quatre heures avec 10 grammes d’albumine par litre.

En janvier 1883, il sortit de l’hôpital; la quantité d’albumine était tombée à 3 grammes par litre; il urinait environ 2 litres.

Le malade reprend son travail, mais il avait do temps à autre des épistaxis, de l’œdème des jambes ou do la face.

Ces symptômes s’aggravant, il entre, en août 1883, à l’hôpital Laennec. Pendant son séjour dans cet hôpital, il urinait 3 à 4 litres par jour avec 3 grammes d’albumine pour 1000.

Au mois de septembre, nouvelle poussée aiguë ; urines sanglantes, et rares, légère anasarque; épistaxis, maux de tète violents, vomissements répétés.

En mai 1886, troisième poussée aigue, marquée par les mêmes symptômes, épistaxis, céphalalgie, anasarque, hématurie. Le régime lacté exclusif améliore de nouveau son état, et il sort le 19 avril 1886 de l’hôpital Laennec, urinant 3 à 4 litres d’urine contenant 3 grammes d’albumine pour 1000.

Depuis cette époque, il a repris son travail, mais péniblement. Il était incapable

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do fournir do grands efforts, sans ressentir aussitôt des battements de cœur et des maux do tète. Depuis quelque temps, il a des troubles visuels très prononcés; par moments, la vue s’obscurcit complètement. 11 a été examiné à l'ophtalmoscopc, et l’examen a montré, dit-il, des taches blanches dans le fond de l’œil.

Étal actuel. — Homme amaigri ; pâleur mate des téguments. Bouffissure de la face; anasarque mollo, générale, marquée surtout au niveau des membres inférieurs. Céphalalgie continuelle; bourdonnements d’oreilles persistants. Vue trouble et brouillée; pupilles très dilatées. Au moindre effort, à la moindre fatigue, accès de palpitations. Le cœur est légèrement hypertrophié; pouls dur, lent, bondissant. Souffle doux à la pointe, au premier temps. Rien aux poumons. Inappétence. Pas de vomissements; pas de diarrhée.

Bien que, depuis sa sortie de l’hôpital Laenuec, il n’ait plus été soumis au régime lacté, ses urines sont restées très abondantes, 2 à 3 litres par jour, claires, limpides; chaque nuit, il se lève deux ou trois fois pour uriner.

Le malade reste dans le service jusqu’au 12 juillet. Aucun incident nouveau ne se produit. L’anasarque disparait après quelques jours de repos.

La moyenne quotidienne d’urine rendue pendant les dix premiers jours a été de 3,330 centimètres cubes.

La moyenne d’albumine, 16er,37-

La moyenne d’urée, 30s',34.

On trouvera plus loin le détail des analyses d’urines que nous avons faites chez ce malade.

Obs. 111. — Scarlatine à l'âge de six ans. Atrophie rénale progressive et hypertrophie du cœur ; premiers symptômes brightiques à l’âge de trente ans . — Homme de 32 ans, commerçant; a eu la scarlatine à l’âge de 6 ans; il ne se rappelle pas si elle a été grave. A 14 ans, ostéite suppuréedu trochanter droit pendant six mois. Il reste à ce niveau deux cicatrices profondes et déprimées. Aucune autre maladie; pas de syphilis; pas d’excès alcooliques; pas do goutte ou de rhumatisme dans la famille.

Jusqu’à l’âge de 30 ans, aucun trouble morbide. Depuis dix-liuit mois, céphalalgies fréquentes, tenaces, tantôt occipitale, tantôt frontale. Il y a un au, il a commencé à se plaindre d’un peu d’oppression, de difficulté à monter les escaliers. Il y a six mois, crachements de sang avec oppression plus forte, continue, et suivis d’œdème des jambes. Il a consulté un médecin qui a diagnostiqué une maladie du cœur et lui a prescrit de la digitale. Il s'est remis de cette première crise, et l’œdème a disparu. Mais il est resté dyspnéique; en outre, il a maigri de plus de 10 kilogrammes depuis ce moment. Inappétence ; embarras gastrique à plusieurs reprises.

Il affirme que les urines sont toujours restées claires. 11 n’a jamais eu do polyurie nocturne avant la crise cardiaque d’il y a six mois. Mais depuis lors, il se lève plusieurs fois la nuit pour uriner. Un n’a examiné les urines qu’il y a trois mois; elles contenaient de l’albumine.

Depuis deux mois, l’œdème a reparu; malgré le lait, la digitale, l’iodurc, pas d’amélioration. L’oppression va croissant; le malade ne peut plus monter un escalier.

Etat actuel. — Teint pâle, grisâtre, terreux; oppression continue, s’exaspérant la nuit; il ne peut rester couché; parolo entrecoupée. OEdèmc remontant jusqu’au haut dos cuisses. L’œdème prédomine au membre inférieur droit, siège de l’ancienne ostéite. Le membre de ce côté est dur, tendu, double de volume du membre inférieur gauche. Pouls faible, imperceptible. Artères radiales et temporales tortueuses et indurées. Cœur énormo; pointe dans l’aisselle, au niveau du septième espace. Puisa-

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tions lourdes, violentes, régulières; pas d'arythmie. Pas do souffle; bruit do galop au niveau du mamelon. Rien à l’aorte. Pas do congestion pulmonaire ou hépatique.

Le 23 juillet, urines des vingt-quatre heures, 1 litre, de couleur jaune pâle, limpides, sans dépôt. Par l’acide nitrique, précipité opaquo, extrêmement abondant, qui so prend au bout d’un instant en un caillot. Cette urine contient 13*r,50 d’albumine pour 1000.

Ventouses scarifiées sur les régions rénale et précordialo. Drastiques ; digitale.

Le malade, au bout do quelques jours, est emmené par sa famille.

Obs. IV. — Scarlatine postgravidique à idge de 33 ans; premiers symptômes brightiques quinze ans après. Atrophie rénale et hypertrophie cardiaque à l’âge de 63 ans. — Femme de 63 ans, entrée h la maison Dubois en juillet 1887. Cette femme, forte et d’apparence pléthorique, a eu dix enfants, tous bien portants. Pendant ses grossesses, on la saignait trois à quatre fois. À la sixième grossesse, à l'âge de 33 ans, scarlatine grave à la suite des couches; elle est restée malade deux mois ; elle ne peut dire si elle a été enflée à ce moment. Les quatre grossesses suivantes ont été normales, sans œdème. C’est quinze ans après sa scarlatine qu’elle a commencé à se plaindre de palpitations et d’oppression, et à avoir les pieds gonflés le soir. On l’a soignée pour une maladie du cœur par la digitale. Jamais on n’a examiné les urines. Depuis deux mois, elle est beaucoup plus malade, et l'oedème est devonu considérable.

État actuel. — Œdème des membres inférieurs jusqu’au ventre. Les jambes sont distendues, déformées, la peau d’une rougeur luisante avec plusieurs ulcérations grisâtres, consécutives à des éraillures du derme. Pas d'œdème de la face; il n’y en a jamais eu d’ailleurs, au dire de la malade. La figuro est grisâtre, terreuse ; les pupilles très rétrécies. Air hagard, égaré; parole brève et tremblante; répond toutefois nettement aux questions. Insomnie, agitation avec hallucinations la nuit. Elle aurait même essayé de s'asphyxier il y a quelques jours. Le cœur est hypertrophié ; la pointe abaissée; pulsations énergiques; pas de souffle; battements réguliers. Pouls petit, faible. Urines claires, jaune citron, au-dessous d’un litre; albumine en grande quantité, 3 à 4 grammes pour 1000. La malade ne peut supporter le lait. Caféine, 1 gramme.

Les jours suivants, agitation et excitation surtout nocturne. Ne peut rester au lit, la nuit; oppression et accès d’étouffements. Urines, 800 centimètres cubes par vingt-quatre heures ; claires, décolorées.

On supprime la caféine, et on lui donne 8 grammes d’acétate d’ammoniaque avec .30 grammes de sirop d’éther dans une potion.

Le lendemain, même état ; subdelirium ; pupilles rétrécies ; 900 centimètres cubes d’urine.

Le surlendemain, la quantité d’urine s’élève à 2 litres; la malade a été moins agitée, moins oppressée.

Le mieux s’accentue les jours suivants ; polyurio abondante, 3 litres d’urine par vingt-quatre heures, contenant 1 gramme d’albumine pour 1000. L’œdème des jambes diminue; plus d’insomnie; les pupilles sont contractiles et plus dilatées.

La malade sort au commencement d’août, conservant toujours do l’œdème des jambes, mais urinant 3 litres h 3 litres 1/2 d’urine contenant seulement 30 centigrammes d’albumine pour 1000.

II. — Pneumonie lobaire. — L’albuminurie pneumonique disparait au moment do la défervescence fébrile, ou quelques jours après; voilà la règle. Les trois premières observations suivantes prouvent que la pneumonie franche peut déterminer une né-

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phrito hémorragique, analoguo à la néphrite scarlatineuse, laquelle guérit aussi peu de temps après la résolution do la pneumonie, mais peut laisser le malado albuminuriquo pendant plusieurs mois. Dans la seconde observation, le malado ayant eu une lièvre typhoïde, deux mois après sa pneumonie, la néphrite hémorragique reparut dès le premier septénaire.

Dans la quatrième observation, un véritable mal de Bright aigu avec anasarque se développa dans la convalescence do la pneumonie, et quand le malade quitta l'hôpital guéri, les urines contenaient toujours de l’albumine. Mais nous n’avons pas d’exemple net do mal do Bright chronique consécutif à la pneumonie.

(Jus. V . — Pneumonie gauche chez un alcoolique. Néphrite aiguë hémorragique.— M..., âgé de 40 ans, entré à l’hôpital le 2.3 mai 1882. Garçon marchand de vins depuis l’àgo de 13 ans; excès alcooliques; 4 et S litres de vin par jour. Fièvre typhoïde â 23 ans, seule maladie. Début brusque le 19 dans la journée par un point de côté violent à gauche, frisson, dyspnée. Délire dans la nuit. Crachats sanglants le lendemain. Faciès rouge, animé ; tremblement des mains et des lèvres, subdelirium. Langue sèche. Température soir, 40°. Souffle tubaire et râles crépitants dans l’aisselle gauche et la fosse sous-épineuse. Urines rares, couleur feuille morte, avec dépôt noirâtre; précipité d’albumine grisâtre par l’acide nitrique.

Le 23. Urines: quantité, 1,200 centimètres cubes ; couleur feuille morte; 2gr, 50 d’albumine par litre. Au microscope, globules rouges déformés, granulations jaunâtres en amas irréguliers; cylindres formés des mômes granulations.

Défervescence brusque le 27 mai. Les urines sont toujours fouille morte, contenant du sang et de l’albumine.

Le 29. Uriucs plus claires et plus abondantes, mais toujours d’une teinte sanguinolente. 1,500 centimètres cubes. Albumine, 2 grammes par litre.

Le 1er juin. Urines jaune foncé; plus de sang. 2,000 centimètres cubes; 1 gramme d’albumine par litre.

3 juin. Urines, 2,000 centimètres cubes; albumine, 50 centigrammes par litre.

Le malade sort complètement guéri le 13 juin. Les urines sont normales, d’une teinte jaune clair ; 2 litres dans les vingt-quatre heures ; il n’y a plus d’albumine.

Dus. VL — Pneumonie franche aiguë. — Néphrite hémorragique ; guérison. — Nouvelle poussée de néphrite hémorragique dans le cours d'une ficvre tuphoide, un mois après. — S..., inlirmicr, âgé de 17 ans, entré le 4 août 1806, à l’hôpital Necker. — Aucune maladie antérieure. A Paris depuis un mois seulement et reçu immédiatement comme veilleur à l’hôpital INcckcr. Sans avoir ressenti aucun malaise dans la journée, ce jeune homme est pris, le 4 août, à 8 heures du soir, d’un violent frisson, qui dure près d’une heure. Ace moment, température axillaire 40° . En mémo temps, violent point de côté adroite.

Le 5, T. M., 41°. Peau brûlante, couverte de sueurs. Langue sale. Ancun signe physique perceptible à l’auscultation du poumon droit. Ventouses scarifiées sur le côté droit. 1 gramme do sulfate de quinine.

Le 6, au niveau du point douloureux, au-dessous de la pointe de l’omoplate, obscurité respiratoire avec quelques craquements fins et secs, quand ou fait tousser le malade. Les urines sont rares, foncées, avec une teinte feuille morte très nette. Précipité opaque par l’acide nitrique. T. M., 39", 6. — T. S., 40°.

Le 7, respiration soufflante dans la base droite.!’. M., 39", S. — T. S., 40". — Urines : 700 centimètres cubes, d’uu rouge noirâtre, franchement hémorragiques; dépôts noirâtres, grumeleux.

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Le 8, souffle tubaire occupant les doux tiers inférieurs du poumon droit en arrière. T. M., 39°, 8. — T. S., 40°,i.

Le 9, défervesconco brusque. T. SI., 37-/». — T. S., 37", G. Le malade, depuis le début, n'a jamais eu la moindre toux, ni la moindre expectoration. Souffles et râles crépitants jusqu’à la partie moyenne de l’omoplate. Urines toujours rares et sanglantes, 700 centimètres cubes.

Le 10, pouls très lent, 40 pulsations. T. M., 37. Souffle et bronchophonie ; pluie do râles crépitants. Les urines sont plus claires, mais n’atteignent pas un litre ; dépôt noirâtre au fond du vase; albumine à Ilots par l’acide nitrique.

Lo 11, les urines ne sont plus sanguinolentes ; couleur jaune foncé. Un litre dans les vingt-quatre heures; albumine 2 grammes pour 1000.

Le 13, le malade demande à manger. Les urines sont claires, limpides; mais ne dépassent pas un litre; l'albumine a rapidement baissé, 1 gramme pour 1000.

Le 13, l’urine est normale et ne donne plus do trouble par la chaleur et l’acide nitrique.

Le malade part pour Vinccnncs le 30. La quantité d’urine oscille entre 1 litre cl 1 litre 1/2 ; il n’y a plus traces d’albumine.

11 revient dans le service le 13 octobre avec tous les signes d’une fièvre typhoïde au cinquième ou sixièmo jour. Depuis hier, dit-il, ses urines sont redevenues rouges et sanglantes.

Les urines présentent en effet le mémo aspccl que pondant la pneumonie, elles sont rares, de couleur rouge noirâtre, avec un dépôt grumeleux abondant donnant par l’acide nitrique un épais coagulum d’albumine.

Ces caractères persistèrent pendant presque toute la durée de la fièvre typhoïde qui fut d’ailleurs bénigne ; la défervescence se fit vers le dix-septième jour. Les urines, dont la teinte sanglante avait disparu dès le quatorzième jour, restèrent albumineuses pendant quinze jours encore. Quand lo malade sortit de l’hôpital à la lin de novembre, les urines étaient normales.

Ous. Vil. — Hématurie antérieure. Pneumonie double. Néphrite aiguë hémorragique, puis albuminurie pendant quatre mois. Guérison complète. — C..., âgé de 21 ans, entré le 21 février 1882 à l’hôpital. Le malade dit avoir uriné une fois déjà du sang, il y a deux ans, pendant une huitaine de jours. Début brusque il y a trois jours, à la suite d'cxccs alcooliques, par une violente douleur dans le flanc droit. Dès le lendemain, scs urines sont devenues sanglantes. Aspect typhoïde; prostration; pneumonie de la base droite. T. S., 39°, 8. Urines noirâtres, avec dépôt couleur chocolat. 2 grammes d’albumine par litre. Nombreux cylindres granuleux et globules rouges au microscope. Le 24, nouveau foyer pneumonique à gauche qui envahit rapidement les trois quarts inférieurs du poumon. Urines feuille morte, contenant toujours du sang et de l’albumine en grande quantité. Défervescence à 37", le 27 au malin. Mais la fièvre reste le soir à 38”, 38", 2. A gauche, matité persistante et signes d’épanchement. Le 2 mars, les urines sont plus clairos et plus abondantes, 1,300 centimètres cubes, 1 gramme d’albumine par litre. Lo 13, la pleurésie s’ouvre dans les bronches ; vomique do 2 à 300 grammes de pus blanchâtre; signes de pneumothorax à gaucho. Urines troubles, 1,200 centimètres cubes; albumine 1 gramme par litre ; globules rouges peu nombreux et cylindres granuleux. Les phénomènes pulmonaires s’amendent progressivement; le malade sort le 10 mai guéri, mais l’urine est toujours albumineuse.

Nous revoyons le malado au mois de juin; il a repris ses forces et son embonpoint; les urines sont limpides, de quantité normale; la chaleur et l'acide nitrique donnent encore un précipité notable d'albumine. Nouvello visite du malade vers la

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lin do juillet. La respiration est normale dans les deux poumons ; les urines sont claires, limpides et no contiennent plus trace d’albumine.

(lus. Y 1 1 1 . — Pneumonie double. Mal de Bright aigu dans la convalescence (1). — M..., âge do l(i ans, entré, le 10 janvier 1879, à la maison Dubois. Pas de maladie antérieure ; ni rougeole, ni variole, ni scarlatine dans l’enfance. Début de la pneumonie le 8.

Le 10, abattement et prostration presque typhiques. Le malade accuse une fatigue un épuisement général. Pas d’expectoration. Matité, souffle bronchique et râles crépitants dans la fosse sous-épinouso gaucho. Urines rares, chargées d'urates ; pas d’albumine. T. S., 40°, 2.

Le 11, crachats visqueux, jaunâtres ou briquetés. T. M.,40",2. — T. S., 40°,6. Urines des vingt-quatre heuros : Q., 800; D., 1,020. Albumine à Ilots par la chaleur et l’acide nitrique; urée 23,392 pour 1000; acide urique, 0,90; albumine 2sr,50.

Le 13, nouveau foyer de pneumonie à droite, dans la fosse sous-épineuse.

Le 18, la prostration est extrême ; dyspnée excessive. Souflle tubaire avec râles crépitants dans les deux poumons. Les urines restent rares et chargées d’urates et d’albumine.

Le 19, la température tombe à 38" le matin, 38", 6 le soir.

Le 23, température à 37", 2.

Le 29, la lièvre est complètement tombée depuis le 21. Le souffle bronchique persiste encore à gauçhc, mêlé de râles sous-crépitants. Il a disparu à droite. L’appétit, les forces reviennent rapidement. Le matin on remarque que les yeux et la face sont un peu bouffis.

Le 30, la bouffissure do la face est très marquée ; le malade a de la peine à ouvrir les paupières, le matin ; léger œdème le long du tibia. L’urine est foncée, feuille morte; elle donne toujours un abondant précipité d’albumine.

Le 6 février, le malade est toujours pâle et bouffi. Il mange pourtant avec appétit. Un litre d’urines par vingt-quatre heures, couleur feuille morte, contenant de l’albumine en grande quantité.

L’albuminurie persiste pendant tout le mois de février. La face reste pâle et bouflio ; œdème léger des chevilles et des pieds quand le malade se lève.

Le malade sort le 3 mars. La respiration est normale dans les deux poumons. L’œdème de la face a disparu ; mais la faiblesse générale persiste encore ; il y a toujours de l’albumine dans l’urine, mais en moindre quantité.

111. — Érysipèle de. la face. — Les trois observations suivantes sont des exemples de néphrite d’origine érysipélateuse. Dans les deux premières, la néphrite a été hémorragique dans le cours do l’érysipèle et a guéri rapidement après la chute de la lièvre. Dans la troisième, l’albuminurie a persisté et s’est accompagnée d’hydropisie pendant la convalescence. L’œdème a rapidement disparu ; mais quatre mois après, le malade était encore polyurique et albuminurique.

Dits. IX. — Erysipèle de la face; néphrite aiguë, hémorragique ; guérison. — Femme âgée de 34 ans; prise brusquement, le 27 juin de malaise, avec frisson et lièvre vive. Apparition clans la journée d’une plaque d’érysipôlo sur le dos du nez. Santé habituellement bonne ; de 20 à 23 ans, trois enfants, aucun accident à la suito des couches.

Le 39, l’érysipèle s’étend symétriquement do chaque côté jusqu’à la pommette ;

(1) Voir pour les détails de l’observation, Éludes medicales, p. 1-10.

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rien ;ï la gorge. T. M., 39°, G. T. S., 40”. Urinos (les vingt-quatre heures: Q., 1,000; D. , 1, 013. Couleur feuille morte ; dépôt abondant do couleur rouge noirâtre, composé au microscope de nombreux globules de sang et do largos cylindres granuleux, quelquesuns recouverts do cellules épitheliales arrondies. Albumine en grande quantité par chaleur et acide nitrique.

L’érysipèle s’étend à toute la face, mais n’envahit pas le cuir chevelu. Le 5 juillet, défervescence brusque à 3“°, avec selles diarrhéiques profuscs et collapsus général. Les urines sont toujours sanguinolentes, feuille morte; le microscope montre do nombreux globules rouges, et d’innombrables cylindres granuleux, les uns courts, les autres très longs et contournés.

Le ", les urines sont plus claires et plus abondantes ; il n’y a plus de dépôt do sang; pas do précipité par l’acide nitrique. Lo soir, nouvelle plaque d’érysipèle sur la nuque, mais sans fièvre.

Le 10, extension de l’érysipèle vers l’épaule droite, toujours sans fièvre. Les urines sont claires, très abondantes, 2 litres. Ni sang, ni albumine.

Le 13, l’érysipèle a disparu ; dosquamatiou furfuracco sur l’épaule. La malade sort guérie le 23 ; les urines sont normales.

Oiîs. X. — Érysipèle de la face. Néphrite hémorragique ; guérison. — G..., âgé do 30 ans, journalier, entré le 24 juillet 1882. A l’Age de 3 ans, osteito suppurée de la partie supérieure du radius gaucho, qui a duré près de deux ans. Il reste une cicatrice froncée, adhérente, avec augmentation irrégulière du volume de l’os. Pas d’autre maladie. Début brusque de l’érysipèle hier dans l’après-midi. Aujourd’hui l’érysipèle s’étend sur les deux joues jusqu’aux oreilles ; larges plilyctènes. Pas d’angine. Langue sale, blanche ; pas do nausées. T. S., 40". Les urines sont troubles, de couleur feuille morte, laissant déposer un sédiment grumeleux, couleur chocolat, dounent un coagulum lie do vin par l’acide nitrique. Le malade n’avait jusqu’à, présent rien remarqué d’anormal du côté de ses urines. Jamais il n’a eu ni œdème des jambes, ni gonflement de la face ou des paupières. Pas de battements de cœur. Le cœur est régulier ; pas d’hypertrophie, ni de souffle. Poudre d'amidon sur la face; extrait de quinquina, 100 grammes do rhum.

Le dépôt examiné au microscope est formé de globules rouges normaux ou déformés, de granulations jaunâtres et de nombreux cylindres granuleux.

La défervescence so fait brusquement le 27. Voici lo tableau des urines.

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