‹ Traité de l'alcoolismeChapitre 83 sur 201 · DESCRIPTION DE L ALCOOLISME CHRONIQUE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DE L ALCOOLISME CHRONIQUE

Deg^rés cliniques de l^alcoolisation. (A. Alcoolisme latent, alcoolomanie ; B. Alcoolisme insidieux. — A. Pour commencer nous croyons utile de donner place à quelques judicieuses réflexions empruntées à deux thèses récentes.

« Comme Ta fait remarquer le professeur JofTroy, dit le « D*" Ladrague, combien, même parmi les médecins, savent « quelle est, pour un organisme humain, la dose dite hygié- « nique de Talcool ? Pour préciser, certains physiologistes « ont pu dire : la dose hygiénique d'alcool est d'un centimètre « cube par kil., d'individu et par jour. Or, ces chiffres ont le « tort : 1° de laisser croire à l'utilité « hygiénique » d'intro- « duire dans l'alimentation quotidienne une dose quelconque « d'alcool; 2° de faire prendre pour une moyenne ce qui est en c< réalité un maximum ; 3® de ne pas mettre en ligne de compte « la susceptibilité indii^iduelle qui comporte, en Tespèce, autant « de degrés que partout ailleurs.

« Précisons notre pensée: tiendrons-nous pour alcoolique « celui — et celui-là seul — qui absorbera une quantité d'alcool « supérieure à un centimètre cube, par kil., et par jour?

(( Où commence l'alcoolisme (^) ? »

« Dans une société, dit le D*" Ruyssen, où la majorité des « adultes fait un usage plus ou moins abondant des boissons « alcooliques, quels sont ceux auxquels nous appliquerons « l'épithète : alcoolique? Autrement dit, au point de vue de la « pathologie, peut-on assigner à l'alcoolisme une limite scien-

(') Babinski. Traité de méd., Art. névrites, p. 763.

(*} Ladrague. Alcoolisme et enfants. Thèse de Paris. Steinheil, 1901, p. la.

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