QUI FUT ARS A PARIS POUR SES ÀRS MAGIQUES
ïe ïehan de Bar par plusrs fois t par long teps des *xviij* as t espal depuis ’ij* ans ay fait invocacons de dyables p arts mauuais t deffendus de Dieu t de lesgüse t par mauuaise foy t creance q ie y adioutoye t pour venir a estât et richesses combien q ie sccusse q ie fcisse mal t que plusieurs foy s men fusse confesse.
le men repens t les renye t abiure t ay ferme volente de iamais y non rccheoir t confesse q en ce faisant iay este idolâtre.
Item iay voulu faire t fait plusrs foys sacrifice a lenemi tant p thurificacions subfumigacions ou ensentemens
{*) Celte pièce remonte au XVe siècle. C’est assurément la plus ancienne qu’on ait publiée en français sur la démonomanie. Elle m’a été communiquée par M. Guerry, qui l’a trouvée à la Bibliothèque du Roi , parmi les manuscrits de l’abbaye de Saint-Victor. On l’a reproduite fidèlement ici , sans en changer le langage ni l’orthographe ; seulement il n’a pas été possible d’indiquer les abréviations , parce que les signes qui les représentent n’existent plus aujourd’hui en typographie. A.
coposes de diuerses matières et giures come yeaue benoite t par austres liqueurs diverses giurees.
le men reoens te.
Item iay voulu auoir t me suis plusieurs foiz efforcie la familiaritey t amitié des dyables t q ion eusse un ou plusrs qui tousiours fussent auec moy t qui feissent toute ma volonté.
le men repens te.
Item iay baptisie t consacre ou fait consacrer p arts deffendus t inuocacions de dyables plusrs ymages robes bures vestemens lesquels liures t robes estoiet de cost art deffendus t plains de erreurs en la foy et contre les bonnes meurs.
le men repens te.
Item iay fait plusrs foiz chanter messe ou ie faisoie dire t lire mauuaiseset horribles poles en diuerses plies des dictes messes t faisoie mettre dessoubz le mcssel certains rôles ou teles inuocacions de dyables estoient cotâmes Et cestoit ou mesprisement du saint sacrement de îautel t en abus detestable.
le men repens te.
Item iay coiure ou consacre une pierre de crystal pour y encloiTC un dyable q ie cudoyc estre bon angel et disoit ung petit enfant quil vcoit une figure deuesque ql signoit les chose, que je vouloye consacrer.
le men repens te et croy fermement q ce nesîoit riens se non illusion de dyable t q ce nestoie point un bon angel qui appu por faire teîz maulx ains repute blaspheme et erreur de ce tenir et de tenir q dieu par tel art soit en queîconq manière enclin à faire ce qui sc demande en ces arts.