EQUIVALENTS DE TOXICITÉ VRAIE
Alcool mélhylique (coefficient toxique : i44); alcool éthyliqiie (265) ; alcool propylique (420) ; acétone ; alcool butylique ; alcool amylique (780): aldéhyde (2090); furfurol (21 85o).
Il a appliqué la même méthode aux liqueurs et aux essences.
En somme, le moyen se recommande plus par sa simplicité que par sa valeur biologique.
A propos des effets toxiques des alcools sur les organismes inférieurs, nous croyons intéressant et utile, de faire remarquer que les levures elles-mêmes sont tuées par Talcool. P. Regnard (1874) a trouvé que, dans une solution de sucre de
canne au — r- , les levures ne pouvaient plus agir en présence
de 2p. 100 d'alcool méthylique (probablement impur), i5p. 100 d'alcool éthylique (^), 10 p. 100 d'alcool propylique, 2,5 p. 100 d'alcool butyri(|ue, i p. 100 d'alcool amylique, 0,2 p. 100 d'alcool caproïque, 0,1 p. 100 caprylique.
Quant aux divers champignons (bactéries et moisissures) qui reprennent et transforment l'alcool élaboré par les levures, ils n'agissent plus dans les alcools concentrés.
Si le coeflicient de toxicité expérimentale n'a qu'une importance relative, il en va tout autrement pour l'équivalent de toxicité vraie. C'est le seul qui intéresse le toxiphysiologiste, ff car peu importe de savoir quelle est la dose qu'on peut « injecter jusqu'à la dernière respiration et le dernier battei( ment de cœur : ce qu'il nous faut savoir ici, c'est quelle est « la dose qui tue. » (J. et S.)
Pour rechercher la toxicité vraie, on introduit, par la voie veineuse, une certaine quantité de poison, en suivant le manuel opératoire exposé à propos de la toxicité expérimentale. Si l'animal résiste, après avoir présenté des symptômes plus ou moins graves, on augmente progressivement les doses ultérieures, jusqu'à ce que l'on atteigne celle qui provoque la mort certaine.
Le coefficient toxique vrai est évidemment situé entre la dernière des doses qui laisse toujours, ou presque toujours, la survie, et celle qui amène toujours, ou presque toujourjs, la
''/ Cela explique que le litre des vins naturels ne dépasse jamais i5 degrés alcoomélriques.
mort. Les approximations, minimes dans tous les cas, traduisent les légères variations de résistance des sujets en expérience.
Voici quelques-uns des résultats obtenus par MM. Joffroy et Serveaux, dans leurs recherches sur la toxicité vraie de Talcool éthylique pur « du commerce » et du même alcool « chimiquement pur ».